CENTRAFRIQUE : QUAND LES ETOUFFEURS D’UN REGIME TENTENT L’EUTHANASIE POLITIQUE

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« Nous nous connaissons tous dans ce pays. Notre démarche s’inscrit dans la recherche de solutions au vide constitutionnel au cas où, les élections de 2021 venaient à connaitre un glissement dû aux effets de la pandémie de coronavirus », martèle, l’honorable Mathurin DIMBELET NAKOE de Sosso-Nakombo et 2e Vice-président de l’Assemblée Nationale.

        « Que personne ne vous trompe. Un groupe de Députés de tous bords, opposition, majorité et même des non inscrits ont initié un projet de révision constitutionnelle qui vise à combler un vide », renchérit l’honorable Symphorien MAPENZI de Bimbo 3, 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale.

Telles semblent être les motivations fortes et profondes de ces augustes élus du peuple, recyclés en défenseurs d’un régime pourtant démocratique qui, de plus en plus, prend la forme d’un régime totalitaire dont la gestion s’apparente à la gestion du Pouvoir de Monsieur Joseph DJOUGACHVILI Alias Lénine où, l’on enseignait au peuple de l’actuelle Russie, l’histoire fausse et mensongère, où l’on amenait le peuple à la dénonciation.

Cette méthode érigée en mode de gestion du Pouvoir, pour mémoire, a eu comme conséquence, l’élimination et la déportation des voies dissonantes. Et, Monsieur Andréï Jdanov, Président du grand Conseil de l’Union Soviétique en 1946, fut mandaté par Staline comme responsable de cette idéologie.

Aujourd’hui, pendant que le peuple qui a confié un mandat au Président de la République et à ses représentants à l’Assemblée Nationale continue de vivre les humiliations, tueries et abominations des mercenaires et des peulhs étrangers, l’on voit renaitre curieusement dans notre pays, ce mode de gestion où, des personnalités bien connues s’y prêtent en poussant l’outrecuidance, à demander le glissement du mandat constitutionnel en violation de la constitution elle-même.

Oui ! Nous nous connaissons tous dans ce pays. C’est pourquoi, personne ne peut nous tromper car dans ce pays :

  • Les sorciers ont toujours été ceux qui pleurent à outrance et sans interruption leurs victimes, question de se mettre à l’abri de tous soupçons ;
  • Les voleurs ont toujours crié aux voleurs, questions de rejeter leurs propres responsabilités sur autrui ;
  • La mangeoire, les calculs politiciens, les intérêts égoïstes et partisans ont toujours isolé les dirigeants des cris d’alerte, de détresse et de souffrances du peuple jusqu’à ce que les crépuscules des élections et des fins de règnes les surprennent…

S’agissant de la constitution, la loi fondamentale de notre pays, la Loi du peuple Centrafricain souverain, autour de laquelle, s’arcboutent les uns et les autres, au point de jeter l’opprobre sur la nation Centrafricaine et son peuple, il importe de rappeler en quelques mots, ce qu’une bonne et parfaite interaction des trois Pouvoirs de l’Etat (l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire) aurait pu éviter au pays et au peuple.

  • Le Strict respect de la Constitution (article 23)

La constitution, le facteur déterminant de la stabilité d’un pays et d’unité d’un peuple aussi diversifié comme le peuple Centrafricain composé de plusieurs ethnies, exige le respect de toutes les composantes de la société conformément aux dispositions de l’article 23 de notre constitution du 30 Mars 2016.

Etant la Bible nationale, les dirigeants qui prêtent serments à partir d’elle, et ceux qui sont appelés à accompagner ces dirigeants dans leurs lourdes et exaltantes tâches, devraient la lire chaque jour, pour grandir par la réalisation et la satisfaction des attentes du peuple. Cette lecture quotidienne, permet de déceler quelques subtilités que peut comporter une constitution en tant que œuvre humaine et d’y remédier en temps réels et selon les voies et mécanismes autorisés.

  • Le Strict respect de la durée du mandat (article 35)

Les nouvelles élections se préparant dès la proclamation des précédentes, la lecture assidue de la constitution aurait permis aux uns et aux autres, mais plus particulièrement, à ceux en quête du Pouvoir, de déceler le verrou contenu à l’article 35 de la Constitution, notamment le dernier alinéa qui stipule : « En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit ».

