Djéma : Un agent pisteur du CAS/FD égorgé et charcuté par des peuhls

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Le dernier fait en date est l’égorgement et le découpage en mini morceau de Rémy Lengo Koumbobacko, agent pisteur du Compte d’Affectation Spéciale pour le Développement Forestier (CADF), en service dans la sous-préfecture de Djéma. 

D’après le récit de notre confrère Albert- Stanislas Koumbobacko, journaliste et chroniqueur sportif à Radio Centrafrique à la retraite, frère ainé du défunt, qui a reçu la nouvelle peu de temps après, les faits se sont déroulés le 24 août dernier lorsque Rémy Lengo Koumbobacko a quitté Djéma à bicyclette, parcourir environ 130 Kms pour venir à Zémio chercher son salaire. Il aurait parcouru déjà 80 Km avant de tomber sur des malfrats peulhs avec leurs troupeaux. Ils se sont saisi de ce père de famille qui a eu le malheur d’être habillé en tenu militaire et portant une vielle arme mozaire presque inutilisable. Après l’avoir sauvagement égorgé, ils l’ont charcuté et rendu en mini morceaux qu’ils ont entassés et laissés aux abords de la route.  C’est , grâce à des passants le lendemain du drame, des villageois de la contrée que le malheureux Lengo Koumbobacko aura une laconique sépulture.

Loin d’être un fait divers, cet assassinat qui est un de plus dénote clairement le récurrent et gravissime problème d’insécurité totale sur l’ensemble du territoire centrafricain envahi complètement par des peuls mercenaires importés du Niger, Nigéria, Mali et autres pays du sahel et qui sont réputés très dangereux, sans pitié, sans loi ni foi à l’égard des populations riveraines des régions où ils transhument. Ces faits sont à plusieurs reprises dénoncés auprès des nouvelles autorités centrafricaines qui  sont toujours restées sourds et muets comme si la vie des compatriotes qui subissent ces assassinats sauvages ne les concerne pas.

Il est vrai que le DDRR est la stratégie viable de pacification du territoire national. Mais il vise des groupes armés qui sont identifiés à travers leurs principaux responsables déjà connus et sensibilisés pour la cause. Est-ce que  cette stratégie est  suffisante pour enrayer la grave menace pour la sécurité et la libre circulation des populations sur l’ensemble du territoire national que représente la transhumance armée ?

L’incursion massive de mercenaires et peulhs étrangers en Centrafrique est un dangereux phénomène auquel si l’on ne fait pas attention, le pays va être englouti dans un lac de sang que sont décidés à épancher ces brutes et barbares peulhs venus d’ailleurs et qui prennent pour cible toute la population centrafricaine ainsi que les autres peulhs originaires de Centrafrique également traités sans aucun égard humain.

Le gouvernement doit faire très attention à ce nouveau phénomène dévastateur qu’est la transhumance armée. Seuls nos FACA peuvent efficacement faire face à de tels phénomènes qui dépassent les efforts des éléments sou-disant  autodéfenses qui, par la force des choses se constituent un peu partout dans l’arrière-pays pour parer à toute éventualité et qui malheureusement, sont obligés d’affronter à la fois les sinistres mercenaires  armés et la Minusca impuissante.

Source : CNC

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