Centrafrique : Sommes – nous réellement en guerre ? Ou, sommes – nous simplement manipulés ?

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La Manipulation de la Vérité, celle qui procède par des subtilités imaginaires autrement dit, de l’intoxication noire, à dessein de tromper une personne, des groupes de personnes, des communautés en vue de les exploiter au maximum, d’abuser d’elles, de les diviser en les opposant les unes contre les autres aux moyens des raisons inventées autour de guerre politique, guerre de religion et guerre interethnique, a trouvé un terrain fertile, un terrain de prédilection en République Centrafricaine.

Ce phénomène qui a larvé depuis le régime de DACKO 2, en passant par ceux de PATASSE, BOZIZE, NDOTODJA, SAMBA-PANZA, a atteint son paroxysme avec le régime de rupture, mais la vraie rupture du Président Faustin Archange TOUADERA où, les Maîtres à penser, les acteurs et co-acteurs, ont franchi le niveau de performances avec des déclarations de guerres pêles-mêles, de la chasse aux hommes tous azimuts, alors que les problèmes étaient si simples, restent encore très simples à résoudre.

Mais, selon la doctrine de cette nébuleuse manipulation, résoudre les problèmes, équivaudrait à assécher les industries des gros financiers dans l’ombre qui profitent des richesses et ressources de notre pays. La résolution des problèmes, signifierait le départ des incompétents, des cupides dans les couloirs ou au quartier parce que des voies nouvelles, répondant aux critères objectifs de participation à la gestion et à la cogestion des affaires de la cité seraient tracées et appliquées. Critères de compétences se traduisant par l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Alors, tout est mis en œuvre pour intensifier les intoxications noires faites de cocktails, des mensonges, d’imaginations de contre vérités qui donnent l’apparence des faits vrais dont il faudrait du temps, et des temps longs, pour en découvrir les fibres après plusieurs dégâts et catastrophes matériels, humains et autres. Examinons en de près quelques détails à partir de la situation de l’heure.

  1. Des cinq (05) années de crises et d’insécurité du Président Faustin Archange TOUADERA

Les crises centrafricaines semi maîtrisées par le régime de transition de la Présidente Catherine SAMBA-PANZA et suspendues ou mises en veilleuse par l’organisation des élections de 2015-2016, auraient pu être facilement résolues par le régime démocratiquement élu et investi le 30 Mars 2016 car, tous les grands moyens de leurs résolutions étaient prévus par la constitution du 30 Mars 2016 remise au Président élu, le jour même de son investiture.

Malheureusement, par le jeu de la manipulation qui a conduit à l’option d’une politique de rupture, l’on a conduit le Président de la République à ignorer les dispositions de l’article 29 alinéa 2 de ladite constitution pour aller, au nom de la politique de mains tendues, signer des accords de paix avec ceux qu’il appelle aujourd’hui, des mercenaires pourtant, hier, ils étaient des partenaires, sans consulter le peuple souverain au préalable par voie référendaire.

La politique de rupture ayant accouché de graves menaces sur les intérêts des dirigeants, représentants et fanatiques du Pouvoir suite au changement de position ou de camp des signataires desdits accords, les cris de paniques, les accusations de tous bords du pouvoir  suscitent les interrogations suivantes :

  • La thèse d’une guerre entre GBAYA et NGBAKA-MANDJA est-elle fondée ?