Et, Dieu seul sait, combien de Centrafricains très préoccupés par la situation du pays, n’ont-ils pas déposé à qui de droit, depuis l’instauration du régime de ‘‘rupture’’, des propositions tendant à combler ces vides ? Que ceux qui ont reçu ces propositions lèvent la tête par-dessus les murs ‘‘des biens matériels’’, ou de ‘‘C’est notre tour’’, et, ils découvriront ces propositions en pleines moisissures dans les poubelles sinon, au fond de leur propre conscience si elle n’est pas encore émoussée.

  • La Strict obligation de mettre en place toutes les Institutions dans les délais Constitutionnels (Article 155)

Parmi toutes les Institutions prévues par la Constitution du 30 Mars 2016, lesquelles Institutions devraient être mises en place dans les douze (12) mois qui suivent l’Investiture du Président élu, figure en bonne place, l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E 2013). La seule exception faite concernait exclusivement le SENAT, nouvelle Institution qui devrait être mise en place après les élections municipales et régionales. Cette exception complète la nomenclature de certaines Institutions qui devraient rester en place jusqu’à la création de nouvelles telles que prévues à l’article 154 de la Constitution.

Alors, comment comprendre et expliquer, que des imminentes personnalités qui hier, avaient suivi de bout en bout, les tergiversations entretenues par un Haut Représentant de l’Union Européenne, pour faire échecs aux élections de 2010, lesquels tergiversations obligèrent le Président BOZIZE à lancer les opérations électorales sur fonds propres de l’Etat Centrafricain, à hauteur de trois milliards neuf cent millions (3 900 000 000 FCFA) mis à la disposition de la C.E.I (Commission Electorale Indépendante) ?

Non content, celui-ci, Monsieur ESMIEUX, Ambassadeur de l’Union Européenne d’alors, va grossièrement mentir au Président BOZIZE que les fonds de l’Union Européenne tardaient à venir, parce que, le budget des élections ne lui avait pas été communiqué par le Département de l’Administration du Territoire.

Un mensonge difficilement avalable, que le Président BOZIZE fera vérifier par la confrontation de Monsieur ESMIEUX avec le Ministre de l’Administration de l’époque, Monsieur Elie OUEIFIO assisté de son Directeur de Cabinet Monsieur Bernard KPONGABA devenu Vice-président de l’A.N.E 2013, sous l’Autorité du Premier Ministre de l’époque devenu, Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Archange Faustin TOUADERA, qu’assistait, son Ministre Directeur de Cabinet, Simplice Matthieu SARANDJI devenu Premier Ministre, Ministre d’Etat et Secrétaire Général du Mouvement Cœurs Unis (M.C.U).

La responsabilité et l’autorité de l’Etat obligeant, les issues de cette confrontation ont abouti au départ de cet Ambassadeur de la République Centrafricaine car, au-delà du mensonge, ce dernier allait un week-end sur deux (02) ou trois (03), à Ndélé sans en informer les Ministres des Affaires Etrangères le Général Antoine GAMBI ni celui de l’Administration du Territoire, Monsieur Elie OUEIFIO.

Alors, et alors, peut-on imaginer que les hautes personnalités ci-haut citées, à qui finalement Dieu a confié les rênes de Son Pouvoir, pour présider à la destinée de cette nation et, pour conduire le destin de son peuple, aient vite oublié les mystères qui entourent l’organisation des élections ? Quelque soit la puissance de l’amnésie, elle ne peut pas totalement affecter la mémoire de ces personnalités intéressées au premier rang par l’organisation des élections. Sauf si, leurs centres d’intérêts se trouvent en dehors du paramètre de ceux du peuple.

  • Le Pouvoir des élus du peuple de mettre fin à la mission d’un Premier Ministre (Article 88)

Des Députés, représentants du peuple, au lieu de prendre la couverture d’un ‘‘Mouvement Centrafrique Debout’’, sans même réaliser quelle est la position exacte du pays et du peuple qu’ils sont censés représenter, au lieu de mobiliser à outrance la radio nationale pour distraire l’opinion en disant le contraire de ce que ressent le peuple réellement,

Feraient mieux, d’explorer la force que leur confère les dispositions de l’article 88 alinéa 3 et 4 de la Constitution en initiant, une motion de censure contre un gouvernement autrement dit, contre un Premier Ministre qui ne leur a pas donné l’opportunité de voter la Loi mettant en place, l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E) Constitutionnelle.

