Centrafrique : quand Roméo Gribingui s’est fait nommer « PCA » des sociétés d’état et crée sa propre société

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Depuis mars 2016 à ce jour, les rapports des différents organes de contrôle se suivent et connaissent tous le même destin. Ils sont soigneusement rangés dans les tiroirs si l’Imposteur de Bangui ne met pas son coude dessus. « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Ces rapports d’enquêtes, solidement menés, incriminent chaque année des cadres du MCU et des décideurs en charge de la gestion des deniers de la République. Mais un « je m’en foutisme » effarant et révoltant semble prédominer. Les personnes responsabilisées, en charge de projets ou d’entreprises publiques, usent régulièrement de subterfuges pour détourner l’argent du contribuable. Malgré la gravité de leurs actes, le Roublard de Bangui prend toujours le contre-pied des demandes de sanctions exprimées par les populations tandis que les juridictions, elles, restent aphones sur l’ensemble des dossiers. Constat : point de sanctions…

Les Centrafricains, irrités par les multiples rapports d’enquêtes classés sans suite, ne comprennent toujours pas la posture de celui qui prétendait être le « Candidat des Pauvres et de la Rupture », mais qui finalement s’est mué en farouche protecteur des criminels et des délinquants à col blanc.

Pire, il arrive même que des personnes incriminées soient promues. Ce qui fait que la gestion vertueuse prônée au début du premier mandat du Candidat n’est plus d’actualité. Les détournements établis par des rapports de contrôle restés sans sanction semblent motiver de nouveaux gestionnaires des deniers publics à se remplir les poches eux aussi. Cette situation préjudiciable au développement économico-social de notre pays a obligé la rédaction du Journal en ligne « www.letsunami.net », suspendu d’accès dans le pays depuis février 2021, à exiger à travers ses multiples articles qu’il n’y ait pas la moindre magnanimité pour les personnes incriminées par le rapport de la Cour des Comptes concernant l’utilisation des fonds du Covid-19. Outré, son directeur de publication maintient la pression et demande à la justice de prendre ses responsabilités afin que les personnes citées dans des malversations, des détournements et mauvaise gestion en rapport avec ce Fonds répondent de leurs actes devant les juridictions. Malheureusement, cette justice qui est instrumentalisée par le pouvoir, rechigne à dire le droit.

Ainsi donc, tous les rapports des corps de contrôle se suivent et se ressemblent en ce sens que la suite qui leur est réservée, tout le monde la connaît. Pas d’issue ni de sanction disciplinaire ou pénale. Parce que, souvent, les inculpés sont de la haute administration et militent dans la formation politique au pouvoir dirigée par le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji. La rédaction évoque une certaine protection que ce statut d’appartenance au parti au pouvoir ou à ses formations alliées leur confère. « On est tellement habitué à l’impunité que  la population a tendance à croire qu’on peut commettre impunément des détournements de deniers publics », peste son rédacteur en chef.

Un argumentaire conforté par le comportement affiché par un certain Roméo Gribingui, contrôleur général près les Etablissements publics, les agences nationales, les offices publics et Autres. Dans un article intitulé : « Centrafrique : Roméo Gribingui accusé d’avoir détourné la somme de 15 millions de Fcfa due au Cabinet International All Services Ingénierie », publié le 21 septembre 2022, nous avons révélé qu’il était accusé par des sources proches du responsable du Cabinet International All Services Ingénierie d’avoir détourné la coquette somme de Quinze (15) millions de Fcfa, représentant la facture des frais de formation dispensée aux principaux cadres des sociétés d’état, des offices publics, des agences nationales et autres. Il s’en était suivi plusieurs autres articles l’épinglant dans de nombreuses affaires de détournements de deniers publics et de malversations financières, sans que ce dernier n’eût fait l’objet d’une procédure administrative et judiciaire.

Nanti, par conséquent, de cette protection à lui conférée par l’Etat, et fort d’une autre protection sociale que la société lui donne, en tant que l’un des ces leaders de la jeunesse du MCU englués dans de sales draps, à l’exemple du directeur de cabinet du premier ministre un certain Ernest Mada, reconnu coupable d’avoir détourné plus de 90 millions de Fcfa, prélevés sur les crédits du ministère de l’éducation nationale et destinés à la dotation des inspections académiques de manuels scolaires, Roméo GRIBIGUI s’est fait nommer président de conseil d’administration de plusieurs structures étatiques auprès desquelles il se fait verser mensuellement les indemnités des « PCA », au vu et au su de tout le monde. A ce sujet, et pour la manifestation de la vérité et de la confirmation des faits évoqués ci – dessus, nous invitons tous les organes de contrôle à mener des enquêtes auprès de toutes les sociétés d’état, les agences nationales, les offices publics, et Autres, en commençant par l’Enerca et la Sodeca.

Par ailleurs, il nous a été rapporté que le « tout – puisant » contrôleur général près les Etablissements publics vient de créer sa propre société dénommée « Romario », spécialisée dans l’entretien des bureaux. Il profitera de sa position et usera de toutes ses prérogatives de puissance publique pour imposer à toutes les sociétés d’état de lui attribuer des marchés publics par le mode de contrat de gré à gré. N’est – elle pas par cette pratique manifestement illégale que la mafia politico-administrative aux affaires a organisé un pillage national, net, précis et sans bavure, depuis 2016 à ce jour ?

Piégé par le système, l’Imposteur de Bangui ne peut sanctionner personne. Alors, ce sont ses ministres, ses DG, ses cousins, la mafia et les véreux du système, à l’exemple de ces opérateurs économiques adjudicataires des marchés publics sans avis d’appel d’offres,  qui profitent des occasions pareilles pour se sucrer et parfois même à son insu. Dans ce pays, tout est corrompu. Et ce n’est pas une première. Chaque année, c’est la même rengaine. Les rapports sortent et se ressemblent et toujours jamais de sanction. Les articles pleuvent, mais ne sont suivis d’aucune réaction. En somme, l’Imposteur de Bangui ne pourra rien faire. Sauf s’il se décide maintenant à sacrifier ceux en qui il avait confiance, mais qui lui ont beaucoup donné en retour et qui lui ont imposé de conjuguer les verbes « manger » et «  se taire » à la première personne du pluriel au présent simple de l’indicatif.

La rédaction

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