La réponse de prime à bord est non car :

  • Le Président TOUADERA est certes Ngbaka-Mandja mais, il ne gouverne pas avec les Ngbaka-Mandja et ne prend pas les décisions de guerre avec les Ngbaka-Mandja mais plutôt, avec ses proches collaborateurs dont :
  • Le Premier Ministre Firmin NGREBADA Banda de la Ouaka ;
  • Le Ministre de la Sécurité Publique le Général Henry LINGUISSARA WANZE Karré de l’Ouham-Péndé ;
  • Le Ministre d’Etat Directeur de Cabinet Obed NAMSIO Gbaya de l’Ouham ;
  • Le Ministre d’Etat Conseiller et Secrétaire Général du MCU Mathieu Simplice SARANDJI Karré de l’Ouham-Péndé ;
  • Le Ministre de la Défense Marie Noëlle KOYARA Ali de l’Ombella M’poko ;
  • Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA Gbaya Tongo de la Nana-Mambéré ;
  • Le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale Symphorien MAPENZI Karré de l’Ouham-Péndé ;
  • Le deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale Mathurin DIMBELE, Gbaya de la Mambéré Kadéï ;
  • L’ancien Président BOZIZE est certes Gbaya de l’Ouham, mais la Coalition Politique pour le Changement (CPC) n’est pas uniquement constituée de Gbaya. Elle est constituée :
  • Des principaux groupes armés avec qui, le Président TOUADERA a signé les accords de Khartoum dans le cadre de sa politique de main tendue en excluant les anciens Chefs d’Etat, les leaders des partis politiques et ceux de la société civile ;
  • Des déçus de la politique de rupture du régime du Président TOUADERA composés des Soldats, Policiers et Gendarmes en fonction et à la retraite sans oublier, les jeunes et les hommes de toutes les Préfectures du Pays ;

Alors, entre ces deux camps où, le premier défend son Pouvoir et les intérêts de ses membres, et le second défend le peuple meurtri, déshumanisé et le pays en dévastation avancée, où se situe la responsabilité ou la part des Gbayas et Ngbaka-mandja dont la souffrance et la misère sont partout les mêmes ?

  • Le Président TOUADERA n’aime-t-il pas les Gbaya ?

A cette question, la réponse est encore de prime à bord non car, après son investiture le 30 Mars 2016, le Président TOUADERA a confié :

  • Le Palais ou la Présidence à un Gbaya, NAMSIO Obed, Ministre Secrétaire Général puis, Ministre d’Etat Directeur de Cabinet assisté d’un Chargé de Mission Gbaya BENAM BELTOUNGOU postes clés qu’ils occupent jusqu’à ce jour ;
  • L’Armée à un Gbaya, le Général NGAÏFEI Ludovic, chef d’Etat Major des Armées pendant deux (02) ans avant que ce dernier ne quitte les rangs parce que, incompris par son chef Suprême par rapport à l’orthodoxie et à l’éthique qui gouvernent la gestion de cette noble Institution ;
  • Le monde rural, c’est-à-dire le pays à un Gbaya, le Ministre FEIZOURE en poste jusqu’à maintenant ;
  • Le Trésor Public à deux (02) Gbaya Messieurs WARASSIO, Directeur Général et KPENGAÏ, Directeur Technique jusqu’à ce jour.

Alors, ce noyau n’était-il pas suffisant pour faire un travail de lobbying, de marketing en faveur des compétences Gbaya susceptibles d’impulser la machine dans tels ou tels domaines ?

Malheureusement, c’est par le canal des Gbaya en interne et en externes au système, que les manipulateurs ont fait véhiculer les intoxications auprès du Président TOUADERA pour créer en lui, la réticence et la méfiance envers certains cadres Gbaya y compris son propre parrain politique François BOZIZE et moi-même victime avertie.

  • Le régime avait-il besoin d’attendre que la situation soit pourrie pour faire appel à la France dans des formes bancales ?

La réponse à cette question est encore et toujours non et s’enchaîne par celle de savoir, si le régime actuel avait réellement besoin d’user de tous les moyens et réseaux médiatiques pour diaboliser la France, la taxant d’ennemie de la RCA avant de lui lancer un appel au secours dans l’agonie et de façon peu diplomatique ?

