Centrafrique : rien ne va plus entre l’Imposteur de Bangui et ses mercenaires russes

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FAUSTIN ARCHANGE TOUADÉRA PRIS EN ÉTAU N’EST PLUS À L’ABRI D’UN ATTENTAT DES WAGNER

1. Il s’en est fallu de peu pour que la République centrafricaine en ce 12 Octobre 2021 ne bascule dans le scénario apocalyptique rwandais du 6 Avril 1994 où le Falcon 50 qui transportait les présidents rwandais Juvénal Habyarimana et burundais Cyprien Ntaryamira a été abattu par le tir d’un missile au dessus de l’aéroport de Kigali.

2. Le président gabonais Ali Ben Omar Bongo avait affrété le jet présidentiel pour son homologue centrafricain afin qu’ils se rencontrent à Libreville. Mais seulement quelques instants après avoir décollé de l’aéroport Bangui-M’Poko en direction de l’aéroport Léon Mba de Libreville, l’avion présidentiel est obligé de faire demi-tour. Le Chef de l’État, Faustin Archange Touadéra, est aussitôt évacué en toute hâte par son service de sécurité.

3. Les informations encore parcellaires qui nous parviennent font état d’une alerte donnée par le contingent rwandais de la MINUSCA qui aurait convaincu le locataire du Palais de la Renaissance de renoncer précipitamment à son projet de voyage. Les bruits des couloirs parlent d’un complot visant à commettre un attentat contre l’avion présidentiel.

4. Les regards se tournent tout naturellement vers les forces paramilitaires russes de Wagner qui avaient préalablement lancé un ultimatum au Chef de l’État. Ils réclament 40 milliards de francs CFA de compensation pour avoir été débarqués brutalement de la douane centrafricaine. L’ultimatum devait prendre fin mercredi. Auraient-ils alors anticipé l’attitude du Chef de l’Etat connu pour ne jamais tenir ses promesses ?

5. Toujours est-il que des sources bien introduites au sein de la MINUSCA font état du vœu du Chef de l’État de désormais confier sa sécurité et celle de sa famille davantage aux éléments de la MINUSCA. Serait-ce là le début du désamour entre Touadéra et ses partenaires paramilitaires de Wagner ? Ici et là, des rumeurs circuleraient sur de possibles alliances, pour le moment localisées, entre les Wagner et la CPC. Avec cette nouvelle donne, le Président de la République devient de facto le prisonnier de ses hôtes de Wagner. Et l’on peut raisonnablement penser que ses jours seraient alors en grand danger.

6. La question qui taraude l’esprit et brûle les lèvres de tous est de savoir si le Chef de l’État maintiendra néanmoins son voyage pour le Gabon. Et dans ce cas de figure, quelles mesures de sécurité ont été prises pour garantir le décollage et l’atterrissage du jet présidentiel ? Les Centrafricains se souviennent que la seule fois où un Chef d’État de leur pays a payé de sa vie les défaillances sécuritaires de son service de protection, c’était avec le président-fondateur Barthélémy Boganda. Et là déjà il s’agissait d’un problème d’avion.

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