Centrafrique : Qui en veut à Sani Yalo derrière les bandes sonores publiées par le faux panafricaniste Harouna Douamba  ?

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Il s’appelle Harouna Douamba, de nationalité ivoiro – burkinabè, « président de l’ONG Internationale Aimons Notre Afrique (ANA), une organisation purement Africaine créée depuis 2011, disposant de tous ces documents juridiques, légaux pour défendre, protéger et dénoncer toutes les actions négatives sur le continent », selon l’intéressé lui – même. Arrivé en République centrafricaine au lendemain de la prestation de serment du président Faustin – Archange Touadéra, le 30 mars 2016, suite aux élections présidentielles et législatives de 2015, et  peu de temps après la nomination de Simplice Mathieu Sarandji au poste de premier ministre, il s’est fait passer pour un « vrai, brillant et zélé panafricaniste », et a, de ce fait, réussi à se voir confier la responsabilité de la gestion de la communication du régime.

Les deux pieds solidement implantés dans le « Manoir du Graal », disposant des contacts des plus hautes autorités civiles et militaires à la présidence, à l’assemblée nationale, dans le gouvernement, les établissements publics et privés et dans les entités périphériques, se faisant garder nuit et jour et escorter par des éléments des forces de défense et de sécurité intérieure et pouvant se rendre dans n’importe quel service, à n’importe quelle heure, n’importe quel jour, pour « enquêter et auditionner » n’importe quel agent aux fins de recueillir des informations utiles ou touchant à la vie de la nation et/ou à celle des autorités en charge des institutions nationales, l’homme a fini par devenir l’un des hommes les plus puissants du pouvoir de Bangui, de 2017 jusqu’à une date relativement récente.

Ses parfaites connaissances du dossier de l’Hôtel Ledger Plaza et ses révélations sur les différentes forces en présence, citées ou impliquées dans de sombres affaires qui l’ont émaillé, il n’y a pas encore longtemps,  ont témoigné à juste cause, dans ses multiples sorties médiatiques et sur les réseaux sociaux, du rôle combien « important mais trouble » qu’il a éminemment joué dans ce régime et auprès de Touadéra, Sarandji, Ngrébada, Dondra et Autres, jusqu’à une époque relativement récente. Jusqu’au jour où sa conception alimentaire du panafricanisme et ses pratiques mafieuses, contraires à ceux défendus « unguibus et rostro » par Kwamé Nkrumah, Barthélémy Boganda, Thomas Sankara et Autres, aient été magistralement dévoilées, dans plusieurs articles parus dans les colonnes de certains journaux de la place, par certains journalistes centrafricains de la presse écrite. Pour être clair et précis, jusqu’au jour où tout le monde a su qu’en plus d’être pris en charge par les autorités nationales, civiles et militaires, qui ont mis à sa disposition, une voiture toute neuve, des gardes du corps, Harouna Douamba excellait scientifiquement dans l’arnaque des grands opérateurs économiques qui investissent en République centrafricaine.

En effet, dans la foulée de l’attaque de la ville de Bangui, le 13 janvier 2021, par les combattants de la Coalition des Patriotes pour le Changement, malheur à l’homme d’affaires qui ne mouillait pas les barbes de Douamba. Il sera vite taxé d’ennemi de la République ou de complice des rebelles de la CPC et, son nom figurera sur le bulletin d’information que Harouna Douamba transmettait quotidiennement aux plus hautes autorités qui prêtaient « illo tempore » oreilles attentives à ses affabulations. In fine, le panafricanisme dont se réclame Harouna Douamba n’a fait autre chose que de ternir l’image de la République centrafricaine. Si aujourd’hui la France n’a de cesse de dénoncer une campagne antifrançaise dont la République centrafricaine serait complice, c’est à cause justement de certaines sorties hasardeuses de ce méphistophélique qui s’évertuait plutôt à chercher à tirer le pays vers le bas.

Dès lors, tel un serpent extrêmement dangereux tapis soigneusement sous un gros cailloux, désormais mis à découvert et à la merci des jets de pierres venant de toutes parts, notre faux panafricaniste était obligé, d’abord, de se passer en clandestinité après avoir déménagé en catimini de la villa qu’il occupait et dont les impayés des factures ne cessaient de s’accumuler, puis de prendre ses deux jambes à son cou pour se retrouver hors de la République centrafricaine, sur de précieux conseils de ses « Grands Amis » d’hier et de certains pontes du régime.