La diplomatie étant un puissant instrument de résolution des conflits et du développement, ses règles et principes de fonctionnement ont été édictés par Dieu qui la classe parmi les Ministères de souveraineté dont, la Défense, l’Intérieur et la Diplomatie. C’est pourquoi, sa gestion exige du Ministre en charge, une parfaite connaissance et maîtrise de l’espace géographique, historique, administrative et politique du pays. Ce que le régime a méconnu, ignoré ou négligé pour des diverses raisons suivant la théorie de ‘‘C’est notre Tour’’.

  • Le régime avait-il besoin de recruter et d’armer des milices en cascades ?

La réponse à cette question est encore non, et toujours non car, la gestion d’un pays post-conflits requiert prudence, précaution, prévention et anticipation. Dans le cas des crises profondes comme celles de la République Centrafricaine, les autorités politiques et militaires n’avaient nullement pas besoin de mettre à la retraite par vagues, des militaires, policiers et gendarmes ayant déjà une parfaite connaissance et maîtrise du terrain.

Mais, pour des intérêts financiers, des projets non conçus par les dirigeants du pays ont été imposés ou favorisés par les autorités Centrafricaines qui en ont tiré des bénéfices personnels pour des recrutements dont les produits ont constitué de chair à canons, rendant la  protection du peuple et la défense du territoire quasi impossible, oubliant que pour des raisons d’efficacité face à une crise sécuritaire, le Président Français François Hollande avait rappelé les retraités militaires, policiers et gendarmes lorsque la Côte d’Azur était menacée par les terroristes.

Et, pour jeter la poudre aux yeux du peuple et évidemment aux yeux du Président de la République dont ils ont abusé de la confiance et de la disponibilité, ils s’organisent en réseaux de déclarations, de compte rendus incongrus, recrutent à tour de bras, des anciens auto-défenses du Km 5 contre argent (150 000F pour certains, 200 000F pour d’autres) qu’ils habillent en tenues bleues de la police et, embarqués dans des BJ75, ceux-ci sont lancés sur le terrain, créent de désordre aux prix de leur propre vie et ceux des innocentes populations.

Pauvres Centrafricains, les armées étrangères et les milices n’ont jamais sauvé un Pouvoir de Dieu. Presque tous les Présidents Centrafricains l’ont vécu à leurs dépens. Seules, les Forces Armées d’un pays, mises en confiance et gérées selon la déontologie et l’orthodoxie y relatives, sont capables avec l’aide des armées célestes, de protéger un régime et un peuple et, de défendre l’intégrité du territoire national. C’est la seule recette valable que ceux qui ont le Pouvoir de Dieu ou, qui voudraient l’avoir se doivent de retenir, de l’assimiler et de la mettre en pratique s’ils veulent séjourner longtemps au Pouvoir et en goutter le miel.

  1. Des deux (02) bandes magnétiques qui ont fécondé la thèse de guerre inter ethnique

Une idée, une proposition ou une pensée n’est formulée et posée comme thèse, qu’à partir d’une ou des situations vécues et dont la leçon qui en découle, peut servir comme moyen de prévenir des situations similaires à l’avenir ou, d’empêcher les mêmes cas de se reproduire.

Ainsi, l’histoire des deux (02) bandes magnétiques remonte des agitations politiques qui ont secoué l’Empereur BOKASSA 1er, à partir des années 1977 et qui ont eu raison de cet Empire le 20 Septembre 1979 et, qui n’ont donné aucun repis au Président David DACKO, lors de son passage pour la deuxième fois au Pouvoir baptisé DACKO 2 du 19 Septembre 1979 à Septembre 1981.

En effet, le régime de l’Empire BOKASSA 1er, a été bravé par des mouvements estudiantins et scolaires conduits de mains de maître par le leader NDODE Alias MALABAR de la région Nord du pays et précisément de la Sous préfecture de Batangafo. Les mouvements des élèves et étudiants ont été renforcés et soutenus par des actions politiques et militaires dans la clandestinité des grandes figures comme Ange Félix PATASSE, IDI LALA, le Général MBAÏKOUA (paix à leurs âmes) et tant d’autres cadres issus de la savane ou de la région Nord du pays.

