Centrafrique : Quand l’intelligence quitte Touadéra, le mensonge d’Etat devient la règle de gouvernance

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Faustin Archange Touadéra a-t-il une fois lu dans sa vie les signes de temps ? Aveuglé par le sentiment de perte de pouvoir, toutes les cartes sont bonnes à jouer pour le diacre proposé de l’Eglise Ngoubagara, malgré ses multiples femmes. Mais si les baptistes ont pour crédo la vérité, Faustin Archange Touadéra  est le prototype du contraire au point de douter sérieusement de sa foi qu’il confesse et l’hypocrisie spirituelle dont il n’a jamais cessé de faire montre, depuis son accession par effraction aux commandes de la gestion des affaires de la cité, le 30 mars 2016. Plusieurs faits sont évocateurs pour expliquer comment Touadéra a perdu totalement le contrôle du bateau dont il est pourtant le commandant de bord.

En effet, le samedi, Sébastien Wenezoui, ministre conseiller à la présidence de la République, aux aptitudes intellectuelles foncièrement douteuses, a conféré à la presse pour charger Dieudonné Ndomaté, représentant des Antibalaka dans le gouvernement Ngrébada. Il n’est pas fortuit que son action politiquement orientée par la présidence avec les frais de l’Etat participe à coup de bluff politique connu de tous. Mais comment en est – on arrivé là ?

Faustin Archange Touadéra pris de court par l’entrée incognito de François Bozizé au pays, preuve qu’il ne contrôle rien et que ni les renseignements encore moins les rapports militaires ne plaident en sa faveur, voulait jouer la ruse politique avec son mentor. Il a comme son habitude mis en route ses émissaires pour tenter de dissuader François Bozizé de renoncer à ses ambitions présidentielle oubliant la manière avec laquelle il l’avait traité depuis son exil de Kampala.

Pour parvenir à ses fins, François Beya, le conseiller spécial de Félix Tshisekedi Tchilombo entre en action. Peine perdue, François Bozizé leur oppose une fin de non recevoir. Face à l’échec, le nullissime Faustin Archange Touadéra instrumentalise la justice en s’appuyant sur les magistrats de seconde main, notamment Flavien Mbata et Eric Didier Tambo du MCU pour faire des manoeuvres de très fortes pressions judiciaires sur François Bozizé. Une mission expresse est aussitôt dépêchée à la Haye via la France pour ressusciter le dossier à charge contre Bozizé et procéder à son arrestation.

Là encore, la Cour Pénale Internationale va faire la leçon de droit à ces petits magistrats et leur demande de commencer au niveau de la fameuse Cour hybride de Bangui, la CPS. Toute honte bue, ces deux magistrats après avoir mis en marche cette machine, semblent fort étonnement absents de Bangui lors de l’arrestation des personnalités au domicile de Dieudonné Ndomaté au point de laisser la déclaration sur l’événement être faite tardivement par Laurent Lengandé.

La deuxième carte entre quelques heures plus tard en action, c’est – à – dire provoquer François Bozizé par tous les moyens sans le bousculer. Les militaires incompétents devant les groupes armés, sans honneur de leurs uniformes, vont encore une fois dans l’histoire du pays accepter de faire le salle boulot en lieu et place des policiers et gendarmes pour perquisitionner les domiciles des gens proches de François Bozizé à Sassara, Begoua et autres. Politique cousue de fil blanc, le griot judiciaire Eric Didier Tambo dira plus tard que l’affaire ne viserait pas François Bozizé, ce « grand mais non moins petit » magistrat qui qualifiait l’accord de paix de Khartoum de Supranational, fait surprendre en disant qu’il n’existe à ce jour aucun dossier contre François Bozizé.

Pourquoi alors, dans l’ombre, le pouvoir utilise et devant les cameras, ces malheureux magistrats de l’histoire judiciaire pour jouer à des marionnettistes ? On ne peut pas d’un côté accusé les antibalaka proches de Bozizé, diligenter des opérations proches de son domicile et affirmer de l’autre qu’il n’est pas concerné. Faustin Archange Touadéra et ses ambassadeurs barbouzes du mal doivent avoir le courage de nommer le diable. C’est en cela que Touadéra pourra avoir un minimum de crédibilité qui l’a quitté, lui qui a tout perdu du point de vue éthique. Comment un ridicule de Sébastien Wenezoui, peut-il se permettre le luxe de jouer au perroquet et répéter ce que ses maitres chantent ? En voilà des preuves incontestables qui attestent que l’intelligence a déjà quitté le mathématicien de Boy – Rabé et que le mensonge d’Etat est érigé en mode de gouvernance des affaires de la cité.

Honte à lui !

La rédaction

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