Hélas ! Pour des motivations dictées par les penchants de leurs cœurs, ils se battent contre leur propre conscience en disant le oui pour le non, le bien pour le mal même quand ils marchent sur les décombres de leurs électeurs, ils disent que ‘‘Tout va bien’’ ;

D’ailleurs ! C’est qui explique le fait qu’ils aient examiné et adopté le projet de Loi n°19.012 du 20 Août 2019 portant Code électoral Centrafricain qui leur était soumis par une institution non encore mise en place conformément à la Constitution.

  • Le courage d’engager la responsabilité du gouvernement devant le Parlementaire (Article 88) ??

Si la gouvernance se définit comme étant la capacité du gestionnaire du programme politique de l’homme élu, c’est-à-dire le Premier Ministre, Chef du gouvernement, d’anticiper sur les évènements à venir, la Constitution du 30 Mars 2016 en son article 88 alinéa 5, offre une large possibilité au Premier Ministre d’engager la responsabilité de son gouvernement devant le Parlement au cas où, un texte qui devrait être déposé sur le Bureau de l’Assemblée Nationale pour vote dans les délais Constitutionnels aurait fait l’objet de rétention par la faute d’un membre de son gouvernement.

Alors, alors et alors encore, pourquoi le cas de l’A.N.E 2013 n’a pas écorché l’attention des Gouvernants SARANDJI 1 et 2, jusqu’à ceux de NGREBADA 1 et 2, pour que seulement, au cours du conseil des Ministres du 09 Avril 2020, la question soit évoquée par le Ministre de l’Administration du Territoire suivant le compte rendu dudit Conseil fait les vendredis et samedi ? Les défenseurs du régime du côté de l’Assemblée Nationale, que du côté du Parti M.C.U, ne pouvaient-ils pas, harmoniser leurs vues avec le gouvernement sur cette question au lieu de faire apparaître sur la place publique, des contradictions et incohérences qui cacheraient quelque chose de louche ?

  • Le Pouvoir de déclarer certains actes et faits du Président de la République de haute trahison (Article 124)

Il n’y a pas de fait du hasard lorsque dans tous les Etats au monde, les Présidents de la République, avant leurs entrées en fonctions, prêtent Serments sur les Saintes Ecritures de leurs Etats respectifs symbolisées par les Constitutions de chaque pays. La raison est simple Ceux-ci représentent Dieu sur terre et par conséquent, ils doivent travailler conformément aux directives édictées dans la Constitution et qui touchent aux trois (03) Pouvoirs de Dieu que sont : l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire Cf. Esaïe 33 : 22.

Ainsi, s’inspirant de la parole de Dieu qui atteste que ‘‘L’œuvre de la Justice sera la Paix, et le fruit de la justice le Repos et la Sécurité pour toujours » Esaïe 31 : 17, la constitution du 30 Mars 2016 donne-t-elle au Pouvoir Judiciaire représenté par la Haute Cour de Justice, le droit et le Pouvoir de déclarer même à titre préventif ou d’alerte, certains actes et faits du Président de la République, de haute trahison. Parmi ces faits et actes figurent :

  • L’entretien des milices: les réalités prouvent que le Président de la République est passé des milices aux mercenaires étrangers dont les nouveaux cas se présentent sous la forme des envahisseurs peulhs éleveurs lourdement armés et en tenues militaires ou policières ;
  • La non mise en place des Institutions : le cas de l’A.N.E 2013 se passe de commentaire ;
  • La non protection des populations et de leurs biens, victimes des exactions capricieuses des éleveurs peulhs ainsi que des diktats des seigneurs de guerre SIDIKI, ALKATIM et Ali NDARAS qui administrent à leur façon les zones occupées.
  • Le non respect du serment notamment en ce qui concerne l’observation scrupuleuse de la constitution, la sauvegarde de l’intégrité du territoire, la préservation de la paix, la dignité du peuple Centrafricain.

De même, l’argumentaire évoqué pour retarder l’opérationnalité de l’Armée Centrafricaine pour la protection du peuple et de ses biens ainsi que la défense de l’intégrité du territoire est un faux débat au regard de la Constitution.

L’organisation ou la réorganisation d’une Armée relève de la seule souveraineté de l’Etat. Il s’agit de l’Armée Centrafricaine et non d’une Armée Internationale moins encore, de celle des mercenaires étrangers.

A ce titre, les cadres militaires de grandes valeurs ne manquent pas dans ce pays pour assurer la direction de l’organisation de notre Armée. Il suffit d’un minimum de confiance et de volonté de dépolitiser l’armée.

A moins que, la mise en quarantaine de l’Armée soit une possibilité offerte aux milliers d’éleveurs peulhs qui arrivent en armes de prendre possession du pays le moment venu aux fins de réaliser des agendas cachés.

