Centrafrique : qui sont les hommes de basses besognes de l’Imposteur de Bangui ?

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Depuis la création de la Coalition des Patriotes pour le Changement en décembre 2020 par les principaux groupes armés signataires de l’APPRCA, suite au refus catégorique de l’Imposteur de Bangui d’organiser un dialogue politique inclusif afin d’éviter au pays une crise post – électorale, et au lendemain de l’attaque de la capitale centrafricaine du 13 janvier 2021, la République centrafricaine est entrée dans une nouvelle phase de crise et les combats ont repris sur l’ensemble du territoire.

En réaction, les Forces armées centrafricaines (FACA), soutenues par des instructeurs russes et des forces rwandaises déployés en Centrafrique dans le cadre d’accords bilatéraux, ont mené des opérations de contre-offensive, visant à reconquérir progressivement les villes sous contrôle des rebelles de la CPC. Mais, ces derniers ayant décidé de se retirer systématiquement de leurs positions, conformément aux engagements pris vis – à – vis des chefs d’état de la Cemac, de la Ceeac et de CIRGL dans le but de donner une chance à la concertation et à la paix, ce sont les civils qui, tout au long de cette période, ont été pris pour cible de manière disproportionnée, comme l’a constaté le Groupe d’experts sur la République centrafricaine lors des missions de terrain qu’il a effectuées dans la plupart des zones touchées par les combats. « Ils ont d’abord subi des exactions de la part des combattants affiliés à la CPC, puis des violations du droit international humanitaire perpétrées par des soldats des FACA et des instructeurs russes », peut – on lire dans le Rapport du Groupe des Experts de l’Onu du 25 juin 2021 adressé au conseil de sécurité.

S’il a été révélé dans ledit Rapport que des groupes affiliés à la CPC ont commis des violations généralisées du droit international humanitaire, telles que le recrutement forcé d’enfants, des attaques contre des Casques bleus, des actes de violence sexuelle et le pillage des locaux d’organisations humanitaires et ces exactions ont notamment été perpétrées dans la préfecture de la Ouaka par des combattants dirigés par le chef de l’UPC, Ali Darassa, et dans la préfecture du Mbomou par des combattants dirigés par un membre du FPRC, Mahamat Salleh, il y a été également témoigné et documenté avec force – détails et des éléments de preuves irréfragables à l’appui que « des soldats des FACA et des instructeurs russes ont commis des violations du droit international humanitaire telles que le recours excessif à la force, des meurtres indiscriminés, l’occupation d’écoles et des pillages à grande échelle, visant notamment des organisations humanitaires ».

Ces graves allégations qui ont fait l’objet de nombreuses publications des médias locaux, à savoir Corbeau News de Centrafrique et Letsunami.net dont l’accès est interdit pour cette raison, depuis février 2021 dans le pays, par une note du ministre des postes et télécommunications, ont été méthodiquement et scientifiquement étayées par les reportages de RFI, de CNN et de l’Ong américaine The Sentry. A la demande de certaines Ongs internationales de défense des droits de l’homme, le Groupe des Experts de l’Onu a été contraint de saisir le conseil des droits de l’Onu à Genève et de les transmettre au gouvernement centrafricain pour suite à y réserver. Malheureusement, même si une commission d’enquête a été mise en place à ce sujet, il n’en reste pas moins que le porte – parole du Gouvernement, le directeur de cabinet du président centrafricain et le ministre de la défense nationale n’ont pas trouvé mieux que de qualifier ces allégations de grossières manipulations de nature à jeter du discrédit sur les Faca et leurs alliés russes.

Toutefois, qu’à cela ne tienne, des témoignages probants, des images des crimes commis et des éléments matériels de preuves ont été minutieusement rassemblés et documentés. Il en est ainsi des noms de leurs auteurs. Et c’est là où de croustillantes confidences ont été rapportées sur l’identité et les fonctions qu’occupaient certains d’entre eux pendant cette période. En effet, au – delà de ce fameux Rapport, les experts de l’Onu ont mis en lumière comment la présidence de la République a pu gérer l’après-tentative du coup d’état manqué de la CPC, du 13 janvier 2021. A ce propos, il a été rapporté à notre rédaction que l’Imposteur de Bangui se méfiant beaucoup de ses ministres, au lendemain de l’irruption soudaine de l’ancien président François Bozizé Yangouvondo sur la scène politique nationale dont le retour n’avait pas préalablement fait l’objet d’une fiche policière et militaire de renseignements à Bangui, avait décidé de s’appuyer exclusivement sur son réseau familial.