Et, dans les vagues qui ont entraîné le passage du Pouvoir de DACKO au Président André KOLINGBA qui fut son chef d’Etat Major de l’Armée, il y eut une réunion restreinte de sécurité à Gbangouma à laquelle, prenaient part, le Président David DACKO, le Général André KOLINGBA, le Général Timothée MALENDOMA pour ne citer que ceux-ci. Au cours de ladite réunion, l’idée de neutraliser les cadres civils et militaires gbaya et ceux de la savane nord avait été avancée et retenue comme le seul paramètre pouvant garantir la stabilité du Pouvoir pour les ethnies minoritaires en terme de densité de population.

Après le coup d’Etat du 19 Septembre 1981, avec l’arrivée du général André KOLINGBA au Pouvoir, suivie de l’éparpillement des hommes politiques et militaires, les deux (02) bandes magnétiques se sont retrouvées au Congo (à Brazzaville) entre les mains du compatriote Raphaël NAMBELE cadre du MLPC, Journaliste à la radio Centrafrique (paix à son âme).

Et, le Premier Ministre Ange Félix PATASSE, homme très vigilant et très stratège, lors d’un voyage à bord de l’Avion AIRCA 86 de Paris – Brazzaville via Lomé alors qu’il rentrait à Lomé au Togo son pays d’asile, après une conférence sur l’Agriculture tenue à Paris en France, remet sa carte de visite au compatriote Antoine GBAPE, steeward à bord dudit Avion et qui résidait à Brazzaville puis, lui confie la mission de tout mettre en œuvre pour retrouver Monsieur NAMBELE afin que celui-ci le retrouve à Lomé avec les deux (02) bandes magnétiques.

Après deux (02) mois de recherches entrecoupées par les vols, le compatriote GBAPE reçoit NAMBELE, un matin après que la commission lui fut faite par le sieur MOHOLO, chargé par GBAPE. Mais, Monsieur NAMBELE, par crainte mêlée à la peur de la peur, déclina la mission au profit de Monsieur MOHOLO qui retrouva le Premier Ministre PATASSE à Lomé au Togo avec les deux (02) bandes magnétiques.

  • L’Avènement de PATASSE au Pouvoir et l’expérimentation de la thèse des deux (02) bandes magnétiques.

Les teneurs de deux (02) bandes magnétiques ayant été écoutées par les plus proches collaborateurs politiques du Président PATASSE, certains stratèges vont tenter d’expérimenter l’idée de maîtriser les cadres civils et militaires de la savane ou du Nord du pays à leurs propres manières. Deux (02) approches se sont très vite révélées et mises en œuvre :

  • Neutraliser, empêcher les proches parents du Président à avoir accès avec celui-ci.

Cette politique a été outrancièrement pratiquée par les cadres du MLPC non originaires du Nord contre les parents biologiques du Président PATASSE et contre certains de ses proches qui pouvaient l’édifier sur certains dérapages éventuels. C’est le lieu de citer :

  • Les nombreux parents du Président PATASSE encore en vie et qui se souviendront des longues queues d’attente derrière les portails de la résidence ou du Palais des jours, des semaines voire des mois au bon gré de Monsieur MOHOLO, devenu l’incontournable Chargé de Mission Particulier et présent dans tous les voyages et déplacements du Président PATASSE et qui pouvaient, exiger d’ importante somme d’argent avant toute rencontre avec le Président ;
  • Le frère cadet direct du Président PATASSE, Edouard PATASSE encore en vie se souvient, se souviendra toujours comment, il a été diabolisé, dépeint auprès de son frère aîné d’un super alcoolique, le visage toujours en blessures au point qu’un jour, il soit allé manquer Monsieur Eric SORONGOPE à son domicile aux 92 logements avec calibre 12 en main.

