Centrafrique : « Un cimetière à ciel ouvert à Bangui » : C’est la preuve difficilement incontestable de la coopération entre la Minusca, les Faca et les mercenaires du Groupe Wagner !

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A Rwandan peacekeeper of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) (R), a private Russian security guard (C), and a member of the the presidential guard (L), stands guard while Central African Republic President Faustin Archange Touadera (not visible) is at the Barthélemy Boganda high school polling station in the 1st district in Bangui, Central African Republic (CAR), on December 27, 2020 during the country's presidential and legislative elections. - Voting began in the Central African Republic on December 27, 2020, in a key test for one of the world's most troubled nations. The polls take place after a week of turbulence, marked by accusations of an attempted coup, the brief seizure of the CAR's fourth-largest town and the dispatch of military personnel by Russia and Rwanda to help its beleaguered government. (Photo by ALEXIS HUGUET / AFP)

Centrafrique : « Un cimetière à ciel ouvert à Bangui » : C’est la preuve difficilement incontestable de la coopération entre la Minusca, les Faca et les mercenaires du Groupe Wagner !

La Bande de Gaza est désormais un « cimetière à ciel ouvert » après avoir été une « prison à ciel ouvert », a dénoncé le lundi 18 mars 2024 le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. « Gaza était avant la guerre la plus grande prison à ciel ouvert. Aujourd’hui c’est le plus grand cimetière à ciel ouvert pour des dizaines de milliers de personnes, mais aussi pour nombre des plus importants principes du droit humanitaire », a déclaré M. Borrell, peu avant le début d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE. A Gaza, « nous ne sommes plus au bord de la famine, nous sommes face à une famine qui affecte des milliers de personnes », avait dit Josep Borrell un peu plus tôt dans la matinée dans un discours devant un forum européen sur l’aide humanitaire. Pourtant, a-t-il souligné, des « centaines de camions » transportant des « mois de stocks » de nourriture et d’aide humanitaire attendent en vain d’entrer dans la bande de Gaza, faute d’y être autorisés par les autorités israéliennes.

Plus de deux mois plus tard, Mme Valentine Rugwabiza, représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu à Bangui en Centrafrique, qui dirige 14 000 casques bleus de la Minusca, répondant à une question de RFI, s’est félicitée d’avoir « rétabli une coopération productive », après une période de relations tendues avec le pouvoir centrafricain, niant ainsi formellement les accusations de graves exactions formulées contre les Faca et leurs supplétifs russes du Groupe Wagner. De cette coopération, elle a dit ce qui suit :

« Nous avons une très bonne collaboration et coopération ensemble et cela, clairement, c’est une des avancées du travail qui a été fait au courant de ces deux années. Notre coopération se traduit justement par un mieux faire et un plus faire, ensemble. Et ce mieux faire, ce plus faire, ce sont des patrouilles mixtes, mais c’est aussi un soutien au déploiement, y compris dans des zones où les forces armées centrafricaines n’ont pas été présentes depuis des décennies. Nous avons eu l’opportunité de le faire à la frontière avec le Soudan et à la frontière au sud-est du pays ».

De la cohabitation avec les mercenaires du Groupe Wagner, responsables de nombreuses atrocités, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dont les preuves restent et demeurent contenues dans le Rapport du Groupe de Travail des Experts de l’Onu du 25 juin 2021, elle a contesté tout contact et toute collaboration. « Cela je peux vous le dire, absolument pas. Effectivement, nous intervenons sur un terrain où il y a plusieurs acteurs. Cependant, nos mandats sont différents. Notre mode opératoire, c’est un mode opératoire de travail avec les forces centrafricaines, pas avec d’autres personnels de sécurité. Et notre redevabilité est connue. Nous sommes redevables aux membres des Nations unies, au Conseil de sécurité et au siège des Nations unies », s’est – elle exclamée.

Et pourtant, comme l’a souligné, avec insistance et une parfaite maîtrise du dossier, le célèbre journaliste de RFI Christophe Boisbouvier , la Minusca et ses 14 000 casques bleus côtoient bel et bien tous les jours ces terroristes de la pire espèce que le Journal « Libération » a qualifié « d’affreux blancs ». Dans la capitale centrafricaine, les différents contingents des soldats onusiens, pendant leurs patrouilles mixtes, empruntent les grandes artères et croisent régulièrement ces mercenaires du Groupe Wagner. Il en est de même dans les principales préfectures et sous – préfectures de la République Centrafricaine où sont installés les contingents de la Minusca. Au niveau de la présidence centrafricaine, les soldats onusiens qui sont affectés à la sécurité de l’Imposteur et du Criminel de Bangui partagent les mêmes tâches que ces force de sécurité russes. 

En dépit de tous ces éléments matériels de preuve incontestables, comme toute femme prise en plein acte d’adultère, la diplomate rwandaise a eu le courage de les balayer d’un revers de main et de soutenir le contraire.  « Eh bien, ces échanges n’existent pas. C’est pour ça que je n’utiliserai pas le mot « côtoyer », parce que nous opérons de manière différente, de manière parallèle. Si parfois il y a besoin absolument d’avoir un échange d’informations, nous le faisons par la partie centrafricaine et les forces centrafricaines. Je suppose qu’elles jouent leur rôle de coordination avec tous ceux qui sont invités sur leur territoire », a – t – elle lancé.

