Centrafrique : Touadéra, chantre de l’Internationale des mercenaires peulhs en mal du territoire

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Et si Touadéra était devenu, depuis le 30 mars 2016, le chantre de « l’Internationale des mercenaires peulhs en mal du territoire et de verts pâturages », en Centrafrique ? Telle est la question qui se bouscule dans la tête des centrafricains, au moment où nous mettons sous presse, dans un fort climat de vives tensions politiques et socio – économiques, dues à la propagation de l’épidémie du Covid – 19, d’une part,  et, d’autre part,  aux manœuvres en cours de certains élus de la nation, à savoir les nommés Dimbélet, Mapenzi, Koba et Autres,  à la solde du pouvoir de Bangui, manifestement en perte de vitesse,  visant à modifier la constitution du 30 mars 2016, et à proroger , sans concertations préalables avec toutes les forces vives de la nation, le mandat présidentiel.

En effet, selon des informations en notre possession, suite à une enquête menée par l’un de nos reporters, le président Touadéra, avant et au lendemain de la signature de l’Accord de Paix de Khartoum, à laquelle n’ont pas été conviés toutes les forces vives de la nation, à savoir les partis politiques, les confessions religieuses, les syndicats, les organisation des femmes et de la jeunesse, les opérateurs économiques, la société en somme, dotés non pas de statut d’observateurs mais de parties prenantes à part entière et devant y apporter leurs grains de sel et de piment au nom de tout un peuple, considère finalement les mercenaires peulhs que sont Ali Darass de l’UPC et Abbas Siddiki des 3R comme ses propres parents de pur sang et est déterminé plus que jamais  à les utiliser pour écraser tous les Centrafricains, de l’est à l’ouest du sud au nord, quitte à marcher sur  leurs cadavres, dans le seul but inavoué de conserver et pérenniser « ad aeternam vitam » son pouvoir.

C’est ainsi que le Gangster de l’Association de Malfaiteurs a fait affecter à son demi – frère Siddiki ABBAS des 3R une résidence officielle à Bouar, chef – lieu de la préfecture de la Nana – Mambéré,  pas loin du logement administratif du Préfet, et  mis de manière régulière  à sa disposition  un véhicule de marque Toyota Nissan Type 4 x 4 avec chauffeur  et  un bureau élégamment aménagé pour lui qui est un analphabète patenté. Sans oublier qu’il jouisse mensuellement d’un salaire mensuel payé par le contribuable centrafricain, en sa qualité de ministre – conseiller en charge de la sécurité dans la région du Centre – ouest. Cerise sur le gâteau,  ses frais de santé sont entièrement pris en charge par l’Etat centrafricain et il a été évacué récemment au MAROC pour des raisons de santé, alors que dans le même temps  des millions des Centrafricains n’arrivent pas à se soigner.

Peu avant la compromission et la capitulation de Khartoum, les 3R de Siddiki Abbas étaient localisés dans la région de Koui et Nyem – Yelewa. Plus de quatre années plus tard, son parent lui a donné mandat de conquérir toute la préfecture de l’Ouham – Pendé, c’est – à – dire de Bozoum à Ngaoundaye en passant par Koui, De Gaulle,  Bocaranga et Paoua. Aujourd’hui, il a reconquis de nouveau la Nana-Mambéré, après avoir assassiné, le 28 mai 2019, à Paoua, dans les villages Koundjili, Lémouna, Djoum – Djoum, et Bohong,  une cinquantaine de villageois, et sur instructions du président Touadéra, ses hommes sont en train de sévir et  étendre leurs zones de juridictions  dans toute la Mambéré – Kadéi et l’Ombella – M’Poko, notamment dans les sous – préfectures de  Yaloké, Gadzi et Boda. Aux dires des sources proches de la présidence centrafricaine et de la primature, la présence de  leurs éclaireurs, prétextant être à la recherche de nouveaux pâturages et protéger des éleveurs peulhs contre des contrebandiers Antibalaka, est signalée dans la préfecture de la Lobaye et ses faubourgs. En clair, TOUADERA lui a confié le contrôle de tout l’ouest, du sud – centre et du sud -ouest du pays.

S’agissant d’Ali DARASSA qui est actuellement présent dans la capitale, depuis plus de 48 heures,  sans que l’on ne sache exactement et officiellement les raisons, il n’est un secret pour personne qu’il contrôle la Ouaka, la Haute Kotto, la Basse Kotto , le Haut -Bomou, le Mbomou, avec une main mise totale sur l’exploitation et le contrôle des ressources minières et des bétails, sans oublier des actes de graves atteintes aux droits humains dont des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Aux dernières nouvelles, ces deux chefs de guerre, alliés et partenaires de Touadéra, conformément aux termes de l’Accord de Khartoum,  ont envoyé des troupes encercler la ville de Bangui extra – muros ac intra – muros. On parle, selon des témoignages constants et concordants des villageois et des paysans, de plusieurs milliers d’hommes peuhls  armés jusqu’aux dents dans les villes environnantes et autres localités, formant les faubourgs de la capitale.

Quels grands malheurs Touadéra, réserve-t-il encore aux Centrafricains ? Quelles sont les décisions qui seront prises à l’issue de sa rencontre avec son frère de lait Ali DARASSA ? En sus des dossiers liés au DDRR et la mise en place des USMS,  comme ses journaleux ont bien voulu nous faire croire, de quoi ont – ils concrètement discuté ? Et s’il s’était agi de la prorogation effective de son mandat, pour lequel il veut un passage en force coûte que coûte ? Ne va – t – il pas lui ordonner de se tenir prêt, lui et ses troupes lourdement armées,  afin de mater le moment venu dans le sang tout mouvement de contestations populaires de son projet de modification, par personnes interposées, de la constitution du 30 mars 2016 ? Et si, par la force des choses et fort de l’histoire de la République centrafricaine si riche en rebondissements,  ces deux alliés venaient à refuser d’obtempérer à ses ordres manifestement illégaux et à se servir plutôt de leurs troupes pour mettre fin à son régime prédateur et contribuer fondamentalement à sauver la démocratie de la boue de l’autocratie dans laquelle il a plongé toute une République et tout un peuple ? Quel serait alors son sort et celui de tous les siens ?

La rédaction

 

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