Dossier Insécurité : A quels jeux jouent Touadéra et le Gouvernement Sarandji ?

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Quand il s’agit des mercenaires tchadiens et soudanais qui mettent à feu et à sang les villes de Bria, Bangassou et Zémio, personne parmi les autorités de la République n’osent lever un petit bout de doigt.  Mais quand il s’agit des Centrafricains qui s’organisent en auto défense ou antis balaka, c’est là que le gouvernement ose chuchoter pour finalement ne rien dire.

A quels jeux se prêtent les nouvelles autorités du pays ?

Cette question qui, absolument, ne trouvera certainement jamais de réponse, est celle qui est sur toutes les lèvres des centrafricains. La récente déclaration du ministre Théodore Jousso n’est autre qu’une stupide et choquante réaction.

Pourquoi, au nom du gouvernement dont il est le porte-parole, ne  réagit il pas lorsque des pauvres populations civiles sont allègrement massacrées à Bria, Bangassou Zémio et autres villes de l’arrière-pays ?

Craint-il des représailles d’une horde de racailles sans foi ni loi?

Le véritable problème Centrafricain est cette hypnose des autorités qui ne réagissent pas dans le sens qu’attend le peuple. Elles demeurent comme abasourdies devant latragédie que vivent  les populations et au lieu de vivement réagir pour faire comprendre que le peuple mérite ne pas cela, elles s’obstinent à garder silence, un silence qui cache mal leur aberrante adhésion aux sévices perpétrés contre une nation qui ne sait plus à quel saint se vouer.

Mettre en garde les antis balaka n’est autre chose qu’une haute trahison de la patrie que vilipendent des mercenaires étrangers. Prendre l’énergique et vitale décision de déployer les FACA est la seule chose que le peuple souhaite.

Pourquoi se fier aux racontars de la communauté internationale à travers la Minusca pour mettre un couvercle sur nos forces de défense qui seules peuvent agir en véritables compatriotes pour la protection des civiles sans armes et sans défense ?

Que font exactement les antis balaka qui soit de nature à semer la frousse à nos autorités ? 

Tout le monde sait en Centrafrique qu’aucune autorité du pays n’a le mérite ni la volonté d’agir en faveur du peuple qui, malgré la situation sécuritaire délétère, s’était déployé pour aller voter et ainsi permettre le retour du pays à la légalité constitutionnelle. Si non, ce ne seraient pas des antis balaka qui devaient annoncer qu’ils vont se lever pour défendre l’intégrité du territoire national.

C’est le rôle du Chef de l’Etat et de son gouvernement. Si les antibalaka réagissent ainsi, c’est l’expression d’un ras-le-bol qui ne dit pas son nom et orchestré à cause de l’impuissance manifeste des autorités qui se foutent pas mal du peuple.

Cette réaction des antibalaka n’est pas seulement la leur. C’est tout le peuple qui fait ainsi entendre sa voix car fatigué de voir ses autorités lui tourner le dos et le laisser vive une véritable persécution. Eh bien s’il n’y a personne pour sauver quelqu’un d’une situation abjecte que peut-il faire d’autre que de se laisser aller à l’abattoir ? C’est seulement là le sens de la réaction des antibalaka qui, le 5 décembre 2014, avaient démontré qu’ils peuvent défendre leur pays.

Si ce mouvement n’a pas continué d’agir comme un véritable mouvement armé, c’est parce que les éléments avaient cru au processus électoral qui devait doter le pays de nouvelles institutions républicaines avec de dignes responsables qui devaient agir pour le  sauvegarde de la patrie. Malheureusement, c’est tout le contraire qu’on observe comme si tous les responsables sont hypnotisés par quoi, on ne sait.

Agir en défaveur des antibalaka, c’est renier le peuple et la patrie qu’ils se sont engagés à défendre vu que rien ne se fait par ceux-là  qui, normalement doivent s’en occuper. C’est aussi ouvrir un véritable boulevard aux mercenaires pour agir sans être inquiétés.

 Hervé BINAH 

AFRIQUE NEWS INFO

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