Centrafrique : réaction de l’URCA face à l’insécurité générale et aux exécutions extra – judiciaires

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Communiqué de presse du Bureau Politique n° 001PR/BP/SG/22 relatif à l’insécurité générale et les exécutions extra-judiciaires en Centrafrique

Par le Premier Vice Président, l’Honorable André NALKE DOROGO

N• : 001PR/BP/SG.22

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Face à l’insécurité généralisée avec sa cohorte de bavures, d’atrocités, de tueries et d’exécutions extra-judiciaires imposant des deuils et des déplacements aussi bien internes qu’externes aux Centrafricains, l’Union pour le Renouveau Centrafricain(URCA) sonne, une nouvelle fois, le tocsin !

En effet, il ne se passe un seul jour sans que nos compatriotes ne soient confrontés aux tueries, aux pillages, à l’incendie de leurs villages Et greniers et aux mines anti personnelles et ce, dans le silence assourdissant du Président de la République et de son Gouvernement.

Les derniers exemples nous viennent de certaines localités situées dans les sous- préfectures de Ngaoundaye, de Ndjim et de Batangafo où les populations sont abandonnées à leur triste sort.

Et pourtant, la main sur la Constitution, le Président de la République a déjà prêté par deux fois consécutivement le serment solennel dont la teneur suit :

« Moi Faustin Archange TOUADERA, je jure devant Dieu et devant la Nation d’observer scrupuleusement la constitution, de garantir l’indépendance et la pérennité de la République, de sauvegarder l’intégrité du territoire, de préserver la paix, de consolider l’unité nationale, d’assurer le bien-être du peuple Centrafricain, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge sans aucune considération d’ordre ethnique, régional ou confessionnel, de ne jamais exercer les pouvoirs qui me sont dévolus par la constitution a des fins personnelles ni de réviser le nombre et la durée de mon mandat et de n’être guide en tout que par l’intérêt national et la dignité du peuple centrafricain», fin de citation.

Loin d’observer, ne fût-ce qu’à minima les termes de ce serment les caractéristiques de ce pouvoir sont :

–    Nombreuses entorses à la Justice, notamment la soustraction à la Cour Pénale

Spéciale de Sieur HASSAN BOUBA;

–        Détournements     de    deniers     publics, pillages    des    biens    publics     et enrichissements illicites sans qu’une seule session ne soit dédiée aux crimes économiques alors que des dossiers ont été constitués dûment ; Patrimonialisme effréné ;

–        Création de milices, enlèvements de citoyens et exécutions extra-judiciaires ; Utilisation des médias d’État aux fins de mener une désinformation à l’encontre des personnalités politiques de l’opposition dans le but de les diaboliser ;

–        Instrumentalisation de la Justice contre ces personnalités.

Devant cette posture du pouvoir qui consiste à divertir l’opinion afin de faire oublier ses carences et son échec, l’URCA rappelle qu’elle tient fermement à son rôle et à sa mission d’animation de la vie politique et que son encrage républicain et démocratique, qui n’est plus à démontrer, lui interdit toute action contraire à ses idéaux et objectifs.

L’URCA estime que la persistance de l’insécurité, la banalisation des assassinats et des crimes économiques et le naufrage de notre économie, démontrent bien l’incapacité du Président de la République et de son Gouvernement à garantir l’indépendance et la pérennité de la République, à sauvegarde la paix, et à œuvrer pour le bien-être du peuple centrafricain.

Pour l’URCA, c’est cette incapacité à gouverner notre pays qui doit être au centre du débat.

Fait à Bangui, le 26 Janvier 2022

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