D’abord, sur un certain Arthur Piri, ministre conseiller à la primature et contrôleur général près les sociétés d’état, offices publics, agences nationales et autres. Compte tenu de la suspension des aides budgétaires de la part de la communauté internationale et du blocage de l’axe Garoua-Boulaï par la CPC, pendant la période de janvier à mars 2021, celui qui passe pour l’un des neveux de Touadéra va s’appuyer sur les fonds de ces structures étatiques et para – étatiques, avec la complicité des présidents de leur conseil d’administration, à l’exemple d’un certain Eric KamhoT, pour siphonner leurs comptes afin d’entretenir les mercenaires russes du groupe Wagner et financer les opérations de contre – offensives. Sa nomination au poste de  ministre du développement de l’Energie et des ressources hydrauliques n’est rien d’autre qu’un acte de reconnaissance pour le service rendu à la « Cosa Nostra ».

Vient ensuite le nouveau ministre de la défense national Jean-Claude Rameaux Bireau, son chef de cabinet particulier et gestionnaire des fonds spéciaux alloués à la primature de 2008 à mars 2013. Cousin du mathématicien de Boy – Rabé, ministre conseiller économique depuis avril 2016, resté l’un des rares parents à lui rendre visite dans les moments difficiles, en conséquence du coup d’état de la Séléka du 23 mars 2013, quand premier ministre, il avait trouvé refuge au Bonuca et plus tard à M’Poko et que tous ses ministres s’étaient évaporés dans la nature, cachés dans certaines ambassades, voire en clandestinité dans les quartiers les plus infréquentables et infréquentés de la capitale, ce douanier qui a du mal à s’exprimer en français facile,  a utilisé ses anciennes relations dans le milieu libanais pour disposer des vivres alimentaires, à savoir sardines, sucre, café et pain, en contrepartie de la compensation des PGA devant être versées journalièrement aux éléments des faca déployés sur le terrain. C’est à lui qu’incombe la responsabilité de confectionner le budget et d’exécuter le paiement des membres de la milice « Les Requins » à la présidence de la république. A ce titre, il a contribué matériellement et logistiquement à la commission des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité perpétrés par les Faca et les instructeurs russes, depuis décembre 2020 à ce jour. Proche de ce dernier, le nouveau ministre de l’administration, en remplacement du transfuge de l’Undp Augustin Yangana – Yahoté, Jean – Bruno Yapandé avait été vu à Boda, en train de distribuer des vivres aux Faca et aux russes.

Dans le registre des idéologues de la politique des « va – t’en – guerre », figure en outre le contrôleur général de la police Michel Nicaise Nassin, nouveau ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. Cet « incompétent et bouffeur » qui, selon ses propres frères d’armes, en tant que responsable du BND, a été incapable de « signaler la guerre de Bambari de janvier 2019 qui avait empêché la tenue de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA),  l’entrée incognito de l’ancien président François Bozizé à Bangui en décembre 2019, et l’infiltration des rebelles CPC à Bangui le 13 janvier 2021, ce, malgré les moyens financiers, humains et matériels importants mis à sa disposition », a beaucoup excellé dans la rédaction et la  production des fiches mensongères, courant janvier 2021. Assisté d’un certain Baron, sa mission consisterait à planifier et faire le suivi des opérations de sécurisation et de neutralisation des supposés ennemis et déstabilisateurs du régime et en rendre compte personnellement à Touadéra entre 23 h à 4 h du matin.

Pour terminer, sur cette liste des auteurs des exactions commises par les Requins, apparaissent les noms de Joaquim KOKATE, alias DJOKI, de Aristide Briand Réboas et de Sébastien Wénézoui. Ministre conseiller spécial de Touadéra, en charge de sécurité et de renseignements, il est reproché à Kokaté d’avoir joué un rôle important dans des opérations d’enlèvements et de disparitions forcées, à l’exemple de ces corps sans vie entassés dans des sacs et retrouvés vers le cimetière de Ndrès par des habitants et dans les eaux troubles de l’Oubangui par des pêcheurs et des passants. S’il  ne fait aucun doute que Aristide Briand Réboas a été nommé ministre de la jeunesse et des sports pour avoir été l’un des fichistes de Touadéra qui a financé sa candidature afin de jouer au trouble fête pendant les élections du 27 décembre 2020, Sébastien Wénézoui, quant à lui, passe pour le recruteur des AB et des autodéfense de PK5, avec la complicité du général Wanzet Linguissara et un certain Thierry Lébéné alias « 12 puissances », le patron des Requins. Recherché par la CPI et cité dans la même procédure engagée contre le nommé Yekatom Rambhot, il a été obligé de vendre de ses services à Touadéra contre sa liberté.

La rédaction

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