Mais, alors que le centrafricain lambda pensait tout naturellement que l’homme, ayant eu la vie sauve in extemis, en réussissant à quitter ce pays grâce aux soutiens financiers d’une autorité nationale dont le nom sera publié dans notre prochain article, se la fermerait à jamais ou hésiterait à plusieurs reprises avant de se prononcer sur toute question touchant à ce pays et à réfléchir par deux fois avant d’ouvrir sa bouche pour s’attaquer à des Centrafricains et leurs dirigeants, le voilà qui, ces derniers temps, est sorti de son silence pour s’en prendre verbalement, agressivement, et ce, à travers des bandes sonores publiées sur les réseaux sociaux, au président du conseil d’administration du Barc, Sani Yalo. En l’accusant d’être responsable de tous les malheurs de la République centrafricaine et de toutes les tragédies que vit le peuple centrafricain, depuis le régime du président Ange Félix Patassé à celui de l’Imposteur de Bangui, en passant évidemment par l’ère Bozizé et celle de Dotodjia avec ses rebelles de la Séléka. Quelle imbécillité ! Comment un homme qui n’a jamais été fonctionnaire ou agent de l’état et qui n’a jamais assumé des fonctions électives au plus haut sommet de l’Etat, à lui seul, peut – il être la cause de la situation d’extrême pauvreté actuelle dans laquelle se trouve la République et que vit tout un peuple pendant plusieurs années consécutives ?

En réalité, agissant « missus dominicus », c’est – à – dire comme un véritable « envoyé du maître » ou un « émissaire seigneurial » qui exerce des fonctions tant religieuses que séculières comme naguère dans l’organisation du « regnum » franc, non solum il lui a été assigné la mission de distraire l’opinion et détourner l’attention du grand public centrafricain de la situation socio – politique de l’heure extrêmement grave, singulièrement marquée par la reprise des hostilités entre les rebelles de la CPC et les Faca soutenus par les mercenaires russes et rwandais, sur une bonne majeure partie du territoire national, le refus du pouvoir de Bangui d’organiser un dialogue politique inclusif avec toutes les forces vives de la nation, les velléités à la modification de la constitution du 30 mars 2016, les appels à la haine et la violence, les restrictions des libertés individuelles et collectives, la chasse aux opposants, l’isolement diplomatique, le retrait des appuis budgétaires de la France et de l’aide financière de la part du FMI, de la BM et des principaux partenaires techniques traditionnels, l’adoption du Bitcoin comme monnaie légale en lieu et place du Fcfa, et du coup des fortes tensions de trésorerie, sed etiam il a été instruit d’en finir moralement et physiquement avec Sani Yalo, à travers des bandes sonores publiées et partagées sur les réseaux sociaux, de le présenter comme le problème et la solution à la malgouvernance qui caractérise la gestion actuelle du pays par Touadéra et celle de ses prédécesseurs.

C’est ainsi qu’après avoir rappelé ses responsabilités directes et indirectes, c’est – à – dire en association avec certains membres de sa famille, dans certains dossiers, comme « Zongo Oil », « Assassinat de Dogonendji Bhé », « Pillages de la CFAO et certaines entreprises », « Coup d’état de la Guinée – Equatoriale C/ Obiang Nguéma » et Autres, et considérant son emprise totale sur l’Imposteur de Bangui, il a appelé le peuple centrafricain, les évêques, les imams, les prêtres, les pasteurs, les religieux, les laïcs et tous les chrétiens à des veillées de prières pour son désenvoûtement.  Mais si, aujourd’hui il ne fait plus aucun doute, qu’une minorité des centrafricains ont cru aux contenus de ces bandes sonores, dignes de l’histoire de « grands aventuriers », la majorité d’entre eux, pensent, quant à eux, que ces propos ne sont rien d’autre qu’une véritable et vaste campagne de dénigrements, une série d’invectives et une cabale contre un homme à des fins politiques.

Mais qui tire les ficelles dans l’ombre ? Qui gère, alimente et instrumentalise cet aventurier et ce brouteur professionnel ? Dans quels buts le fait – il ? S’agit – il d’un « argumentum ad hominem » ou bien tout simplement d’un « argumentum ad personam » ? Les réponses à ces pertinentes interrogations se trouvent dans une bande sonore qui circule en ce moment sur les réseaux sociaux dont nous avons pu obtenir copie, et dont nous publierons la transcription in extenso dans notre prochaine parution. Afin que nul n’en ignore par une argumentation « ad rem » !

Affaire à suivre…..

Jean – Paul Naïba

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