Centrafrique : Roméo Gribingui accusé d’avoir détourné la somme de 15 millions de Fcfa due au Cabinet International All Services Ingénierie

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Il s’appelle Roméo Gribingui. Il assume actuellement les prestigieuses fonctions de contrôleur général auprès des sociétés d’état et Autres, avec rang et prérogatives de ministre. Il n’a pas été nommé à ce poste hautement stratégique pour ses expériences dans le domaine de la gestion et du contrôle, ses compétences exceptionnelles et sa maîtrise réelle et incontestable de la technicité, mais plutôt à cause de son militantisme et de ses relations personnelles avec certains apparatchiks du régime de l’Imposture de Bangui. Au moment où nous mettons sous presse, en sa qualité de secrétaire national aux relations extérieures, assisté d’un certain Alain Mbaya, membre du bureau politique, il a participé le samedi 17 septembre 2022 à l’Université d’Eté ou à un Café – débat du Mouvement des Cœurs Unis en France, afin de redynamiser ses organes de base et mobiliser ses militants et ses sympathisants dans le cadre des préparatifs du probable référendum constitutionnel auquel tient tant l’Imposteur de Bangui pour une présidence ad aeternam vitam ou une dynastie monarchique.

Ceci étant dit, des renseignements généraux ont rapporté à notre rédaction qu’il est accusé par des sources proches du responsable du Cabinet International All Services Ingénierie d’avoir détourné la coquette somme de Quinze (15) millions de Fcfa, représentant la facture des frais de formation dispensée aux principaux cadres des sociétés d’état, des offices publics, des agences nationales et autres. Sommés par le ministre Roméo Gribingui, les directeurs administratifs et financiers de ces différentes structures dont les responsables ont pris part à cet Atelier de Formation, ont été « contraints » de plonger la main dans leurs caisses pour lui remettre le montant dû et sus- évoqué. Malheureusement, ce dernier n’a jamais reversé à qui de droit cette si importante somme avec un « acquit libératoire ». In fine, fatigué suite à plusieurs doléances et plaintes, M. Mesmin Régis Toko Kassi ne sait plus à quel saint se vouer afin de rentrer en possession du montant de sa facture.

A ce propos, sur sa page Facebook, l’on peut lire ce qui suit : « Le Cabinet All Services Ingénierie a eu le privilège d’accompagner le Gouvernement, via le Contrôle Général du secteur Parapublic, à travers un Partenariat Technique dans le cadre du Programme de Développement de Compétences des Entreprises et Établissements Publics(PDC-EEP 2020).Ce programme, dont le Contrôle Général de Secteur Parapublic (Primature) est l’initiateur, a été lancé ce jeudi 05 Nov 2020, dans la salle de conférence de l’hôtel Ombella Palace, suivit des travaux de formation qui prendront fin le samedi 07 nov à 17h. Ont pris part à ce programme, tous les Dirigeants sociaux(PCA ,DG ) et Cadres des finances ( DAF, AC, CF) des entreprises et établissements publics Centrafricains. Rappelons, que le Programme de développement de compétences des Entreprises et Établissements publics, est une approche développée pour renforcer la capacité des entités parapubliques à améliorer la qualité des services publics qui leurs sont confiés et pour les accompagner vers une contribution effective à l’économie nationale. Le Cabinet All Services Ingénierie, spécialisé dans l’ingénierie de formation et des Organisations tient à remercier le Gouvernement du bon sens réservé à la promotion du Partenariat Public/Privé et aussi remercier tous les Partenaires qui continuent de nous faire confiance ».

De ce qui précède, il ressort clairement, en sus de la grave accusation de l’acte de détournement soulevé, que le ministre Roméo Gribingui a fait montre dans l’exercice de ses fonctions d’une totale et flagrante inobservation des trois (3) grands principes fondamentaux que doivent respecter les administrateurs et les gestionnaires des crédits, quel que soit le montant du marché public, au regard des dispositions de la loi portant code des marchés publics et délégations de service public en République centrafricaine, à savoir la liberté d’accès à la commande publique, l’égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures. En outre, il est mis en exergue in hoc casu et de facto une certaine pratique manifestement illégale et irrégulière, celle de contournement d’engagement d’une dépense publique, celle d’extraction frauduleuse des crédits ouverts ou des recettes prévues et inscrites dans le budget de ces structures étatiques et leur affectation à des fins autres que celles pour lesquelles ces « ressources » ont été initialement créées par le législateur.

Un véritable acte de siphonnages des crédits, de faux et usage de faux et de malversations financières pour lequel une enquête doit immédiatement être diligentée par l’inspection générale des finances, et ce, pour la simple raison que la procédure budgétaire et comptable voudrait bien, selon les règles de l’art, que l’exécution d’une telle dépense fît, d’abord, l’objet de manière régulière et publique d’un avis à manifestation d’intérêt, d’un contrat et d’un engagement comptable et juridique, soumis au visa du contrôleur financier, sur une ligne de crédits prévue à cet effet et dotée d’une disponibilité suffisante.

Affaire à suivre…. !

La rédaction

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