Centrafrique : Scandale et braquage judiciaires dans la Kémo

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Scandale et braquage judiciaire dans la Kémo !

Pendant que les autorités administratives et judiciaires se battent pour établir un État de Droit, avec l’installation de l’autorité de l’État à travers tout le pays, certains Centrafricains, fonctionnaires du Département de la Justice, aussi véreux soient-ils, se permettent d’user de leur autorité, pour arnaquer et braquer la paisible population de nos provinces, qui est déjà affaiblie par les Séléka et les anti-balaka, mais qui, dans l’instinct de survie, tente désespérément de se relever. Saisie des cabris pour compenser les « frais de justice » et autres trafic d’influence, caractérisent certains hauts fonctionnaires de la Justice, affectés en provinces, qui forment un réseaux de la haute mafia…

Le cas récent est celui de Monsieur LONDO SANA Jean, ce valeureux fils du pays, la trentaine, commerçant à Dékoa, qui a passé dix (10) bonnes journées dans les locaux du Commissariat de Police de Dékoa, puis à la Maison d’arrêt de Sibut, en flagrante violation des dispositions de l’article 18, alinéa 4, qui stipule « la garde à vue ne peut excéder quarante huit (48) heures. À l’expiration de ce délai, la personne gardée à vue doit être relâchée ou mise à la disposition de l’autorité judiciaire compétente. »

Le calvaire de ce compatriote a commencé quand, après s’être séparé de sa première femme (avec qui il vivait en concubinage) pour incompatibilité d’humeur et avec qui ils ont eu quatre (4) enfants (dont le dernier a déjà l’âge scolaire) ; mais s’est marié légalement avec une autre épouse, devenue madame LONDO SANA Evodie ; que la première femme, BISSABANDA Ella, qui continuait de vivre pourtant avec leurs quatre (4) enfants au domicile familiale de Monsieur LONDO SANA Jean, avec la mère de ce dernier et ses sœurs cadettes, à sa charge ; la mère des enfants donc, de commun accord avec le Président du Tribunal de Grande Instance de Sibut, avec juridiction à Dékoa (qui vivrait en copinage avec l’une de ses belles sœurs), va envoyer une convocation, signé du Procureur MBATTA, à monsieur LONDO SANA Jean, pour se présenter à son bureau le dimanche, 03 Septembre 2023, sans préciser l’heure comme le témoigne cette première image…

Le sieur, voyant qu’il ne peut se présenter devant le Président du Tribunal le dimanche, a finalement répondu le lendemain, 04 Septembre 2023 à 08h00mn pour se voir arrêté par le Commissaire de Police, GANDJO Robert, de la ville de Dékoa, qui va, après trois (3) jours de « garde à vue » le traduire devant le Président du Tribunal de Grande Instance de Sibut, celui-ci, à son tour, va simuler à son tour, une parodie d’audition en public, pour lui imposer le paiement d’une somme de quatre millions à la mère de ses enfants, assorti des frais de justice détaillés par le Greffier en Chef, sans qu’un jugement ne soit prononcée, comme l’illustre ce deuxième image, attestant le montant des supposés « frais de justice » s’élevant à deux cents treize mille huit cents (213.800) francs CFA…

Deux jours après, le mercredi, 06 Septembre 2023, il sera escorté manu-militari, du Commissariat à son domicile, par des Policiers, pour retirer la somme de sept cents mille (700.000) qu’il versera, à titre d’avance au Procureur, sans trace, bien sûr… Ah, Centrafrique, on en dira jamais assez !

Comme si la première tentative ayant marché que partiellement, il se verra établir un « Ordre de Mise en Liberté », comme l’atteste ce troisième image…

Ayant vu le miel qui coulait, le Greffier en Chef va, lui aussi, imposer les « dépends » à la charge du présumé LONDO SANA Jean, qui se verra contraint de lui faire un virement via Orange Money, de vingt mille (20.000) francs CFA dont copie de transaction jointe…

Le chronomètre étant enclenché, ce monsieur ne connaîtra pas de répit. Ainsi, après avoir déboursé ces montants susmentionnées, il verra encore l’incursion des Policiers de Dékoa à son magasin, le vendredi, 22 Septembre 2023, pendant qu’il recevait ses clients ; les Policiers vont le déporter manu-militari au Commissariat, « sur instruction du Procureur ». Cette fois ci, ce n’est plus question des quatre millions (4.000.000) francs CFA, mais c’est de l’obliger à « remettre la clé d’une maison qu’il a construite, à la mère de ses quatre (4) enfants, dont le dernier aurait dépassé déjà l’âge scolaire et de qui il s’est séparé voilà plus de cinq (5) ans ». Ayant opposé une fin de non recevoir, il sera automatiquement transféré à la maison d’arrêt de Sibut, Chef-lieu de la Préfecture de Kémo, d’où, il va passer en tout sept (7) jours.

Ses parents à Bangui, ayant eu vent de l’affaire, ont rapidement saisi, par courrier en dénonciation, Monsieur l’Inspecteur Général des Services Judiciaires, avec en ampliation, le Directeur Général des Services Judiciaire (1), le Procureur Général (1) et le Cabinet de Son Excellence, Monsieur le Ministre d’État, en charge de la Justice et de la Réforme du Droit, pour demander la restitution de la somme d’un million vingt trois mille huit cents (1.023.800) francs CFA de son petit commerce que ces autorités véreux lui ont pris indûment et ça sera JUSTICE, rendu à un Centrafricain lambda… Il a fallu ce bruit fait depuis Bangui, que finalement, monsieur LONDO SANA Jean est libéré, sans autre forme de procès, le jeudi, 28 Septembre 2023 à 08h00mn. AFFAIRE À SUIVRE… !

D’un de vos lecteurs

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