Et, malgré les bons offices du Ministre d’Etat Michel GBEZERA BRIA ayant permis au Président PATASSE de confier son cadet sous la bonne grâce du Ministre des Mines d’alors, le défunt André LATOU, de surcroit de l’Ouham-Péndé, celui-ci va se jouer littéralement de Monsieur Edouard PATASSE. Une deuxième intervention de Monsieur GBEZERA BRIA conduira le Président PATASSE à confier la mission d’assister son frère dans ses projets de prospection à Paoua à Monsieur SANSCHAISE, un blanc, français bien entendu, ancien Proviseur du Collège Barthélemy BOGANDA de Berbérati. Malheureusement, Edouard PATASSE sera à nouveau roulé dans la farine. Les vices et antivaleurs ne sont pas seulement pratiquées par les noirs, faudrait-il le signaler et le préciser.

  • Empêcher les autres cadres civils et militaires notamment Gbaya la proximité avec le Président PATASSE

Très rapidement, et pour des intérêts égoïstes et partisans, le projet des deux (02) bandes magnétiques fut exploité et mis en œuvre par des cadres civils et militaires de l’Ouham-Péndé et certains de l’Ouham contre les cadres civils et militaires Gbaya. A ces extrémistes, il faudrait ajouter le grand manipulateur au cerveau très fertile en la matière, le sieur Jean Jacques DEMAFOUTH de la Préfecture de la Kémo, Banda de Sibut.

Les opérations des Manipulations croisées se seraient soldées par :

  • Le départ des autres cadres non Gbaya membres du bureau de la SODEBOSS (Solidarité pour le Développement de la Sous-Préfecture de Bossangoa), une organisation apolitique créée avant l’avènement de PATASSE au Pouvoir. Les départs volontaires tous Kaba ressortissants de Bossangoa sont allés faire croire au Président PATASSE que la SODEBOSS a été créée par les Gbaya pour combattre le Président PATASSE, relèvera un jour, sa défunte femme Lucienne PATASSE au cours d’une réunion de SODEBOSS au domicile du défunt Pierre NGAÏBONANOU ;
  • Les menaces et attaques lancées contre Jean Serges WAFIO et les autres cadres Gbaya pour avoir critiqué bien que MLPC, le gouvernement du Premier Ministre Martin ZIGUELE de trop ethnique. Cette lutte a conduit au départ massif des cadres Gbaya du MLPC ;
  • Le complot ourdi et orchestré contre le général BOZIZE alors, Chef d’Etat Major de l’Armée aux temps chauds des crises politiques et dont le maître à jouer était le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense Monsieur Jean Jacques DEMAFOUTH, fustigeant et accusant le Chef d’Etat Major de l’Armée Monsieur François BOZIZE de toujours faire la rétention du carburant pour les opérations militaires en temps réels.

L’on se souviendra des reproches publics médiatisés faits au Général BOZIZE un plein midi au Palais, en présence des militaires et des membres du gouvernement sur instigation de son Ministre Jean Jacques DEMAFOUTH.

Et, en dépit des perspectives du Premier Ministre Martin ZIGUELE à vouloir étudier les moments propices au limogeage du Général BOZIZE, les manipulateurs ont eu raisons du Premier Ministre. La tentative d’arrestation du Chef d’Etat Major de l’Armée en l’absence du Premier Ministre en mission a accouché en fin de compte la fin du régime de PATASSE.

  • De la guerre inter ethnique à la guerre de religion

Avec le régime du Président François BOZIZE, à commencer par la transition consensuelle ayant mobilisé et fédéré toute la classe politique centrafricaine suivie du premier quinquennat qui a donné de la lueur d’espoir au peuple Centrafricain tellement, tous les indicateurs au développement étaient au vert, les cupides Centrafricains assoiffés du Pouvoir et de richesse, manipulés par les Maîtres cachés ont commencé par appliquer la thèse de la guerre inter ethnique.

