CENTRAFRIQUE-SÉCURITÉ: CINQ (5) ÉLÉMENTS DE LA GENDARMERIE NATIONALE REFUSENT DE REJOINDRE LEUR POSTE D’AFFECTATION Á OBO

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Selon les informations diffusées sur les ondes de la radio Guira FM de la Minusca et confirmées par les autorités locales de la préfecture du Haut Mbomou, cinq (5) gendarmes régulièrement affectés à la brigade de la gendarmerie territoriale d’Obo, chef-lieu de ladite préfecture situé à 1253 km au sud-est du pays, n’ont pas effectué le déplacement par le vol aérien spécial de la Minusca ce mardi 18 juin pour rejoindre leur poste d’affectation à Obo.
En effet, alors que six (6) sièges étaient réservés dans l’avion onusien pour transporter le chef de brigade(CB) de la gendarmerie territoriale d’Obo et ses 5 éléments pour marquer et renforcer l’autorité de l’Etat dans ladite circonscription administrative et aider les autorités politiques et administratives et la population en matière de sécurité de proximité, de police judiciaire, de renseignements…, seul l’adjudant Jean de Dieu Mihini Pahevoulou, le CB titulaire, a répondu à l’appel de l’Etat pour se mettre en ordre de bataille pour Obo en prenant l’avion pour s’y rendre. Les 5 gendarmes mis à sa disposition ont quant à eux refusé de faire le déplacement et n’ont donc pas été à l’aéroport ce mardi 18 juin matin pour enregistrement et embarquement.
Selon un ancien de la gendarmerie interrogé, le comportement des 5 gendarmes est d’une extrême gravité et peut être considéré comme de la haute trahison, rébellion, démission en temps de paix, délits prévus et punis par le Code de justice militaire de la République centrafricaine et la réglementation militaire applicable aux gendarmes. Les 5 gendarmes rebelles et déserteurs sont passibles de la peine d’emprisonnement ferme d’une durée de 2 à 10 ans, ce qui va entraîner leur rétrogradation et leur radiation pure et simple du contrôle de la Gendarmerie nationale. Ils seront donc, après leur condamnation, remis à la disposition de leurs parents pour emploi dans leurs villages respectifs.
L’attitude des 5 gendarmes est la preuve qu’il ya encore des brebis galeuses dans les forces publiques centrafricaines. Malgré les multiples formations qu’ils reçoivent dans les domaines de l’éthique et de la déontologie, de la réglementation militaire, des Droits de l’homme, du Droit international humanitaire, du rôle qu’ils ont à jouer auprès de la population et des autorités locales, il ya encore des loups dans la bergerie, des couilles molles, des sans conscience professionnelle, des mauvais porteurs de tenue qui ne veulent que travailler dans les zones où ils ont de l’argent et le sexe faciles. C’est certainement la génération de ceux qui étaient recrutés et formés sous le régime Bozizé sans le moindre respect des critères rigoureux et idoines. Ceux-là sont prêts à capituler devant l’ennemi et à abandonner la population civile a son triste sort.
Ils veulent seulement travailler à Bangui et dans les préfectures de l’Ombella-M’poko, la Lobaye, la Sangha-Mbaéré, la Mambéré-Kadéï et la Nana-Mambéré, c’est-à-dire là où il ya la paix relative, du lait et du miel, comme s’ils étaient formés pour travailler seulement dans les zones de paix, où l’enrichissement illicite est facile et rapide.
Leur comportement jette un discrédit sur les forces publiques centrafricaines et surtout sur les autorités du pays, ainsi que la société civile centrafricaine et les populations centrafricaines en général qui, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, en passant par le Centre, sont unanimes pour demander la réhabilitation des forces publiques et le redéploiement des forces publiques dans l’arrière-pays en vue de sécuriser les populations et protéger leurs biens.
Le comportement de ces gendarmes est de nature à faire croire à la communauté internationale que les forces publiques centrafricaines ne sont pas encore sérieuses, ce qui risque d’amener le Conseil de sécurité des Nations Unies à ne pas lever l’embargo sur les armes à destination des forces gouvernementales. Simplement parce que ceux qui sont chargés d’utiliser ces armes sont des indisciplinés qui, de surcroit, refusent d’aller travailler pour les populations de l’arrière-pays, alors qu’ils ont été placés sous le drapeau pour aller travailler partout sur toute l’étendue du territoire. Cette sanction servira d’exemple à tous les porteurs de tenue qui sont déjà des spécialistes d’indiscipline ou qui seront tentés par des comportements de rébellion et haute trahison au sein de leurs corps respectifs, qu’ils soient des FACA, de la police ou de la gendarmerie.
Le haut commandement de la Gendarmerie nationale est invité à prendre ses responsabilités.
Affaire à suivre.
Damoclès Diriwo
Source: MEDIAS+

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