Centrafrique : Quand un ministre de la République fait intégrer un de ses parents venu du village au détriment des stagiaires de plus de 15 ans

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Il vient de rentrer dans le livre des records négatifs des décisions iniques jamais prises par un ministre des finances et du budget dans l’exercice de ses fonctions, depuis l’accession de l’Oubangui – Chari à la souveraineté internationale. En faisant intégrer, le vendredi 24 avril 2020,  dans la fonction publique centrafricaine et dans le corps des contrôleurs principaux des impôts, l’un de ses parents qu’il a fait particulièrement venir du village et affecter trois jours plutôt  dans son cabinet. Un acte administratif dont l’élaboration et la sélection des candidats sont uniquement fondées sur des critères de tribalisme, de népotisme, de favoritisme et de corruption.

En effet, selon des sources proches du ministère des finances et du budget, un quota de 70 places a été alloué pour l’intégration dans les principales directions générales, au titre de l’année budgétaire 2020. A la demande pressante du MCU et de l’ancien premier ministre Simplice Matthieu Sarandji, ce quota a été rehaussé à 120. Une véritable aubaine pour le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra, ci – devant directeur général du Fagace, chef d’entreprises, partenaire financier privilégié de plusieurs sociétés privées de la place et 1er secrétaire exécutif du parti – Etat, et connu pour ses prouesses techniques extraordinaires en expertises de syphonnages des crédits de l’Etat et de production de prévisions et de chiffres fantaisistes et erronés.

Ne dit – il pas le plus souvent à ceux qui veulent l’entendre qu’il a acheté son poste par des espèces sonnantes et trébuchantes ? Pour cette raison et à juste titre, le président Touadéra ne l’a – t – il pas expressément autorisé à user de toutes ses prérogatives d’ordonnateur principal du budget général de l’Etat pour rentrer en possession de ses dus ? En bon zaïrois, ne doit – il par là donner la possibilité à ses parents, amis et connaissances d’en tirer aussi profit, par le truchement de l’intégration dans la fonction publique centrafricaine ? N’est – ce pas ce qu’il a fait, avec la bénédiction de ses partenaires de l’organisation criminelle au pouvoir, depuis le 30 mars 2016 ?

Fort de ce qui précède, l’homme le plus puissant de la République qui a procédé à l’enlèvement d’un certain Euloge Koï Doctrouvé et ordonné sa séquestration à la maison centrale de Ngaragba, depuis plusieurs mois déjà, sans que personne ne s’en émeuve,  décide alors  de confier la gestion de ce dossier extrêmement sensible à son attaché de protocole. Un autre de ses proches parents qu’il a placé, en remplacement de l’une de ses maîtresses qu’il avait enceintée et  mise à la porte entre – temps  comme un malpropre. Celui – ci est immédiatement instruit de le traiter diligemment en étroite collaboration  avec la directrice des ressources Mme Audrey Wenzoui, mettant ainsi à l’écart tous les directeurs généraux. Ceux – ci en font à leur tour une alléchante affaire, en parlent à leurs proches, monnaient les places à hauteur de 500.000 Fcfa par poste d’emploi et dressent la liste des nouveaux promus.

A l’arrivée, tous les stagiaires ayant totalisé plusieurs années dans les régies financières, de la direction du budget à la direction générale de la comptabilité publique en passant par la DDI et la DGDDI, qui remplissent les conditions et critères d’éligibilité, disposent de la maîtrise réelle de la technicité et portent à bout de bras les différents services du ministère des finances et du budget, n’y figurent pas. Ont été jugés prioritaires des militants et sympathisants du MCU, d’une part, et des parents, amis et connaissances de Dondra, de son attaché, de la directrice des ressources et de Mme Évelyne Loudégué, d’autre part. L’exemple le plus frappant est celui  de ce Monsieur dénommé Lionel, de nationalité congolaise, sans aucun diplôme, arrivé du village, il y a à peine trois (3) jours , mais fort étonnement intégré dans le noble corps des contrôleurs principaux des impôts. Tout simplement, parce qu’il est parent d’un certain Dondra, ministre des finances et du budget.

M. le président Touadéra, êtes – vous au courant de ce dossier ? Si les autres qui avaient été à ce niveau de responsabilité où se trouve actuellement votre partenaire Dondra, avaient érigé le tribalisme, le népotisme, le clientélisme, le favoritisme et la corruption en mode de gouvernance et en conditions et critères d’éligibilité à l’intégration dans la fonction publique, quel aurait dû être  le sort qui vous aurait été réservé, vous qui veniez d’une famille modeste ? Comment pouvez – vous rester si insensible à un tel acte flagrant d’injustice ? En laissant faire Dondra de cette manière et à sa petite tête, ne rapportez – vous par ce silence qui n’est rien d’autre qu’un acte de complicité avérée, les preuves de ce que vous êtes plus un fervent défenseur des œuvres de la chair qu’un soldat du Christ au service des fruits de l’esprit ?

Honte à vous ! Et malheur au jour qui vous a vu naître sur cette terre des hommes !

La rédaction

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