Centrafrique : violents affrontements entre les russes de Touadéra et les forces armées tchadiennes dans la région de Baïbokoum

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De violents affrontements ont été signalés ce dimanche 30 mai 2021 dans la région de Baïbokoum, situé à l’extrême Sud – ouest du Tchad, à 25 Km de la République centrafricaine et à 12 Km de la République du Cameroun, entre les Faca appuyées par les mercenaires russes du Groupe Wagner à la solde de Touadéra et les forces armées tchadiennes, a – t – on appris de sources policières et militaires proches de la présidence centrafricaine. Ces sources ont révélé que les Faca et leurs supplétifs ont pénétré sur le territoire tchadien, notamment dans la commune de Sourouh à 7 Km de la sous – préfecture de Mbitoyé. Après avoir pillé des boutiques, ils ont ouvert le feu sur deux soldats tchadiens dont l’un est mortellement blessé.

Cette incursion sur le territoire national tchadien, suivie de la commission d’actes de pillages et de graves exactions ayant occasionné la mort d’un ses éléments, a obligé l’armée tchadienne à intervenir vigoureusement, en représailles. Contraints finalement de reculer sous la puissance de feux, les Faca et les mercenaires russes ont été pourchassés, au nom du droit de « hot pursuit » et se sont retrouvés sur le territoire camerounais. Là, ils ont été immédiatement pris pour cibles par le BIR qui n’a pas hésité un seul instant à faire usage de l’artillerie lourde. Au moment où nous mettons sous presse, les Faca et les forces non – conventionnelles du Groupe Wagner sont prises en tenailles par les Tchadiens, les Camerounais et bien naturellement les 3R dont les combattants contrôlent cette partie de la République centrafricaine, communément appelée la zone des trois (3) frontières.

Afin de trouver une issue diplomatique à cette si embarrassante situation, le Gangster de Bangui qui se trouvait au moment des faits dans sa ferme à Damara situé à 75 Km de la capitale, a instruit vers 11 heures son directeur de cabinet et ministre d’état Obed Namsio, alors qu’il était encore à l’Eglise, de rentrer en contact sur – le-champ avec son collègue tchadien en vue de lui présenter des excuses officielles de la part du président centrafricain et tenter de faire baisser in fine la tension fort extrême entre les deux pays. A – t – il réussi à faire passer le message à qui de droit ? Si nous ne pouvons pas à l’heure actuelle donner suite à cette vive préoccupation, nous pouvons en revanche affirmer et soutenir que les nouvelles autorités tchadiennes qui se sont plaintes auprès du président centrafricain, suite aux propos peu diplomatiques et accusateurs de l’ambassadeur russe Vladimir Tittorenko, à l’arrestation arbitraire de leurs ressortissants et au lâche assassinat d’un militaire à Sido, il y a quelques semaines, ont décidé de régler cette affaire de la manière forte et, de ce fait, des mouvements des FAT sont constatés depuis ce matin vers les frontières avec la République centrafricaine.  Face à ce qui risque de devenir une escalade dans les relations entre les deux (2) états, avons – nous les moyens de nous aventurer dans une guerre avec le  Tchad ?

Telle est la question que se posent nombre d’observateurs de la vie politique centrafricaine. Car,  isolé diplomatiquement, au lendemain des calamiteuses élections du 27 décembre 2020, affaibli financièrement par la coupure d’aide budgétaire de la France et la suspension des subsides de la communauté internationale, asphyxié économiquement par le blocage du corridor, à l’interne, sous pression de l’opposition démocratique qui lui dénie toute légitimité et toute crédibilité et lui réclame avec le soutien de tous les principaux partenaires la tenue d’un dialogue politique inclusif, incapable de fournir de l’eau, de l’électricité et du carburant à sa population,  et sommé par le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu Mankeur Ndiaye de mettre un terme à la politique de manipulation, le régime de Bangui ne peut pas courir le risque de se lancer dans une guerre contre le puissant voisin du Nord. A moins de décider de se faire tout simplement hara – kiri et donner l’opportunité aux forces de la Coalition des Patriotes pour le Changement de marcher sur Bangui dans cet imbroglio politique d’embrasement généralisé de toute la sous – région d’Afrique centrale que représente sa collaboration avec le Groupe Wagner.

Et cela est d’autant plus vrai que depuis plusieurs semaines, alors que le premier ministre Firmin Ngrébada affirme que toutes les villes jadis sous contrôle des rebelles ont été reprises, il nous est fort curieusement fait tous les jours état des combats entre les Faca soutenues par les mercenaires russes et les combattants de la CPC,  dans le Nord – ouest et le Centre du pays. De violents affrontements à Boyo, Djim, Bang, Ngaoundaye, tout dernièrement à Bozoum et à Besson avec de plus en plus l’utilisation des mines explosives. A ce propos, les théâtres des opérations ayant été abandonnés par le commandant du BIT6 Wallot qui a laissé pousser sa barbe et s’est actuellement réfugié à Baoro dans une maison attenante à la base de la Minusca, selon les communicants de la CPC, les dépouilles mortelles des victimes et les blessés russes et Faca ont été acheminés à Bouar par la Minusca, et transférés à Bangui par le colonel Zinga des forces spéciales et Martial Kongbo, inspecteur général adjoint.

Aux dernières nouvelles, ces sources ont révélé la présence massive des éléments de la CPC dans les faubourgs de Damara, Mboko en allant vers le Camp Kassaï,  tout autour et  dans la galerie de la forêt de Bas – Oubangui, et Bangui intra – muros. Ces révélations ont le mérite de contredire la version officielle du pouvoir sur l’efficacité de la politique de reconquête et  des opérations de reprise des villes abandonnées par ces rebelles qui ont fait saigner le contribuable et font éclater au grand jour les failles de la communication de la désinformation, de la propagande et de la manipulation de l’opinion, conçue et mise en œuvre par l’inspecteur de travail et des lois sociales à la demande de ses amis du Groupe Wagner, au lendemain des attaques de la ville de Bangui, le 13 janvier 2021.

La rédaction

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