‘‘Il faut respecter les accords de Khartoum dits accords de dernière chance’’ argumenteront les défenseurs patentés du régime, oubliant le caractère exclusif ou sélectif qui a gouverné la participation des Centrafricains aux assises ayant accouché lesdits accords d’une part, et d’autre part, que ces accords non respectés par les mercenaires ne sont pas au dessus de la Loi du peuple, c’est-à-dire la Constitution du 30 Mars 2016 déjà presque rangée dans les tiroirs.

De tout ce qui précède, il est aisé d’affirmer sans risque d’être démenti que, les crises Centrafricaines pourraient facilement rentrer dans les rayons des articles périmés si, et seulement si, tous les acteurs de la vie politique nationale, réfléchissaient, pensaient et agissaient pays et le peuple Centrafricains, ils feraient alors, disparaitre tous les obstacles sans fondements qui les opposent car leurs visions pour la nation et le peuple se superposeraient merveilleusement.

Malheureusement, depuis quatre (04) années d’exercice du Pouvoir, et jour pour jour, sans interruption, avant même l’apparition du ‘‘Corona virus’’, ceux qui devraient travailler inlassablement, avec abnégation, loyauté et fidélité et dans la vérité aux fins de hisser le pays sur la voie de la stabilité, de la Sécurité et donc de la paix pour tous, ont, pour des raisons diverses, préféré se cacher derrière la force d’un seul homme, le Chef de l’Etat en n’assumant pas ou presque pas, les responsabilités qui sont les leurs, en vue de donner un contenu visible et lisible à la démocratie.

Et, l’incapacité et la mauvaise gestion de certains responsables ont favorisé l’envahissement de la quasi-totalité du territoire national par des éleveurs peulhs en nombre important et lourdement armés, ayant grossi les rangs des mercenaires étrangers aux conséquences néfastes sur les éleveurs et agriculteurs nationaux.

Ainsi, devant la crainte justifiée des Centrafricains de la conception raciale digne des nazis sur le sol Centrafricain dont les signes sont visibles avec l’épopée des peulhs, une et une question mérite d’être posée : « Que faire face à cette situation très préoccupante et qui peut provoquer la disparition du peuple Centrafricain si aucune mesure n’est prise pour stopper ce rêve criminel ? ».

A cette question, la réponse se trouve dans :

  • La Mission du Pouvoir que le peuple souverain confie à des dirigeants et représentants et qui se résume à la protection des personnes et de leurs biens, ainsi qu’à la défense de l’intégrité du territoire contre toutes agressions et invasions extérieures.

De ce point de vue, et, au-delà des questions électorales qui pourront se régler par les mécanismes prévus par la constitution, la question de l’agression du pays devrait mobiliser tout le peuple autour de ses dirigeants et représentants pour barrer la route à l’expropriation des terres et à la spoliation des bétails par la force ainsi que la substitution de la race Centrafricaine par une autre.

Ceux qui voudraient choisir de vivre en Centrafrique, devraient se conformer à la procédure en la matière prévue par les textes réglementaires et non procéder comme çà se passe sous silence gouvernemental actuellement.

  • L’idéal que nous ont légué nos ancêtres communs morts pour la liberté et l’indépendance dont entre autres, les feus Baram Bakié, Karinou, Gbafio, Sénoussi, Bangassou, Rafaï, Zémio, Barthélemy BOGANDA et ses compagnons, sans oublier nos frères et sœurs, filles et fils martyrs des années 1979 et les insurgés des années 2012-2013 ainsi que la multitude des innocentes victimes des barbaries qui se prolongent encore.

La prise de conscience de cette souffrance qui nous est imposée et de notre désir ardent d’être réellement libres, feront tomber les barrières artificielles faites de haine et de clivages de toutes sortes qui nous ont longtemps divisé, et, régénéreront nos Cœurs et Esprits.

Ainsi, dans une unité nationale retrouvée, nous aurons la force de l’Amour et la solidarité d’Esprit pour vaincre l’adversité d’où qu’elle vienne et de qui elle vient.

  • L’Appel à la solidarité africaine en rappelant, le message très fort du Président AMADOU TOUMANI TOURE qui, dans la méditation des crises centrafricaines en 1996-1997, exhortait les pays africains en général et les Etats frontaliers de la RCA, en particulier, à s’impliquer pleinement pour éteindre l’incendie de la maison Centrafricaine, de peur que le vent n’emporte le feu sur leurs propres maisons.