Si Mme Valentine Rugwabiza semble totalement satisfaite de sa sortie médiatique sur RFI et de ses réponses données à Christophe Boisbouvier, les Centrafricaines et les Centrafricains, par contre, sont remontés à jamais contre cette dernière pour ses grossiers mensonges, les soutiens logistiques et matériels de la Minusca apportés au pouvoir de Bangui dans l’assassinat et la liquidation de leur démocratie et ses prises de positions trop partisanes et indignes de la représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu. En effet, pour les Centrafricaines et les Centrafricains dans une large majorité, entièrement pris en otages par un certain Touadéra et ses mercenaires russes, Mme Valentine Rugwabiza n’est pas une envoyée spéciale de l’Onu. Elle est plutôt un Proconsul, à l’exemple de l’américain Mac Arthur nommé par le président Truman, au lendemain de la capitulation du Japon, le 2 septembre 1945.

En effet, la République centrafricaine n’est plus un Etat, depuis la signature de plusieurs accords bilatéraux avec le Rwanda en 2020 ; elle est un vaste territoire de plus de 623.000 Km2 entièrement conquis et sous occupation du président rwandais Paul Kagamé. Par conséquent, Mme Valentine Rugwabiza assume les fonctions dévolues à un véritable gouverneur, chargé d’administrer l’une des provinces d’outre – mer du Rwanda qu’est devenu le pays de B. Boganda, de David Dacko, de Jean – Bedel Bokassa, de Ange – Félix Patassé, de André Kolingba et de François Bozizé. C’est donc à ce titre qu’elle se trouve tout naturellement à la tête de plus de 3 000 soldats rwandais, 2 000 pour la Minusca et quelque 1 000 hommes dans le cadre des relations bilatérales entre Kigali et Bangui. Elle ne prend pas ses ordres de New – York, mais directement de Kigali à qui elle rend compte de sa gestion administrative et militaire. C’est elle qui gère d’ailleurs la protection rapprochée du président Touadéra et contrôle les activités de pillages des ressources minières et forestières dont les détenteurs de permis sont d’anciens militaires retraités et proches de Paul Kagamé.

Dans ce contexte, comment ne peut – elle pas parler de coopération « productive » avec les autorités centrafricaines ? Une belle rwandaise affectée à la garde de la première Dame Brigitte Touadéra, n’a – t – elle pas donné un enfant à l’Imposteur et au Criminel de Bangui, commettant au passage un acte d’abus sexuel, prévu et réprimé par la Charte de l’Onu ? L’enfant issu de cette union et tous ceux qui ont vu et verront le jour de l’union des Centrafricains avec de belles rwandais aux rondeurs bien généreuses qui sont, en réalité, des « femmes rwandaises » obligées de se prostituer et de coucher avec des Centrafricains dans le but de donner naissance à des enfants, ne constituent – ils pas un bon investissement pour la production de nouveaux Kagamé de demain, utiles à la politique expansionniste en cours de Paul Kagamé ? De nombreuses villes minières et forestières centrafricaines ne sont – elles assiégées et exploitées par des Rwandais ? Un rwandais n’est – il pas propriétaire d’une parcelle de terres de 40.000 hectares ? Et le commerce général à Bangui n’est -il pas aujourd’hui détenu par des ressortissants rwandais ?

Telles sont les raisons d’être de Mme Valentine Rugwabiza et de sa présence en terre centrafricaine. De ce fait, elle n’est nullement préoccupée par l’état d’insécurité, humanitaire, des droits de l’homme et la crise politique en République centrafricaine, ainsi que ses répercussions au niveau régional. Si ces enjeux avaient contraint le Conseil de sécurité a autorisé, le 10 avril 2014, le déploiement d’une opération multidimensionnelle des Nations Unies – lMINUSCA, avec, pour priorité, la protection des civils, depuis la prise de fonctions de Mme Valentine Rugwabiza, la Minusca est devenue un outil international de la politique de répression de l’Imposteur et du Criminel de Bangui. C’est ainsi qu’elle a soutenu matériellement et logistiquement le référendum du 30 juillet 2023 et que ses soldats refusent d’apporter secours à des civils agressés, pris en otage et tués lâchement par les mercenaires russes du Groupe Wagner, tous les jours, tant à Bangui que dans les provinces. Il en est ainsi quand ces mercenaires ont commis un véritable massacre à Boromata, il y a quelques jours, avec des têtes de leurs victimes dont des enfants enfouies dans des pieux. Il en est ainsi quand depuis quelques jours des civils sont enlevés au Km5, torturés, assassinés, saucissonnés à la tronçonneuse et les corps déchiquetés jetés dans une mosquée, sans que la Minusca ne puisse intervenir, se contentant de documenter les exactions et les crimes.

Il y a quelques jours, selon le live du célèbre influenceur centrafricain Rodrigue Joseph Prudence Mayté en date du 12 mai 2024, un Centrafricain est tombé sur un cimetière, dans la capitale centrafricaine. Un cimetière à ciel ouvert avec des corps sans vie en putréfaction, jetés les uns sur les autres, derrière l’une des collines qui entourent le champ de tirs du Camp Kassaï. Ayant entendu le bruit d’un moteur, il se cache et voit six hommes qui descendent d’un véhicule de la BIT6 avec trois corps qu’ils jettent sur le tas. Et ils repartent. Il a fallu trois à ce compatriote pour revenir sur la Terre des Hommes et recouvrer le droit à la parole.

C’est la preuve la plus illustrative et la plus incontestable de la coopération « productive » entre la Minusca et les Faca et les forces de sécurité russes. Car, comment coopérer avec les Faca entièrement prises en otage par les mercenaires russes sans pour autant collaborer avec ces derniers ? C’est de l’invraisemblable !

Jean – Paul Naïba

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