Centrafrique : « Scandale » : l’Office français de protection des réfugiés et apatrides soutient le criminel Touadéra en violation de la Convention de Genève du 28 juillet 1958

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Après le coup d’état de la Séléka, Monsieur Faustin Archange Touadéra qui avait assumé les fonctions de premier ministre sous le régime du président François Bozizé Yangouvonda, de 2008 au 23 mars 2013, avait réussi à atteindre la Métropole. Aussitôt, il avait saisi l’Office français de protection des réfugiés et apatrides d’une demande d’asile politique afin d’être admis au statut de réfugié.

Depuis lors, ce Monsieur bénéficie effectivement du statut de réfugié politique en France, et contrairement à l’information selon laquelle il a officiellement demandé en 2016 et fait la démarche administrative pour le retrait de la jouissance, finalement il n’en est absolument rien. C’est donc en sa qualité de réfugié politique qu’il a été déclaré élu président de la République centrafricaine, au lendemain des élections groupées de 2015. Huit années plus tard, il jouit toujours de ce statut, et le reste de toute sa famille vit actuellement dans la commune résidentielle de Villeneuve – d’Ascq, située dans le Nord de la France. Ses deux épouses sont aussi des réfugiées, l’une à Angers et l’autre à Lille. Celle qui s’appelle Marguérite et qui vit à Bangui avec lui, détient, tout comme l’autre, un passeport diplomatique qu’elle utilise pour se rendre régulièrement en France et Europe, en parfaite contravention avec la réglementation liée au statut dont elle est bénéficiaire. Les trois (3) enfants dont les noms sont Touadéra Walkon Thom Harry, Touadéra Ndarawesset Evariste Steven, tous les deux réfugiés, et Touadéra Mongboa Helda Josephe, étudiante, continuent de bénéficier allègrement des droits alloués au titre d’exilés politiques et n’ont jamais demandé une révision de leur situation.

Selon des informations parvenues à notre rédaction courant 2017, des sources proches de la présidence centrafricaine rapportaient qu’une instruction, à la demande de M. Faustin Archange Touadéra, était en cours aux fins d’obtenir l’annulation pure et simple de leur statut, à moins qu’ils ne puissent expliquer à l’OFPRA de manière pertinente, convaincante et incontestable pourquoi ils souhaitent  continuer de jouir des droits liés à leur statut si particulier, alors que leur Père est président d’un pays qui s’en prend à longueur de journée à la France et à ses intérêts. Quelques années plus tard, ces informations se sont révélées inexactes. En effet, en 2021, la rédaction du Journal « Le Tsunami »  a été destinataire d’une copie de l’avis d’échéance de loyer pour le logement occupé par la famille Touadéra pour le mois de janvier 2021. Sur ce document, il est libellé un montant à régler de 925, 14 euros, d’une part, et il est mentionné « qu’à partir du 1.01.2021, les APL seront calculées sur les 12 derniers mois connus. Le montant de l’APL sera ajusté tous les trois (3) mois pour correspondre de façon juste à votre situation actuelle…. », d’autre part.

Ainsi donc, quoique président d’un Etat souverain et bénéficiaire des fonds spéciaux d’un montant d’un 1 milliard de Fcfa, inscrits annuellement dans le budget de la présidence de la République, de 2016 à 2023, celui qui se présentait comme le candidat des pauvres, mais qui est devenu entretemps le bourreau de son peuple et l’homme le plus riche du pays, refuse de déménager de son HLM sis dans la commune résidentielle de Villeneuve – d’Ascq située dans le Nord de la France. C’est tout simplement un acte de forfaiture d’état, de déloyauté, de malhonnêteté, de perfidie et de tripotage qui est indigne de son statut de président de la République. Si cet acte lui permet de faire croire à l’opinion nationale et internationale qu’il est « clean » et « poor », cette perfidie humilie et fait couvrir de honte tout un peuple et doit faire retourner dans sa tombe l’empereur Bokassa 1er qui avait acquis des châteaux en France. Par cet acte, l’image, l’honneur et la dignité de la République centrafricaine et du peuple centrafricain sont à jamais plongés dans la boue nauséabonde et puante du déshonneur et de l’indignité.

