Centrafrique : Touadéra a – t – il échappé à un coup d’état de Ngamana, Bida et Sani ?

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L’Imposteur de Bangui, celui qui a intentionnellement rendu son tablier, le 24 octobre 2022, par la promulgation du décret portant limogeage de la présidente de la cour constitutionnelle Pr Danièle Darlan, aux fins de s’octroyer une présidence « ad aeternam vitam », et celui qui a été déclaré élu par l’ANE par seulement 17% du corps électoral à l’issue des élections groupées du 20 décembre 2020 marquées singulièrement par des actes de graves irrégularités dont l’incontestabilité a fini par leur dénier tout critère de démocratie, de sincérité, de crédibilité, de transparence, d’inclusivité, de liberté et de justice, et desquelles plus de 300.000 Centrafricains ont été délibérément exclus, a miraculeusement échappé à une tentative de coup d’état, le 1er décembre 2022. L’information a été rendue publique par le célèbre liveur centrafricain Rodrigue Joseph Prudence Mayté dans l’un de ses lives, il y a quelques jours.

En effet, lors de la célébration de la cérémonie des festivités du 1er décembre 2022, alors qu’il passait en revue les troupes, il a failli être abattu, entre le ministère des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger et l’université de Bangui, par un soldat transformé en un sniper lourdement armé et camouflé dans les parages. Il a eu la vie sauve, grâce à un regroupement instantané, tout autour de lui formant ainsi une muraille épaisse et un bouclier opaque et infranchissable, des éléments de la garde présidentielle placés sous l’autorité directe du lieutenant Julien Rafaï. Ni Touadéra ni Sarandji ni Moloua n’ ont été tenus informés de ce qui s’est passé. Selon le liveur, le coup a été minutieusement pensé, planifié, organisé et mis en exécution ce jour – là par le directeur général de la police Bienvenu Zokoué, le directeur général de la gendarmerie Landry – Ulrich Dépôt et le directeur général de la sécurité présidentielle Alfred Service alias « Lapajo ».

Quelques jours plus tard, en l’absence de Touadéra, en mission aux Etats – Unis, prenant part au Sommet de l’Afrique à Washington, les commanditaires de ce coup ont tenté à nouveau de concrétiser leur rêve. Profitant de l’enlèvement et de la séquestration de l’un des communicants du régime Doctrouvé Euloge par des éléments de la garde présidentielle, ils ont immédiatement jeté leur dévolu sur leur patron, le lieutenant Julien Rafaï. Après l’avoir accusé d’actes « d’indiscipline et d’insubordination » et lui avoir notifié un billet d’écrou pour le Camp de Roux, le triumvirat s’est fermement résolu à l’envoyer au Camp Béal pour y passer sa peine privative de liberté. Mais craignant pour sa vie, le Camp Béal étant reconnu par les militaires comme un centre de détention, de tortures et d’exécutions sommaires, Julien Rafaï dont les éléments, lourdement armés au moment des faits, étaient eux aussi sur le pied de guerre, déterminés, la main sur la gâchette, et qui a résisté à toute tentative de négociations avec les triumvirs, a fini par dégoupiller une grenade face à ceux qui ont été mandatés pour procéder à son arrestation, et menacer de s’en servir. Sur ce, ses bourreaux se sont retirés. Dans la foulée, il a démarré son véhicule pour s’évaporer dans la nature. Jusqu’à ce jour, personne ne sait où se trouve ce militaire aguerri, formé par les mercenaires russes, fort apprécié par Touadéra et devenu extrêmement dangereux pour les pontes du régime qui manipulaient dans l’ombre Doctrouvé Euloge, à savoir Ngamana Evariste, Bida Koyagbélé  et Sani Yalo.

En réalité, les triumvirs ont astucieusement créé cet événement pour repasser à l’assaut et prendre le pouvoir, conformément au plan et au chronogramme établis, après avoir maté la résistance projetée par les hommes de Julien Rafaï, s’il devait lui advenir quelque chose ; car au moment où se déroulaient les tractations pour l’arrestation de ce dernier, une réunion se tenait à l’hôtel Ledger Plazza, sans que l’on ne sût l’identité et le nombre exacts des participants. A ce jour, l’on ignore tout de l’ordre du jour. Cependant, cette réunion avait un lien direct avec la prétendue « Affaire Rafaï ». Finalement de manière officielle, tout comme lors du premier coup raté, rien n’a fuité de cette deuxième entreprise, alors que Touadéra est toujours absent du pays.

En définitive, le pouvoir de Touadéra fait actuellement l’objet de fortes contestations à l’interne, depuis la publication de son décret limogeant la présidente de la cour constitutionnelle de ses fonctions, commettant au passage un acte de flagrante et grave violation de la constitution, s’érigeant du coup en rebelle contre les institutions nationales et déclarant enfin la guerre contre le peuple centrafricain. Si à l’extérieur, les Centrafricains de la Diaspora se sont réunis en France à Paris pour créer un Conseil de Résistance et de Transition et appellent tout simplement au départ de l’Imposteur de Bangui, et si les partis politiques, quant à eux, se sont regroupés, à l’interne, au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution « BRDC », à l’opposé, dans le camp de Touadéra, deux (2) camps s’affrontent mortellement. D’un côté, le bloc de ceux qui, sous l’emprise des mercenaires, veulent se débarrasser de ce dernier et procéder à une révolution de palais afin de faire pérenniser leurs intérêts et les acquis du pouvoir, et de l’autre, le groupe des partisans de Touadéra, les contestataires du coup d’état, auquel appartient le soldat Julien Rafaï qui était déterminé jusqu’à sa « disparition » à faire échec aux tentatives des triumvirs qui, eux, jouent pour le compte de Bida, Ngamana et Sani.

Alors, Touadéra a – t – il échappé à un coup d’état de Ngamana, Bida et Sani ? Aux communicants du pouvoir de Bangui de nous répondre et de rassurer le peuple !

La rédaction

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