En Centrafrique, des pertes militaires « considérables » et une vingtaine d’otages après une attaque rebelle

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En Centrafrique, des pertes militaires « considérables » et une vingtaine d’otages après une attaque rebelle

Les Forces armées centrafricaines ont été la cible mardi des combattants de la Coalition des patriotes pour le changement dans le nord du pays. Un lourd bilan que le ministre Sébastien Wénézoui, conseiller spécial du président, impute au commandement opérationnel.

Une attaque rebelle mardi dans le nord de la Centrafrique a causé des « pertes considérables » parmi les Forces armées centrafricaines (FACA) et une « vingtaine » de militaires ont été pris en otage, a annoncé vendredi le gouvernement.

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Mardi 14 février, des « combats violents » ont opposé des militaires et des combattants de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), une alliance de groupes rebelles, à Sikikede – une localité de la région de la Vakaga dans le nord de la Centrafrique, au carrefour des frontières tchadienne et soudanaise –, a annoncé Sébastien Wénézoui, ministre conseiller spécial du président Faustin-Archange Touadéra.

Acte de terrorisme

Sébastien Wénézoui a immédiatement mis en cause le commandement opérationnel. « Il n’y a pas de cohésion dans la chaîne de commandement, depuis le sommet jusqu’à la base », a-t-il déclaré dans un communiqué, ajoutant que « si le chef d’état-major des armées a
failli à sa mission, il pourra être relevé de son poste de responsabilité ».

Le chef d’état-major des armées, Zephirin Mamadou, a quant à lui dénoncé un « acte de terrorisme » perpétré par un « groupe armé criminel », dans un communiqué vendredi. Il évoque également des « otages et des blessés » sans plus de précisions. Le porte-parole de la CPC, Mamadou Koura, avait affirmé jeudi être à l’origine de l’attaque, assurant que les rebelles contrôlaient la ville de Sikikede, ce que l’armée conteste.

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La Centrafrique est le deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, et le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile très meurtrière dans ses premières années mais qui a baissé d’intensité depuis 2018. Fin 2020, les plus puissants des nombreux groupes armés qui se partageaient alors les deux tiers du territoire s’étaient alliés au sein de la CPC et avaient lancé peu avant les élections présidentielle et législatives une offensive sur Bangui pour renverser le chef de l’État Faustin-Archange Touadéra, lequel avait appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie.

Jeune Afrique

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