Centrafrique : vers l’invalidation de la candidature de l’ancien président François Bozizé et l’instauration de l’état d’urgence ?

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De sources constantes, concordantes et concomitantes émanant de folles et persistantes rumeurs publiques dont grouille la capitale centrafricaine, aux abords de la rivière Oubangui, il nous a été rapporté que l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire exécutif national du parti – Etat dénommé MCU et conseiller spécial à la présidence de la République aurait effectué une descente à la cour constitutionnelle, il y a quelques jours.

Le but de ce déplacement aurait été de demander l’invalidation pure et simple de la candidature de l’ancien président François Bozizé dont le retour inopiné et les sorties politiques et médiatiques ne cessent de donner de l’insomnie au régime très impopulaire de Bangui. Mais, faute d’avoir rapporté les éléments matériels de preuve tendant à soutenir par écrit sa requête, il n’aurait pas finalement eu gain de cause. Quelques heures plus tard, c’est au tour de son très cher aîné, le président de la République Faustin Archange Touadéra de convoquer et rencontrer dans un lieu discret la présidente de la cour constitutionnelle Pr Danièle Darlan. Sans fioritures, l’homme lui aurait exigé la mise à l’écart de la liste définitive des candidats à la prochaine présidentielle du nom de son pire cauchemar, l’ancien chef d’état – major des forces armées centrafricaines, sous le règne de Patassé. Coincée, la femme la plus courtisée de la République en ces temps trop délétères de période pré – électorale, mais aussi la plus surveillée,  au sortir de cette rencontre,  aurait immédiatement tenu informé le haut représentant de la République française près le Centrafrique et aurait soumis à son attention une demande de protection. Sur ce, depuis lors des dispositions seraient en train d’être prises pour que les services essentiels de la cour constitutionnelle fussent délocalisés et installés dans les locaux de la Minusca.

Que ces informations relèvent du domaine du charivari ou des ouï- dires qui, cependant, se sont toujours mués en vérités irréfragables, dans l’histoire sociopolitique de la République centrafricaine si mouvementée et si riche en rebondissements, il n’en reste pas moins que les dernières agitations et les signes de fébrilité qui caractérisent le pouvoir de Bangui, tendent manifestement à révéler que des mesures de restrictions des libertés individuelles et collectives sont à craindre dans les tout prochaines heures. Elles se traduiseraient, selon ces mêmes sources, suite à l’invalidation de la candidature de l’ancien président François Bozizé déjà « actée et certaine », par l’instauration d’un état d’urgence permettant au Gangster de Bangui et à son gouvernement de décréter un couvre – feu sur toute l’étendue du territoire national et recourir à l’armée et toutes les forces de défense et de sécurité intérieure afin de mater impitoyablement tout mouvement de contestations populaires.

C’est pour préparer l’opinion nationale et internationale aux grandes décisions qu’il va prendre et atteindre les objectifs sus-évoqués que le Gangster de Bangui a fait dépêcher son « porteur de sacoche » et son chef d’état – major particulier, le général de corps d’armée Dollé Waya, vers les Faca et les FDSI, le samedi 14 novembre 2020. Agissant en « missus dominicus » et entouré du chef d’état – major Mamadou Zéphirin, du directeur général de la gendarmerie nationale et du directeur général de la police nationale, il n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour accuser les officiers, les sous – officiers et les hommes de rang réunis sous le drapeau, à l’occasion du Grand Rapport, de prendre part à des réunions politiques et de préparer des actes subversifs, de concertation avec l’opposition démocratique, pour la mise en place d’une transition, après avoir brièvement rappelé le climat politique actuel fortement tendu et marqué par des rivalités entre des grandes puissances, à l’approche des élections très hypothéquées du 27 décembre 2020.

Le communiqué – radio dûment signé par le chef d’état – major Mamadou Zéphirin largement diffusé ce mardi 17 novembre 2020 sur les ondes de la radio nationale demandant à tous les aides de camp, aux éléments de sécurité et aux chauffeurs de commandement de se présenter impérativement le mercredi 18 novembre 2020 à l’état – major des armées pour affaire les concernant individuellement, participe en réalité de cette stratégie en cours de liquidation politique et physique  de l’ancien président François Bozizé. C’est la première phase d’isolement du président – fondateur du KNK qui vise tout simplement à le priver de ses bodyguards afin de le neutraliser le plus aisément le moment venu.

La rédaction

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