Ainsi, usant des canaux offerts par la guerre de positionnement inter gbaya au sein du régime BOZIZE, les manipulateurs, les acteurs et co-acteurs, jouant sur la fibre de la colère spontanée et sans confrontation du Président BOZIZE, ont réussi à écarter tous les cadres loyaux au Président pour enfin, venir à bout du régime sous le masque de guerre de religion. Inutile d’insister là car, la situation a été suffisamment développée dans le désarmement des cœurs et des Esprits Centrafricains.

Aussi, le très bref régime de transition du Président Michel NDOTODJA a-t-il aussi pratiqué à outrance cette même politique dangereuse de la manipulation tendant toujours à servir de couvertures des pillages des richesses d’un côté, et de l’autre côté, à la protection et à la défense des incompétents et médiocres cadres.

Il est intéressant de rappeler pour mémoire quelques aspects de cette pratique dangereuse sous le très court régime du Président NDOTODJA :

  • A peine arrivé et dans la perspective de former son gouvernement et que mon nom avait été avancé, un Gbaya, ancien Ministre du régime BOZIZE qui a vite rallié le camp NDOTODJA a interjecté non, pas celui-là, c’est l’homme de BOZIZE ;
  • Rappelé en consultation par le Président NDOTODJA en Mai 2013 et durant l’attente de l’audience, les manipulateurs ont fait dire au Président NDOTODJA que j’étais déjà parti rejoindre l’ancien Président BOZIZE au Cameroun. Il a fallu l’intervention de l’Ambassadeur Directeur de Cabinet des Affaires Etrangères Monsieur Honoré NZISSIWE (paix à son âme) pour rétablir la vérité et pour que je sois reçu ;
  • A l’issue de la deuxième audience que le Président NDOTODJA m’a accordée en compagnie du Chargé d’affaires sur pied au Koweït, Monsieur Chéick AMODI et devant un parterre de Ministres et Conseillers, le conseiller SALAMATOU me confiera après : « Monsieur l’Ambassadeur, vous avez bien parlé sinon, vous devriez rester au Camp de Roux car, tout ce monde disait au Président que vous actionnez les Anti-Balaka de l’autre côté du fleuve. Le Président a voulu les confronter avec vous. Par trois fois l’on a amené votre décret de limogeage mais par trois fois, le Président NDOTODJA a refusé de signer » sic !

Au-delà de toutes les faiblesses administratives, politiques et diplomatiques, le Président NDOTODJA avait une capacité d’écoute et de vérification sinon, il m’aurait fait disparaître quand un groupe de Gbaya dont mon frère de même village lui ont fait parvenir une fiche mensongère en mon nom sur un sujet d’extrême délicatesse.

Le régime de Transition de la Présidente Catherine SAMBA-PANZA n’a pas non plus, échappé à la règle car, du gouvernement de technocrates qu’elle avait déclaré avant la formation dudit gouvernement, la théorie de la manipulation l’a conduite à un gouvernement de famille presque, de prédateurs avant de laisser au régime démocratiquement élu, une fondation insolite et des textes truffés de toiles d’araignée que le nouveau locataire n’a pas su déceler.

Il importe de rappeler que dans l’attente d’avoir les moyens pour mon retour en poste et payer les arriérés de loyers de la chancellerie et de la Résidence, Madame Catherine SAMBA-PANZA devrait faire son premier voyage à Kinshasa au sommet des femmes Francophonie. Je fus invité par son Cabinet à préparer ce voyage auquel je devrais prendre part.

Malheureusement, les manipulateurs vont vite laisser croire à la Présidente que j’étais relevé et un nouvel Ambassadeur était déjà en poste. C’est donc surplace à Kinshasa que Madame la Présidente se rendra compte que je n’étais pas relevé comme allégué. A son retour, le Ministre d’Etat Conseiller Spécial d’alors, Monsieur MAHAMAT KAMOUNE m’enjoindra de tout mettre en œuvre pour repartir en poste. Ce qui fut fait.

