Centrafrique : »Référendum constitutionnel »: Pourquoi Mme Valentine Rugwabiza et la communauté internationale soutiennent le criminel Touadéra

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Des informations de sources crédibles, constantes et concordantes ont rapporté à notre rédaction, depuis le lancement de la campagne référendaire, le 15 juillet 2023, que Mme Valentine Rugwabiza et la communauté internationale ont décidé de soutenir le criminel Faustin Archange Touadéra dans sa détermination à liquider la démocratie en République centrafricaine, en toute flagrante violation de la constitution.

Ces sources affirment et soutiennent avec des éléments de preuve à l’appui la mise à sa disposition des moyens aériens et des matériels roulants, battant pavillon et portant l’enseigne de l’Onu, aux fins de lui permettre, à lui et ses ouailles, de battre campagne et d’acheminer des équipements électoraux dans les différents centres de vote, à travers le pays. Dans l’une de nos dernières parutions, nous avons porté, à l’attention de l’opinion nationale et internationale, l’image de l’arrivée de deux membres de son gouvernement à bord d’un aéronef onusien à Berbérati, chef – lieu de la Mambéré – Kadéï, en l’occurrence MM. Somsè de la santé publique et Kamach de l’environnement et du développement durable.

Une révélation très indélicate pour les plus hauts responsables de la Minusca et de l’Onu qui s’étaient officiellement engagés quelques mois plutôt à ne pas apporter leurs soutiens logistiques à l’organisation du référendum constitutionnel du 30 juillet 2023. Une posture qui a tout naturellement soulevé l’ire de toutes les forces vices de la nation et a provoqué des réactions très chaudes de la part des internautes contre la personne de Mme Valentine Rugwabiza. Si pour une majorité des Centrafricains, elle n’est rien d’autre que la résultante  de l’implication directe de Paul Kagamé dans la politique intérieure de la République centrafricaine, en contrepartie de pillages systématiques de ses immenses ressources naturelles et minières, pour une minorité d’entre – eux, quant à eux, c’est la conséquence sans fioritures de la manipulation de la communauté internationale par l’Imposteur de Bangui. Selon des sources diplomatiques, ces derniers n’auraient pas du tout tort.

En effet, ces sources ont révélé que l’Imposteur de Bangui n’a de cesse de rassurer les diplomates des cinq (5) Etats membres du conseil de sécurité qu’il reste et demeure le seul soutien à la présence de la Minusca  et à son maintien pour longtemps en République centrafricaine ; ce qui signifie en français facile que s’il venait à quitter brutalement le pouvoir, cette Multinationale sera contrainte (et non pas serait contrainte) de plier bagages, dans les meilleurs délais, comme tout récemment au Mali. Tout naturellement, ce grossier mensonge a créé une tempête de panique au sein de la communauté internationale et a fini par faire mouche. Afin de ne pas avoir à voter, juste après l’approbation du départ de la Minusma au Mali, une résolution relative au retrait de la Minusca de la République centrafricaine dont le fonctionnement est sujet, faut – il le rappeler, d’importants enjeux géopolitiques, géostratégiques et surtout économiques, avec chaque année budgétaire la mobilisation de plusieurs milliards de Fcfa, les États-Unis, la France qui se sert désormais du sanguinaire et pillard Paul Kagamé pour gérer les problèmes de son ancien pré – carré, le Royaume – Uni, la Chine et la Fédération de Russie n’ont trouvé mieux que d’opter pour le maintien au pouvoir de l’Imposteur de Bangui et d’utiliser tous les moyens pour s’opposer aux contestations visant à sa destitution. Cela s’appelle de la realpolitik, id est « une politique étrangère fondée sur le calcul des forces et l’intérêt national ».

Cependant, si nous ne pouvons pas admettre le contraire que la realpolitik est par principe une gestion très diplomatique de la paix, comme le disait si bien le chancelier allemand Otto Von Bismarck qui, lors de la guerre de 1866, avait négocié l’alliance italienne pour attaquer l’Autriche et les Etats du Sud de l’Allemagne et tout comme le cardinal de Richelieu qui avait appliqué cette théorie, pendant la guerre de Trente Ans et avait inventé l’expression « raison d’Etat », il n’en demeure pas moins que, non solum, les propos tenus par l’Imposteur de Bangui relèvent du domaine de la ruse pure et simple dont ce Monsieur est l’incarnation depuis son accession au pouvoir le 30 mars 2016 à ce jour, et par laquelle il a réussi « héroïquement à tenir la communauté internationale comme un chien dans une laisse », et qui, de ce fait, s’est toujours gardée de le considérer comme celui – là même qui a fait appel à des mercenaires du Groupe Wagner, responsables d’odieuses exactions, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et qui aurait déjà dû être sanctionné au même titre que les principaux dirigeants dudit groupe, sed etiam, s’il devait être victime d’un coup d’état, la situation politique, sociale et humanitaire plus tendue aurait exigé que la nouvelle équipe fût obligée de solliciter le maintien de la Minusca.

C’est pourquoi, alors que l’Imposteur de Bangui bat campagne, et que ses lieutenants sillonnent le pays pour le vote d’un « OUI » au référendum constitutionnel du 30 juillet 2023, des voix s’élèvent de toutes parts pour demander à la communauté internationale de ne pas croire à ses grossiers mensonges qui visent tout simplement à occulter sa volonté de s’octroyer une présidence ad aternam vitam, à assassiner la démocratie chèrement acquise dans ce pays dans les années 90, après d’immenses sacrifices consentis, et à s’extirper des liens de la justice, de procéder dans les meilleurs délais à l’arrestation de son lieutenant, le fugitif Hassan Bouba. Rappelons que ce dernier a été désigné par le gouvernement pour aller battre campagne dans la Ouaka et la Basse – Kotto où il avait sévi et tué des dizaines de Centrafricains, en s’attaquant à des sites protégés par des contingents de la Minusca, narguant ainsi toutes ses victimes au vu et au su de la communauté internationale . Arrêté par la CPS, il a été exfiltré de sa geôle par les gardes présidentielles, sur instructions d’un certain Touadéra et des mercenaires du Groupe Wagner. Depuis lors, il a repris ses fonctions.

Tout comme son bras droit Hassan Bouba, toutes les forces vives de la nation exigent, ensuite, que le nom de l’Imposteur de Bangui soit inscrit dans les meilleurs délais sur la liste des personnalités du Groupe Wagner, ciblées par des  sanctions de gels des avoirs et d’interdictions de voyager. Pour éviter toute contestation explosive et la réédition du syndrome  malien, le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres est tenu d’entendre la voix de la raison.

 

La rédaction

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