Centrafrique : Qui a autorisé le détachement des éléments des Faca et des FDSI auprès des sociétés chinoises à Bozoum ?

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Des informations de sources indépendantes, crédibles et dignes de foi et des témoignages courants, constants et concordants n’ont jamais cessé, ces derniers temps, de rapporter la rédaction du Letsunami.net / La Voix des Sans – Voix qu’il a toujours été constaté une présence très remarquée des éléments des Faca et des FDSI, en mission de détachement auprès des sociétés chinoises exerçant des activités d’exploration et d’exploitation minière dans la ville de Bozoum, chef – lieu de la préfecture de l’Ouham – Pendé.

Ces sources affirment et soutiennent que ces hommes portent des uniformes militaires et détiennent par devers eux des armes de guerre. Agissant apparemment en toute légalité, au vu et au su des autorités locales et préfectorales auxquelles ils rendent régulièrement compte, ils jouent le rôle d’aides de camp des opérateurs économiques chinois, assurent la sécurité des zones minières, des différents chantiers et du personnel de nationalité camerounaise qui y travaille, réglementent et interdisent l’entrée des sites à toute personne étrangère.

S’il est généralement admis qu’il est normal, légal et légitime que des éléments des Faca et des FDSI puissent être mis en position de détachement par leur plus haute hiérarchie, en l’espèce notamment l’état – major dont la première mission consiste en la gestion des militaires, de leur carrière, de leur déploiement sur le terrain, et de leur affectation auprès de certaines  autorités légales et légitimes assumant de hautes fonctions de l’état, des institutions républicaines, des sociétés d’état et des sites dont la protection revêt fondamentalement un caractère hautement stratégique et essentiel pour la vie de la nation, la sécurité publique nationale et la défense  de l’intégrité du territoire, par exemple l’Enerca, la Sodeca et le Port Pétrolier pour ne citer que ces cas – là, il est par contre formellement interdit par les lois et règlements de la République que des forces régulières, relevant de l’armée nationale, et des FDSI soient affectées auprès des individus ne disposant d’aucun pouvoir légal et légitime, n’assumant aucune fonction publique et ne jouissant d’aucune quelconque autorité publique.Pis, auprès des opérateurs économiques qui peuvent assurer leur propre sécurité en achetant l’expertise des sociétés privées.

Malheureusement, c’est dans ce cadre que ces éléments des Faca et des FDSI ont été détachés auprès de ces sociétés chinoises, de  leurs administrateurs – gérants et de leurs employés. Sur instructions de leur hiérarchie et conformément aux consignes reçues, ceux – ci règnent en maîtres dans cette ville et sur les différents chantiers ouverts par leurs bienfaiteurs du moment – ils en ont fait la preuve, lorsqu’ils avaient brièvement arrêté le Père Aurélio Gazzera –  rackettent les orpailleurs clandestins et les artisans miniers, volent, violent et tuent en toute impunité. Sans que personne ne s’en émeuve et que les autorités locales avec lesquelles ils entretiennent d’excellentes et étroites relations d’affaires et de fructueuses transactions d’or et de diamant n’osent en parler, la bouche et la poche étant régulièrement pleines.

Alors, de tout ce qui précède, M. le premier ministre Firmin Ngrébada, qui a autorisé le détachement de ces éléments des Faca et des FDSI auprès de ces sociétés chinoises ? N’êtes – vous pas la première autorité légale, hiérarchique et morale à laquelle doit s’adresser cette question puisque c’est vous qui avez clamé haut et fort à la tribune de l’assemblée nationale que c’est le gouvernement qui avait décidé d’octroyer le permis d’exploration et d’exploitation minière à ces sociétés chinoises dans cette partie de la République centrafricaine, afin de booster l’économie ? A ce titre, n’êtes – vous pas informés de la présence très remarquée de ces forces régulières, républicaines et régaliennes exerçant officiellement des métiers de « guards – body » ou de « baby – sisters » et de surveillants des chantiers ? Comment votre gouvernement peut – il ordonner le détachement de ces forces régulières et légales auprès des individus n’ayant aucun lien avec l’Etat et dont  la sécurité ne saurait être  menacée, puisqu’il s’agit d’entrepreneurs et  de créateurs d’emplois et de richesses, dans un contexte où le peuple centrafricain, meurtri par les exactions commises par les GA, réclame le redéploiement de son armée dans les 85% du territoire national sous leur contrôle ? De qui et de quoi ces opérateurs économiques chinois ont – ils si peur au point où  leur sécurité et celle des zones à eux affectées doivent être assurées par des éléments des Faca et des FDSI ? Et à quelle autorité devra – t – on finalement  s’adresser pour des nombreux cas d’exactions et de graves atteintes aux droits humains dont ceux – ci se sont déjà rendus coupables ?

Affaire à suivre……. !

Jean – Paul Naïba

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