En effet, le logement social a été créé pour améliorer les conditions de logement des couches populaires et moyennes. L’article 140 de la loi SRU précise ainsi que « toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières », a droit à ce type de logement « en raison notamment de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’existence ». Les plafonds de loyers et de revenus des locataires sont fixés chaque année par décret et diffèrent selon la localisation, le type de conventionnement et la composition des ménages locataires. Pour que les loyers restent bas les pouvoirs publics fournissent une aide indirecte, versée non au locataire, mais au bailleur, sous forme de facilités de financement, de subventions, de déduction fiscale, etc. Cette aide est assortie de conditions sur la qualité du logement et le montant des loyers. Et quelles sont les conditions à remplir pour prétendre à un logement HLM ? Vous devez être de nationalité française ou être étranger en situation régulière sur le territoire français (cartes de résident, de séjour temporaire, de résident privilégié, de séjour de ressortissant de la CEE, étranger admis au séjour au titre du droit d’asile…). Vos  ressources (et celles de l’ensemble des personnes vivant dans votre foyer) ne doivent pas excéder les plafonds fixés annuellement par l’état.

Fort de ce qui précède, si jamais, pour être en règle vis – à – vis de son nouveau statut, celui de chef d’Etat,  M. Faustin Archange Touadéra avait demandé la modification de son statut de réfugié politique, il aurait dû enclencher la procédure de restitution du logement social qu’il occupait, lui et toute sa famille. Ce qu’il n’a jamais fait. Comme quoi, ce Monsieur, non solum a toujours menti au peuple centrafricain et entretient des relations intéressantes et très intéressées avec la France, sed etiam, il ne souffre d’aucun doute qu’il est soutenu dans ce cas de flagrante violation des dispositions de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 par l’OFPRA. Assurément, en tant que « réfugié », ce Monsieur n’avait pas le droit de retourner en Centrafrique où sa sécurité et sa vie étaient en danger. Or, ce dernier a usé de son passeport de réfugié ou d’un autre document de voyage pour se trouver sur le territoire centrafricain, y a pris part à des élections législatives et présidentielle en 2015, et depuis le 30 mars 2016, assume les plus hautes fonctions de l’Etat, celles du président de la République, sans que l’OFPPA n’eût eu à dénoncer sa nouvelle situation, et, de facto, à lui retirer toute jouissance de son statut de réfugié avec toutes les conséquences qui en découlent pour lui, son épouse Marguérite et tous ses enfants.

En tant qu’établissement public administratif créé par la loi du 25 juillet 1952, en charge de l’application de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, puis de la Convention de New York de 1954, l’OFPRA, qui statue en toute indépendance sur les demandes d’asile et d’apatridie qui lui sont soumises, ne peut pas aujourd’hui ignorer que c’est en parfaite illégalité que Monsieur Faustin Archange Touadéra continue de bénéficier de son statut de réfugié et des droits sociaux qui sont à lui reconnus ainsi qu’à sa famille. Plus grave, depuis 2017 à ce jour, ce Monsieur est devenu un grand criminel qui a rétréci l’espace politique, civique et médiatique, qui a contraint ses compatriotes à l’exil à cause de leurs opinions politiques, a fait appel à des mercenaires du Groupe Wagner et rwandais. Ceux-ci  tuent impunément, violent des femmes et des filles, torturent, humilient, incendient des maisons et greniers, contraignent des populations civiles à des fréquents déplacements, sodomisent les Faca, plongent vivants des supposés rebelles dans des fûts d’acide sulfurique, charcutent des jeunes filles tombées enceintes et pillent les ressources naturelles, minières et foncières de tout un pays. Le 30 juillet 2023, il a convoqué le corps électoral à un référendum constitutionnel aux seules fins d’échapper à la justice et de s’octroyer une présidence à vie.

En refusant de dénoncer officiellement le statut dont se prévaut M. Faustin Archange Touadéra, celui de son épouse Marguérite et celui de tous ses trois (3) enfants, l’OFPRA ne contribue – t – elle pas à soutenir un criminel et à empêcher d’autres réfugiés plus vulnérables à hériter de leurs droits ? Pourquoi l’OFPRA continue – t – elle d’accepter que la famille de ce dernier vivant à Lille puisse vivre tout aisément dans un HLM, alors que le chef de famille est président d’un pays, jouit de son droit à la liberté et à la vie, mais interdit à ses compatriotes d’en faire usage, et insulte à longueur de journée la France ? Comment peut – on s’en prendre à la France, ses ressortissants et ses intérêts économiques et s’obstiner à être protégé par la France ? Est – ce à dire que la situation de ce Monsieur n’a – t – elle jamais changé depuis 2015 ? De tout ce qui précède, l’OFPRA est – elle en règle vis – à – vis de la Convention de Genève ?

Pour son honneur et sa crédibilité, l’OFPRA doit s’expliquer sur le cas Touadéra, dans les meilleurs délais.

Jean – Paul Naïba

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