CENTRAFRIQUE-TRÉSOR PUBLIC: LES FONCTIONNAIRES ET RETRAITÉS DE L’ÉTAT RÉCLAMANT LEURS ARRIÉRÉS DE SALAIRES ET DE PENSIONS, DISPERSÉS PAR LES FSI

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Le durcissement du pouvoir par le régime en place n’est ni un fait anodin, ni une vision politique gratuite. Au bout de ce petit matin du jeudi 20 juin 2019, devant la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique, les fonctionnaires et agents de l’Etat tant en fonction que ceux admis à faire valoir leurs droits à la retraite en colère par rapport aux arriérés de salaires de 2002 et des 7 trimestres d’arriérés de pension impayés, ont été contraints de quitter les lieux sans aucune forme d’explication aux FSI. Les journalistes présents pour la couverture de cette manifestation ont arrangé leurs plumes après l’arrivée musclée des véhicules de la police et de la gendarmerie lourdement armés comme s’ils allaient en guerre. Mais contre qui? Jamais contre Sidiki, Darass…
La nouvelle dictature érigée comme forme de gouvernance par le régime en place ne fait que se manifester à la grande désolation de toute la communauté nationale. Ce jeudi 20 juin 2019 reste une date historique pour ces grévistes qui ont pris d’assaut tôt ce matin, le Trésor public commun à tous les Centrafricains pour revendiquer les arriérés de salaires de 2001 et surtout les 7 trimestres d’arriérés de pension pour les retraités qui ont tout donné pour ce pays. Malheureusement pour eux, les nouveaux véhicules de marque TOYOTA HILUX 4X4 donnés à la police et à la gendarmerie ne sont pas pour se déplacer vite et faire face en cas d’un besoin protectionniste, mais pour les tortures et les intimidations des pauvres populations civiles doublement traumatisées. Que peuvent servir les armes lourdes face à une telle manifestation et surtout un nombre élevé des éléments de la police et de la gendarmerie alors que dans la commune de Mingala, on ne trouve pas un seul policier ou un seul gendarme ? Telle a été la question posée par un passant témoin de cette dictature. Cette démonstration de force ne devrait-elle pas servir de riposte aux éléments des groupes armés qui occupent encore de nos malgré la signature de l’Accorde de Khartoum jours 80% du territoire ?
Selon une source contactée sur place : «le régime actuel fait peur à tous les Centrafricains. On se demande, si le peuple centrafricain vit à l’état de nature dont parlait Thomas Hobbes ? Car, après cette longue période de tyrannie des groupes armés sans foi, ni loi, le peuple centrafricain voulant reconquérir sans dignité perdue, avait revendiqué haut et fort, le redéploiement de ses FSI et de ses FACA pour protéger les populations civiles vulnérables. Malheureusement, c’est une erreur grave. Car, ces derniers sont devenus nos bourreaux, on ne peut plus s’exprimer sur les places publiques ; nos libertés sont bafouées. C’est de la pure tyrannie que nous vivons de nos jours dans ce pays qui se dit démocratique. Nos FSI ne permettent plus à ce que nous nous reconnaissons Centrafricains sur instructions de leurs ministres de tutelle, ces FSI sont devenues les vrais lions pour les populations vulnérables alors qu’elles sont incapables de fournir la Carte Nationale d’Identité aux citoyens centrafricains. Vous êtes journaliste et vous connaissez l’actualité de notre pays. Peut-on faire à Ali Darass, Nourredine Adam, Al Khatim Aboubacar Sidiki ce qu’on fait depuis une bonne période aux manifestants inoffensifs centrafricains qui ne revendiquent que leurs droits ? Vous avez peur d’éclairer l’opinion publique de la réalité de notre pays sous peine d’être torturés et jetés en prison. Mais ayez le souci déontologique de dire la vérité à la population car, le pays croule. On a travaillé pour ce pays et ce sont ceux qui sont au pouvoir qui bouffent sans penser aux autres. Où étaient ces policiers et gendarmes à Bambari pour sauver la Journée mondial d’alimentation (JMA) ? C’est triste» a-t-il signifié en sanglot.
