Cop27 : Antonio Guterres, « La moitié de tous les financements climatiques doit aller à l’adaptation »

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Cop27 : Antonio Guterres, « La moitié de tous les financements climatiques doit aller à l’adaptation »

Cop27 : Antonio Guterres, « La moitié de tous les financements climatiques doit aller à l’adaptation »
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Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a invité les dirigeants mondiaux à la solidarité internationale face à la question cruciale du changement climatique. Lors du lancement du sommet des leaders mondiaux sur le climat, à Charm-El-Chiekh, ce lundi 7 novembre, Monsieur Guterres a plaidé pour que la moitié de tous les financements climatiques doit aller à l’adaptation, afin de sauver les vies des plus vulnérables.

« Les besoins d’adaptation devraient atteindre plus de 300 milliards de dollars par an d’ici 2030. La moitié de tous les financements climatiques doit aller à l’adaptation. Les institutions financières internationales et les banques multilatérales de développement doivent changer leur modèle économique et faire leur part pour intensifier le financement de l’adaptation et mieux mobiliser les financements privés pour investir massivement dans l’action climatique », a plaidé le SG de l’ONU.

À Glasgow, lors de la COP26, les pays développés ont promis de doubler le soutien à l’adaptation à 40 milliards de dollars par an d’ici 2025. Cependant, aucune feuille de route sur la façon dont cela sera livré, n’a jamais été à l’ordre du jour.

« Nous avons aussi désespérément besoin de progrès en matière d’adaptation, pour renforcer la résilience face au dérèglement climatique à venir. Aujourd’hui, quelque trois milliards et demi de personnes vivent dans des pays très vulnérables aux impacts climatiques », a-t-il insinué.

Antonio Guterres en appel à une prise de conscience collective pour stopper l’élan du Greenwashing qui prend de plus en plus de place. « Cette Conférence des Nations Unies sur le climat nous rappelle que la réponse est entre nos mains. Et l’horloge tourne. Nous sommes dans le combat de nos vies. Et nous perdons. Notre planète approche à grands pas de points de basculement qui rendront le chaos climatique irréversible. Nous sommes sur une autoroute vers l’enfer climatique avec le pied sur l’accélérateur », a-t-il interpellé.

Il a invité les pays du nord à reconstruire la confiance avec ceux du Sud pour éviter le sort désastreux qu’impose le changement climatique à la planète. « Les pays développés doivent montrer l’exemple. Tous les pays du G20 doivent accélérer leur transition maintenant au cours de cette décennie », a-t-il insisté.

Le secrétaire général des Nations Unis a invité les parties à un pacte de solidarité. Il a par ailleurs précisé que les deux plus grandes économies, les États-Unis et la Chine ont la responsabilité particulière d’unir leurs efforts pour faire de ce pacte une réalité.

« Au début de la COP27, j’appelle à un pacte historique entre économies développées et émergentes, un pacte de solidarité climatique. Un pacte dans lequel tous les pays font un effort supplémentaire pour réduire les émissions cette décennie conformément à l’objectif de 1,5 degré », a-t-il déclaré.

A l’en croire, ce pacte devra être celui dans lequel les pays les plus riches et les institutions financières internationales fournissent une assistance financière et technique pour aider les économies émergentes à accélérer leur propre transition vers les énergies renouvelables.

Un pacte pour mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles et à la construction de centrales au charbon – éliminer progressivement le charbon dans les pays de l’OCDE d’ici 2030 et partout ailleurs d’ici 2040. Un pacte qui fournira une énergie universelle, abordable et durable pour tous. Un Pacte dans lequel économies développées et émergentes s’unissent autour d’une stratégie commune et combiner les capacités et les ressources au profit de l’humanité.

« C’est notre seul espoir d’atteindre nos objectifs climatiques. L’humanité a le choix : coopérer ou périr. Il s’agit soit d’un pacte de solidarité climatique, soit d’un pacte de suicide collectif », a-t-il conclu.

Alfred NTUMBA

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