Mais, quand je suis descendu à Bangui pour les élections législatives, muni et couvert par une mise en disponibilité pour la période électorale, les manipulateurs et les cupides qui ont profité de mon absence pour utiliser mon nom et le symbole de l’Etat pour importer des containers de marchandises au profit des tiers, ont réussi à faire rapporter le décret me nommant en pleine période électorale.

Et, en dépit des preuves tangibles, les délinquants n’ont jamais été sanctionnés. Certains ont connu des promotions, d’autres gardent encore leurs postes et tous, ils ont migré vers le régime de rupture du Président TOUADERA où, les activités de nuisances, par intoxications et par la manipulation sont florissantes et alléchantes.

  1. Que faut-il retenir et que faire ?

Le regard critique, objectif mais très succinct sur la situation inquiétante de la République Centrafricaine et celle de son peuple conduit à retenir que :

  • La manipulation est bien présente et constitue l’ennemi numéro 1 du peuple Centrafricain et une arme à destruction massive des richesses et ressources du pays avec la complicité agissante des Centrafricains éclairés ;
  • L’instinct de guerre inter ethnique et de religion n’habite pas en chaque Centrafricain de souche mais, que cet instinct est l’œuvre imaginaire et manipulée des Maîtres du monde avec les Centrafricains cupides en quête de richesse et du pouvoir. Le Président François MITERAND l’a bien perçu, bien compris et bien dit dans son discours de la Baule le 20 Juin 1990, en précisant que le colonialisme est encore présent en Afrique lorsqu’il s’aperçoit que le flux d’argent qui part des pays pauvres vers les pays riches est plus important que le mouvement inverse, c’est bien le cas de la République Centrafricaine. C’est le colonialisme d’affaires.
  • Les véritables agents destructeurs de la nation centrafricaine et la déshumanisation du peuple restent et demeurent les Centrafricains et singulièrement, les intellectuels ou les éclairés totalement déconnectés des réalités de leur propre pays et aveuglés par la recherche effrénée de la richesse et du pouvoir ;
  • L’ignorance et la promotion de l’analphabétisme sont organisées et entretenues en République Centrafricaine par les Maîtres du monde et leurs complices nationaux aux fins de continuellement abuser du peuple et piller à grande échelle le pays ;
  • La pratique de la Manipulation par les dirigeants et représentants du peuple est une menace grave et un danger réel pour l’avenir du pays en terme de morale, du civisme et d’éthique ;
  • La perpétuation de cette politique d’asservissement entretenue et soutenue par les Maîtres du monde, risque à la longue de faire disparaître la nation centrafricaine en tant que peuple par le déclanchement éventuel d’une guerre fratricide qui pourrait entraîner une troisième guerre mondiale ;
  • Le double langage des intellectuels, des éclairés, des hommes politiques, des religieux et autres cadres des différents secteurs d’activités du pays est une menace latente sur l’unité nationale et sur la paix…

Et, au-delà de ce qu’il est convenu de retenir ci-haut rappelé de manière sommaire, il faudrait aujourd’hui et maintenant, que les Centrafricains sans distinction aucune :

  • Prennent conscience de la situation de misère et de néo-esclavage où ils se retrouvent, où ils sont replongés par la faute de leurs propres frères et sœurs et sur leur propre naïveté ;
  • Décident de sortir de cet état pour être réellement libres et indépendants ;
  • Changent de visions et de directions politiques axées sur le peuple et sur la nation centrafricaine ;
  • Acceptent de s’armer de Vérité, d’Amour et de Justice pour combattre énergiquement et efficacement la manipulation avec tous ses attributs dont le mensonge, les intoxications, les trahisons ; les diffamations et autres ;
  • Décèlent et réprimandent toute cupidité ;
  • Dominent et surpassent leur égoïsme forcené en considérant les intérêts des autres ;
  • Développent un esprit et un sentiment de partage et de justice ;
  • Participent activement à la refondation de la nation centrafricaine dans l’unité, la paix, le travail, l’Amour et la Vérité…

Tout cela exige, des leaders, des dirigeants et des représentants régénérés, ayant une forte conviction, non totalitaires au service du peuple et de la nation sous la conduite éclairée du Dieu Créateur.

