Centrafrique : Touadéra s’oppose à la candidature de Vickos, exclut l’opposition démocratique et fait main basse sur la nouvelle ANE

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Comme il fallait s’y attendre, le Gangster de Bangui, par l’entremise du ministre des transports Abazen Djoubaye, de son ministre – conseiller Willibiro – Sacko et du directeur de cabinet du ministre de l’administration du territoire et du développement local David Gbéti, siégeant au sein du comité de sélection, a finalement réussi dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 octobre 2020 à exclure l’opposition démocratique et à faire main basse sur l’agence nationale des élections. A grands coups d’argent et de corruption de tous les représentants de la société civile, il ne lui fallait pas beaucoup trop de manœuvres pour atteindre ses buts, d’autant plus que les partis politiques de l’opposition démocratique n’étaient représentés que par deux voix dans ce machin, à savoir le député Aurélien Simplice Zingas de Kelemba – PDS et le secrétaire général – adjoint du NKN Christian Olivier Guénébem – Dédizoum. Avec la présence dans le comité de sélection des partis politiques dits « Centristes » qui ne sont en réalité que des organisations souterraines du MCU, le jeu ne valait pas la chandelle puisque les résultats s’imposaient déjà à vue d’œil du côté des pouvoirs publics. Et c’est ce qui a été fait !

Seulement les critères et les conditions de désignation des onze (11) nouveaux commissaires devant se joindre à quatre (4) membres actuels de l’ANE pour composer la nouvelle institution, pour une période de sept (7) ans n’ont été ni transparents, ni objectifs, ni crédibles, selon de gentilles indiscrétions de certains membres du comité de sélection. Conformément aux instructions reçues et dictées par le mathématicien de Boy – Rabé, en effet, tout a été mis en œuvre pour que ne soient retenus que des candidats dont les noms figuraient déjà sur une liste préalablement arrêtée, mais qui étaient loin de remplir les conditions de profil, de qualifications, de compétence, d’expériences professionnelles dans le domaine électoral, et surtout de bonne moralité, telles que prescrites dans les dossiers de candidatures.

 

 

C’est ainsi que le président Touadéra s’était farouchement opposé à la candidature de Jean – Bruno Vicko, ancien ministre en charge de NTIC, ci – devant directeur général de l’Oni, membre de la Cemi en 2005, enseignant à l’université de Bangui au département de Physique et le meilleur de tous les profils. Pour la simple raison qu’il est l’un des proches collaborateurs  de l’ancien président de l’assemblée nationale Abdoul Karim Méckassoua, le pire cauchemar du régime de Bangui. C’est ainsi aussi qu’à l’exception de l’homme de Dieu François Xavier Yongbandjé, de Me Mathias Morouba qui avait siégé au sein de la Cemi en 2005 et de Théophile Momokoama qui jouit de quelques expériences dans le domaine du processus électoral pour avoir été plus d’une fois rapporteur, mais dont le nom est toutefois cité dans l’affaire du détournement des fonds du projet GEF à Bangassou, la nouvelle ANE que tous voulaient plus représentative, inclusive, impartiale et indépendante et plus technique, n’est à l’arrivée qu’un ramassis de non – professionnels, d’aventuriers politiques, de faussaires patentés à l’exemple d’un certain Charles Paul Lémasset Mandya et d’hommes de basses besognes à la solde du Gangster de Bangui.

Face à ce qui semble un grand boulevard  créé par Touadéra qui avait fait depuis 2017 de l’ANE l’un de ses dispositifs de fraudes électorales, il revient indubitablement à l’opposition  politique  et  d’autres  parties  prenantes qui n’ont de cesse de critiquer  l’Autorité nationale des élections, dénonçant ce qu’ils ont qualifié d’absence de transparence et d’inefficacité, ainsi que le manque de communication avec la population au sujet du processus électoral de siffler la fin de cette mascarade. Car, fermer les yeux sur cet acte de flagrant délit d’exclusion, l’occulter délibérément ou  le taire, c’est se rendre coupable de complicité de cette violence programmée. Et demain, à Dieu ne plaise, nul ne sera épargné !

La rédaction

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