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Chinois tués en Centrafrique: Xi Jinping appelle à punir sévèrement Touadéra et ses mercenaires du Groupe Wagner

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Chinois tués en Centrafrique: Xi Jinping appelle à «punir les meurtriers

Neuf ressortissants chinois ont été tués, dimanche, dans un site minier dans la région de Bambari, dans le centre de la Centrafrique. La Coalition des patriotes pour le changement a démenti toute implication

Xi Jinping à Pékin le 13 mars 2023. — © IMAGO / IMAGO/Kyodo News

Le président Xi Jinping a appelé les autorités de Centrafrique à «sévèrement punir les meurtriers» de neuf citoyens chinois sur un site minier du centre du pays africain, a annoncé lundi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué. Pékin «a appelé à déployer tous les efforts nécessaires pour soigner les blessés, à gérer les conséquences de ce drame, à sévèrement punir les meurtriers conformément à la loi et à assurer la sécurité des citoyens chinois».

Les ressortissants chinois ont été attaqués par «des hommes armés», dimanche vers 5h du matin, sur le site minier de «l’entreprise Gold Coast Group», dans la région de Bambari, a annoncé le maire de la commune, Abel Matchipata.

Les corps des victimes ont été transférés en fin de journée à l’hôpital de l’Amitié à Bangui, où se sont rendus l’ambassadeur de Chine, Li Qinfeng, et la ministre des Affaires étrangères Sylvie Baipo Temon, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les «mercenaires russes de Wagner» pointés du doigt

Dans un communiqué dimanche, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), une alliance de groupes rebelles créée en décembre 2020 pour renverser le président Faustin Archange Touadéra, a démenti toute implication dans l’attaque et dénoncé un acte «ignoble et barbare», accusant les «mercenaires russes de Wagner» d’en être à l’origine.

La Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile, très meurtrière dans ses premières années mais qui a baissé d’intensité depuis 2018. Fin 2020, les plus puissants des nombreux groupes armés qui se partageaient alors les deux tiers du territoire avaient lancé, peu avant les élections, une offensive sur Bangui et Faustin Archange Touadéra avait appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie.

A lire: «Les Centrafricains veulent choisir leurs dirigeants par les urnes et non par les armes»

Des centaines de paramilitaires russes avaient alors rejoint les quelques centaines déjà présents depuis 2018 et permis, en quelques mois, de repousser l’offensive des rebelles, puis de les refouler d’une grande partie des territoires et villes qu’ils contrôlaient. Mais sans pouvoir y réinstaller partout et durablement la présence et l’autorité de l’État centrafricain.

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