CONCLUSION

Au terme de ce bref regard en partage avec les hommes et les femmes de bonne conscience qui sont, en ce moment très préoccupés par les barbaries qui font la renommée de notre pays et, qui nous distinguent des autres peuples du monde en ce XXIème siècle, siècle de la démocratie et de l’Etat de droit,

Je tiens d’abord à rappeler qu’en 2004, et très précisément le 21 Juin 2004, dans un article de réflexion liée aux comportements des Centrafricains, je faisais observer les paradoxes politiques qui tranchent entre les Oubanguiens de 1951 et les Centrafricains d’aujourd’hui. Avec moins d’intellectuels et très peu de partis politiques à l’époque, les Oubanguiens, sous la conduite éclairée de Barthélemy BOGANDA, ont démontré leur maturité politique face aux manœuvres manipulatoires en disant Non à l’esclavage.

Ensuite, je voudrais faire observer qu’avec un taux élevé de cadres biens formés, des politologues nantis en nombre important et des partis politiques qui foisonnent, la situation sociopolitique du pays est de plus en plus marquée par des cauchemars politiques provoqués par de nouvelles générations de Centrafricains enclins à la pensée matérialiste, à l’égoïsme et à la politique du ventre.

Ces vagues de cauchemars servent toujours de prétextes à des mouvements de conquête, de reconquête et de conservation du pouvoir par tous les moyens aux prix des souffrances, des vies humaines des Centrafricains et le pillage des richesses et ressources du pays. Et, dans cette méthode, le tribalisme, le fanatisme et la religion semblent être les voiles utilisés pour pousser les Centrafricains aux affrontements qui cachent les exploitations mafieuses et honteuses sous toutes leurs formes.

Enfin, je relève d’une part, que les nombreux changements de régimes n’ont rien apporté de substantiel dans le quotidien du Centrafricain. Au mieux, les pulsions égoïstes et égocentriques se transposent d’un régime à un autre. Elles pourront s’intensifier dangereusement au regard de la prise de positions actuelles des uns et des autres face à la mort lente du peuple. Les plates formes politiques qui se créent à tour de bras, les alliances politiques qui se font et se défont sur calcul d’intérêts personnels, les décisions politiques impopulaires qui se prennent sans liens avec les réalités du pays, et les déclarations incongrues des partisans et fanatiques politiques pour soutenir la mangeoire, rien que la mangeoire dans l’un ou, dans l’autre sens, en sont des indices certains et,

D’autre part, je voudrais focaliser le regard de mes compatriotes Centrafricaines et Centrafricains sur la source de ma profonde motivation et de mon désir ardent pour un tel regard, une source ainsi libellée : « Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part. » Parole de Dieu dans Ezéchiel 33 : 7.

Alors ! Puissent les Centrafricaines et Centrafricains ainsi que toutes personnes de bonne volonté, accepter d’accomplir cette mission de l’Eternel Dieu qui consiste à avertir les dirigeants, représentants et tout le peuple Centrafricain afin qu’ils se détournent chacun de sa mauvaise voie ?

Puissent les Centrafricains (gouvernants et gouvernés), entendre les avertissements de l’Eternel Dieu, prendre conscience de leurs responsabilités pour se détourner de leurs mauvaises voies afin que cessent les crises et qu’ils vivent selon la promesse de Dieu ainsi formulée ? : « Dis leur : Je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Eternel, ce que je désire,

La rédaction

 

 

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