COBAC : la République Centrafricaine va-t-elle encore mordre la poussière ?

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Les malédictions de la Centrafrique ne sont pas seulement vécues de l’intérieur. Même à l’extérieur, les liens maléfiques poursuivent ce beau pays de Barthélémy Boganda qui vient de célébrer ses 61e anniversaires d’indépendances. Tout porte à croire que le Centrafricain depuis ce temps est resté petit en esprit et petit en acte. La Conférence des Chefs d’Etat et des argentiers de la CEMAC s’ouvre ce 18 août en vue de la désignation du Nouveau Secrétaire Général. A l’allure où vont les choses, le candidat retraité présenté par la Centrafrique passera aux côtés de la plaque.

On aurait dû croire que Ngakola fait reporter à maintes reprises la Conférence des Chefs d’Etat et des Ministres des finances de la CEMAC afin de permettre à la Centrafrique de tirer son épingle du jeu, mais c’est peine perdue. La dernière fois, c’était à cause de l’état de santé du président camerounais que la rencontre n’a pas pu se tenir. Désormais Ngokala est au bout de souffle et s’en remet au courage des combattants de la liberté. Selon les sources officielles, c’est la capitale camerounaise qui accueille ce 18 août dans la ferveur des festivités d’indépendance en Afrique la rencontre des Chefs d’Etat et des Ministres des Finances de la CEMAC.

Au menu de ce Sommet sous-régional, il y a la question de nomination du nouveau Secrétaire Général de la Commission Bancaire d’Afrique Centrale (COBAC). Les indiscrétions soutiennent que sans turpitude, le poste devrait revenir à la République Centrafrique si l’on respecte le principe de rotation qui gouverne les modes de nomination dans cette instance. Le problème est que le candidat proposé par la Centrafrique est lui-même un problème. C’est un retraité qui a été rappelé pour être nommé au poste de SGA sous Catherine Samba-Panza au nom des fibres ethniques. Sa nomination à l’époque avait déjà été contestée en son temps par les professionnels de droit et de l’économie de la sous-région qui estimaient que c’était un scandale.

Cette fois-ci, pour bouder la proposition de la République Centrafricaine, les autres pays décident eux aussi de proposer des candidats et engagent des actions de lobbying dans ce sens. Cela nous rappelle l’affaire Antoine Tchimy sous François Bozizé où la Centrafrique avait perdu le siège de la Commission de la CEMAC au profit du Congo Brazzaville, tout simplement parce que les candidats proposés à l’époque étaient des scélérats. D’ailleurs, l’histoire se répète. L’actuel SG de la COBAC qui est de nationalité camerounaise est en fin de mandat depuis 2019. Mais profitant du fait que la Conférence des Chefs d’Etat ne s’est pas tenue depuis, il grignote le mandat de la Centrafrique durant ce long intérim qu’il continue d’assurer.

Ngakola est fatigué et Ngakola regarde comment les traîtres de la Centrafrique vont encore à nouveau rater l’occasion de rentrer dans l’histoire en cette période de grande boulimie nationale. C’est bien de la boulimie dont il est ici question, dans la mesure où il y a des cadres compétents dont dispose le pays mais l’on ne comprend pas pourquoi, on prend toujours les mêmes zigotos pour recommencer les mêmes bêtises et plonger les couleurs de la République dans la boue du déshonneur et des moqueries. De ce fait, ce qui se joue présentement sous nos yeux, c’est une technique intelligence de disqualification de la Centrafrique à tous les niveaux de postes de responsabilité dans l’espace sous-régional. Le Cameroun fait traîner les choses de manière que quand la RCA occupera le poste du SG, elle ne pourra plus prétendre à celui du gouverneur de la BEAC parce qu’un même pays ne peut pas occuper ces hautes instances dans le même temps. Or, le Tchad avait présidé la BDEAC pendant deux ans avant de libérer le poste pour aller occuper celui du Gouverneur de la BEAC. Mais comme nous, nous sommes un peuple de moutons, rien de sérieux ne fait pas notre bonheur.

Affaire à suivre !

La rédaction

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