Et la Cour Constitutionnelle sonna la fin de la récréation pour Dame Agnes Dékono et ses sbires !

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Il semble que l’excitation est le propre des agitateurs et c’est bien ce dont ont fait preuve les autoproclamés prédicateurs et conteurs en droit qui ont soutenu dame Agnès Dékono à coup de billets après que le Président de l’Assemblée Nationale ait décidé de se séparer de celle-ci.

Comme dans un match de football, le Tribunal Administratif a dû accorder une prolongation en prononçant un sursis à exécution en faveur de dame Agnès et de la nébuleuse qui se cache derrière elle. Mal leur en a pris cependant de découvrir que la prolongation sollicitée devrait se terminer non pas par les séances de tirs aux buts  mais plutôt par la mort subite. C’est la quintessence de l’arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle ce mercredi 19 Septembre. L’on sait que les diablotins n’aiment jamais s’avouer vaincus, ils ne tarderont pas à crier au scandale. Pourtant, nul n’est censé ignorer la loi. En attendant, allons à la rencontre des leçons à tirer.

Commençant donc par placer cette affaire dans son contexte pour que nous en tirions les vraies leçons. En l’absence du Président de l’Assemblée Nationale empêché pour raisons de santé en France, il a plu à son Vice-Présent Jean Symphorien Mapenzi d’ordonner le paiement d’un reliquat d’un montant de 125 Millions à une société dont dame Agnès Dékono assure la Présidence du Conseil d’Administration. L’affaire a fait jaser plus d’un et les mauvaises langues ont fini par crier « ô voleur » ! A son retour, le Président de l’Assemblée Nationale a conféré avec la presse et décide que la lumière soit faite sur cette affaire en appelant à l’ouverture d’une enquête parlementaire appuyée par celle de la Cour des Comptes. Dans la foulée, dame Agnès Dékono fut révoquée de son poste de Chargée de Mission Genre par le Président de l’Assemblée Nationale.

Au lieu d’une seule affaire, on va en avoir deux sur les bras. La première, celle de savoir s’il y a eu détournement ou pas. La deuxième, la révocation de dame Agnès Dékono était-elle légale ou pas. Et les deux affaires se tiennent puisque la deuxième est bien la conséquence de la première. Mais qu’est-ce qui va se passer par la suite ? Dame Agnès Dékono et ses soutiens rentrent en rébellion. Il y a d’abord, eu la rébellion du tristement célèbre 2e Vice-Président de l’Assemblée Nationale Mathurin Dimbélet pour qui, il n’y a pas eu détournement puisque le paiement de ce reliquat a été autorisé par le Vice-Président et qu’il s’agit bien d’un simple reliquat. « Quand le vieillard montre la lune, l’imbécile regarde le bout du doigt ». Qu’entendait-il par détournement ? Nous y reviendrons dans les prochaines lignes.

Ensuite, il y a eu le boucan de dame Agnès Dékono attaquant en référé l’arrêté du Président de l’Assemblée Nationale non pas pour que l’affaire soit jugée au fond mais juste pour obtenir un sursis à exécution. C’est un piège à Hong Kong. Et elle a obtenu gain de cause et cela a suffi pour crier victoire dans cette cour de récré qu’est la République Centrafricaine, pays de paradoxes et de tous les records négatifs selon le feu et célèbre avocat Zarambo Assingambi. Dame Agnès Dékono a obtenu le sursis à exécution parce que c’est un principe qui existe en droit mais non pas parce que les arguments qui ont conduit à cette décision, sont fondés et nous allons le découvrir au travers de l’arrêt d’au moins huit pages rendu par la Cour Constitutionnelle saisie à cet effet par Abdou Karim Méckassoua.

Evidemment, le seul arrêt de la Cour Constitutionnelle répond aux deux affaires que nous avons évoquées ci haut à savoir la question de détournement et la révocation de Dame Dékono. Pour la Cour Constitutionnelle, il y a bel et bien détournement. Et si vous n’avez pas fait le droit ou bien vous ne savez pas lire entre les lignes, vous ne le saurez jamais. La Cour s’est donnée d’énumérer la liste des pouvoirs qui sont propres au PAN et ceux qui peuvent être exercés en collaboration des autres membres du Bureau de l’Assemblée Nationale. Il s’est trouvé que nulle part, il est prévu que le VPAN était habilité à ordonner le paiement de ce reliquat. Il n’en était pas compétent, il a outrepassé les limites de la suppléance. Il y a donc eu détournement de pouvoir qui a conduit au détournement des fonds. C’est la loi qui le dit et nous l’expliquons. Et cela rejoint bien les réponses au questionnaire fournies par l’ancien comptable de l’Assemblée Nationale qui fut révoqué à titre conservatoire au même moment que Dame Agnès.

D’après ce dernier, les injonctions qu’il avait reçues de la part du VPAN étaient verbales mais il a fini par céder à la pression. Il y a eu donc aussi trafic d’influence. Certains évoqueront que la partie cocontractante a attendu longtemps qu’il urgeait de solder ses créances. Mais cela est un simple écran de fumée. Ainsi, à partir du moment où il est établi qu’il y a détournement de pouvoirs, cela entraine des conséquences juridiques pour tous ceux à qui la situation a dû profiter. Mais n’allez pas vous demander pourquoi le règlement intérieur a énuméré des pouvoirs qui sont propres au PAN. La réponse est simple. Ce n’est pas Méckassoua qui a établi ledit règlement intérieur et puis c’est comme dans un match de football. Ce n’est pas parce qu’on vous donne un carton rouge comme le cas de Cristiano Ronaldo que vous allez demander la suppression d’une disposition du règlement.

Et c’est maintenant que commence la vraie affaire pour Dame Agnès Dékono et toute sa suite. Il faut-et cela doit avoir lieu-que le PAN saisisse la Cour des comptes. Etant donné que la Cour Constitutionnelle a déblayé le chemin. Encore là, seul le PAN est habilité à saisir cette juridiction. C’est peine perdue de saisir le Conseil d’Etat pour obtenir la nullité du sursis à exécution à partir de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle mais il faut quand même le faire pour taire toutes ses voix qui chantent faux autour de cette dame. Ces deux saisines devraient conduire à la révocation de dame Agnès Dékono de l’administration parlementaire pour collision, détournement et divulgation du secret professionnel parce qu’elle s’était donné à cœur joie dans la presse.

En attendant, l’opinion nationale et internationale doivent s’attendre à un fait. Le camp qui soutient dame Dékono est champion au dénigrement, à la diffamation et à la manipulation. On ne serait pas surpris de les voir criailler que le PAN a acheté les juges de la Cour Constitutionnelle. Ou bien que tous les juges de la Cour Constitutionnelle sont des Séléka ou bien encore ces juges sont des sulfureux. Ils pourront même dire que ce sont des petits juges et que la vraie décision est celle rendue par le Tribunal Administratif. Mais ce qu’ils ne pourront pas nier c’est que la Cour Constitutionnelle a statué sur trois affaires dont une concernait les magistrats et en toute indépendance, la Cour Constitutionnelle a rejeté cette affaire en se fondant sur des questions de droit. N’allez pas nous dire qu’il n’y a pas de magistrats à la Cour Constitutionnelle, n’allez pas nous dire qu’ils sont des affairistes ou des corrompus sinon qu’ils auraient donné suite positive à la requête du syndicat des magistrats dont ils font partie. Il ne vous reste qu’à dire que ces juges sont des Séléka. Et vous, qui vous êtes ? Déclarez-vous ouvertement et la CPS se chargera de vous.

 

La rédaction

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