En effet, rien ne garantit plus la sécurité des Centrafricains en ces moments tristes de l’histoire du pays. Il ne se fait plus de doute qu’en République centrafricaine, la violence sur les pauvres populations civiles est érigée en mode de gouvernance par le régime Touadéra, lui qui, au départ se présentait comme le président «des pauvres». Le commun des Centrafricains ne comprend pas pourquoi cet acharnement brusque sur les pauvres populations vulnérables par le pouvoir en place. Tout se passe comme si ceux qui sont dans le pouvoir oublient que bientôt, ils doivent rendre compte de la gestion de ce pouvoir de cinq ans par le canal des élections par ce peuple souverain. Les arrestations de Paul Cressent Béninga, de Joseph Béndounga et des trois journalistes français prouvent à suffisance l’absence des libertés en Centrafrique. Ce qui est étonnant c’est que, ces policiers qui se tournent contre leurs propres parents oublient, le bon sacrifice fait par ces derniers pour qu’ils se présentent à ces différents concours même devant le tribunal divin, ils vont répondre un jour de cette ingratitude.
On se souvient, il y a quelques jours au state dit UCATEX situé dans le 8e arrondissement de Bangui, la date du 15 juin 2019 qui reste marquée dans le cœur des habitants de cette zone, ce fameux spectacle inédit, pas du tout galvanisant et patriotique de cette véritable démonstration de force de la part de ces mêmes éléments des FSI appuyés par ceux de la garde présidentielle version Touadéra lourdement armés jusqu’aux dents sur les opposants politiques qui voulaient tenir un meeting et des journalistes centrafricains et français qui voulaient couvrir cet événement, tous désarmés, c’est-à-dire inoffensifs.
Pour certains observateurs de la politique centrafricaine, c’était une occasion pour ces éléments de prouver leurs talents aux yeux du monde et leurs puissances de frappe avec les nouvelles armes gracieusement offertes par la Russie, la France, la Chine surtout qu’ils ont reçu une bonne formation des instructeurs russes. La question que le commun des Centrafricain se pose est de savoir si nos FSI et les FACA sont si forts pour faire face à une rivalité militaire pourquoi ne peuvent-ils pas se rendre dans les régions occupées par les groupes armés afin de libérer le peuple centrafricain de cette servitude ? Pendant cette grève, les fonctionnaires et agents de l’Etat étaient-ils armés pour déployer un tel arsenal de guerre et laisser les brigades vides ? Il est temps d’attirer l’attention du pouvoir en place d’avoir un souvenir sur le cas Bokassa avec la fameuse manifestation populaire appelée «Guerre aux cailloux» malgré le grand carnage par la grande murette.
M. Madidé-Aladila
Source: MEDIAS

Le durcissement du pouvoir par le régime en place n’est ni un fait anodin, ni une vision politique gratuite. Au bout de ce petit matin du jeudi 20 juin 2019, devant la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique, les fonctionnaires et agents de l’Etat tant en fonction que ceux admis à faire valoir leurs doits à la retraite en colère par rapport aux arriérés de salaires de 2002 et des 7 trimestres d’arriérés de pension impayés, ont été contraints de quitter les lieux sans aucune forme d’explication aux FSI. Les journalistes présents pour la couverture de cette manifestation ont arrangé leurs plumes après l’arrivée musclée des véhicules de la police et de la gendarmerie lourdement armés comme s’ils allaient en guerre. Mais contre qui? Jamais contre Sidiki, Darass…
La nouvelle dictature érigée comme forme de gouvernance par le régime en place ne fait que se manifester à la grande désolation de toute la communauté nationale. Ce jeudi 20 juin 2019 reste une date historique pour ces grévistes qui ont pris d’assaut tôt ce matin, le Trésor public commun à tous les Centrafricains pour revendiquer les arriérés de salaires de 2001 et surtout les 7 trimestres d’arriérés de pension pour les retraités qui ont tout donné pour ce pays. Malheureusement pour eux, les nouveaux véhicules de marque TOYOTA HILUX 4X4 donnés à la police et à la gendarmerie ne sont pas pour se déplacer vite et faire face en cas d’un besoin protectionniste, mais pour les tortures et les intimidations des pauvres populations civiles doublement traumatisées. Que peuvent servir les armes lourdes face à une telle manifestation et surtout un nombre élevé des éléments de la police et de la gendarmerie alors que dans la commune de Mingala, on ne trouve pas un seul policier ou un seul gendarme ? Telle a été la question posée par un passant témoin de cette dictature. Cette démonstration de force ne devrait-elle pas servir de riposte aux éléments des groupes armés qui occupent encore de nos malgré la signature de l’Accorde de Khartoum jours 80% du territoire ?
Selon une source contactée sur place : «le régime actuel fait peur à tous les Centrafricains. On se demande, si le peuple centrafricain vit à l’état de nature dont parlait Thomas Hobbes ? Car, après cette longue période de tyrannie des groupes armés sans foi, ni loi, le peuple centrafricain voulant reconquérir sans dignité perdue, avait revendiqué haut et fort, le redéploiement de ses FSI et de ses FACA pour protéger les populations civiles vulnérables. Malheureusement, c’est une erreur grave. Car, ces derniers sont devenus nos bourreaux, on ne peut plus s’exprimer sur les places publiques ; nos libertés sont bafouées. C’est de la pure tyrannie que nous vivons de nos jours dans ce pays qui se dit démocratique. Nos FSI ne permettent plus à ce que nous nous reconnaissons Centrafricains sur instructions de leurs ministres de tutelle, ces FSI sont devenues les vrais lions pour les populations vulnérables alors qu’elles sont incapables de fournir la Carte Nationale d’Identité aux citoyens centrafricains. Vous êtes journaliste et vous connaissez l’actualité de notre pays. Peut-on faire à Ali Darass, Nourredine Adam, Al Khatim Aboubacar Sidiki ce qu’on fait depuis une bonne période aux manifestants inoffensifs centrafricains qui ne revendiquent que leurs droits ? Vous avez peur d’éclairer l’opinion publique de la réalité de notre pays sous peine d’être torturés et jetés en prison. Mais ayez le souci déontologique de dire la vérité à la population car, le pays croule. On a travaillé pour ce pays et ce sont ceux qui sont au pouvoir qui bouffent sans penser aux autres. Où étaient ces policiers et gendarmes à Bambari pour sauver la Journée mondial d’alimentation (JMA) ? C’est triste» a-t-il signifié en sanglot.
En effet, rien ne garantit plus la sécurité des Centrafricains en ces moments tristes de l’histoire du pays. Il ne se fait plus de doute qu’en République centrafricaine, la violence sur les pauvres populations civiles est érigée en mode de gouvernance par le régime Touadéra, lui qui, au départ se présentait comme le président «des pauvres». Le commun des Centrafricains ne comprend pas pourquoi cet acharnement brusque sur les pauvres populations vulnérables par le pouvoir en place. Tout se passe comme si ceux qui sont dans le pouvoir oublient que bientôt, ils doivent rendre compte de la gestion de ce pouvoir de cinq ans par le canal des élections par ce peuple souverain. Les arrestations de Paul Cressent Béninga, de Joseph Béndounga et des trois journalistes français prouvent à suffisance l’absence des libertés en Centrafrique. Ce qui est étonnant c’est que, ces policiers qui se tournent contre leurs propres parents oublient, le bon sacrifice fait par ces derniers pour qu’ils se présentent à ces différents concours même devant le tribunal divin, ils vont répondre un jour de cette ingratitude.
On se souvient, il y a quelques jours au state dit UCATEX situé dans le 8e arrondissement de Bangui, la date du 15 juin 2019 qui reste marquée dans le cœur des habitants de cette zone, ce fameux spectacle inédit, pas du tout galvanisant et patriotique de cette véritable démonstration de force de la part de ces mêmes éléments des FSI appuyés par ceux de la garde présidentielle version Touadéra lourdement armés jusqu’aux dents sur les opposants politiques qui voulaient tenir un meeting et des journalistes centrafricains et français qui voulaient couvrir cet événement, tous désarmés, c’est-à-dire inoffensifs.
Pour certains observateurs de la politique centrafricaine, c’était une occasion pour ces éléments de prouver leurs talents aux yeux du monde et leurs puissances de frappe avec les nouvelles armes gracieusement offertes par la Russie, la France, la Chine surtout qu’ils ont reçu une bonne formation des instructeurs russes. La question que le commun des Centrafricain se pose est de savoir si nos FSI et les FACA sont si forts pour faire face à une rivalité militaire pourquoi ne peuvent-ils pas se rendre dans les régions occupées par les groupes armés afin de libérer le peuple centrafricain de cette servitude ? Pendant cette grève, les fonctionnaires et agents de l’Etat étaient-ils armés pour déployer un tel arsenal de guerre et laisser les brigades vides ? Il est temps d’attirer l’attention du pouvoir en place d’avoir un souvenir sur le cas Bokassa avec la fameuse manifestation populaire appelée «Guerre aux cailloux» malgré le grand carnage par la grande murette.
M. Madidé-Aladila
Source: MEDIAS

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