Naturellement, la prise du contrôle de la République Centrafricaine, le cœur de l’Afrique par des mercenaires déguisés en éleveurs peulhs, sera une menace grave pour l’Afrique toute entière car, disposant des ressources et richesses naturelles désormais, ceux-ci pourront s’imposer partout où ils voudront.

  • L’Appel à la solidarité internationale en rappelant à la conscience historique :
  • L’Appel du Général DE-GAULLE qui disait : « En Afrique Française, comme dans tous les territoires où les hommes vivent sous notre drapeau, il n’y aurait aucun progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre nationale n’en profitent pas moralement et matériellement ; s’ils pouvaient s’élever peu à peu jusqu’au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C’est le devoir de la France de faire en sorte qu’il en soit ainsi »*[1].

Oui, aujourd’hui, le peuple Centrafricain a grand besoin du secours multiforme d’un grand Ami traditionnel qu’est la France, la grande France mais, la France libre de DE-GAULLE pour sortir de ce bourbier complexe aux complicités multiformes. Les morts ne sont pas morts, la France se doit de faire ‘‘en sorte que cela soit ainsi’’, à cause du cordon ombilical de la colonisation qui lie la Centrafrique à la grande France.

  • La doctrine de TRUMAN qui déclarait : « Je crois que les Etats-Unis doivent soutenir les peuples libres qui résistent à des tentatives d’asservissement par des minorités armés ou par des pressions venues de l’extérieur. Je crois que nous devons aider les peuples libres à forger leur destin de leurs propres mains. Je crois que notre aide doit être un soutien économique et financier. Chaque nation se trouve désormais en face d’un choix à faire entre deux (02) modes de vie opposés. L’un d’eux repose sur la volonté de la majorité. Il est caractérisé par un gouvernement représentatif, des élections libres, la liberté individuelle, la liberté de la parole et de religion, l’absence d’oppression politique. L’autre mode de vie repose sur la volonté d’une minorité imposée de force à une majorité. Il s’appuie sur la terreur et l’oppression, une presse contrôlée, des élections truquées et la suppression des libertés individuelles.

Les semences des régimes totalitaires sont nourries par la misère et le dénuement. Les peuples du monde attendent de nous que nous les aidions à sauvegarder leurs libertés »*[2].

Oui, c’est ce deuxième mode de vie que l’on tente d’imposer de force au peuple Centrafricain et qui se caractérise par ; la diffusion des informations fausses et mensongères à dessein d’annihiler le peuple, l’importation massive des minorités peulhs lourdement armés, la misère et le dénuement très accentués des populations Centrafricaines terrorisés par les peulhs et les mercenaires étrangers. Face à cette situation d’extrême gravité, l’aide Américaine telle que souhaitée par le Président TRUMAN s’impose en République Centrafricaine.

Voila la démarche ou le comment, un gouvernement responsable, et des représentants du peuple sérieux, devraient utiliser pour libérer le pays et le peuple des agressions coalisées des mercenaires étrangers et des envahisseurs peulhs multinationaux.

Ce qui implique tout naturellement, une volonté politique au sommet et des collaborateurs choisis sur la base des critères de compétence, d’intégrité, d’honnêteté et de la crainte de Dieu à la base. Madame Domitien, semi-analphabète avait réussi sa mission de Premier Ministre grâce au sérieux de ses Ministres dont entre autres BANDA-BAFIO, ZANIFEÏ-TOUABONA (Paix à leurs âmes) ;

Au lieu de cela, l’on assiste à des expériences dont on sait que les résultats sont d’avance voués à l’échec, à des accusations et contre accusations pêle-mêle et, à la résurgence des vieilles méthodes politiques qui ont fait chuter tous les précédents régimes. Pour mémoire :

  • Les abeilles de l’Empereur BOKASSA 1er n’ont pas réussi à piquer les Baraccudas pour le maintenir sur l’Empire ;
  • L’EBA (Escadron Blindé Autonome) du Président KOLINGBA n’a pas réussi à le maintenir au Pouvoir bien qu’il l’ait quitté dignement par la voie des urnes ;
  • Les Sarawi, les Karako, les Balawa, les Bayamoulingués, les Libyens n’ont pas réussi à maintenir le Président PATASSE au Pouvoir ;
  • Le BDR (BOZIZE Doit Rester), la FOMAC, les Sud-Africains n’ont pas réussi à maintenir le Président BOZIZE au Pouvoir ;
  • Toutes les rébellions coalisées en SELEKA n’ont pas réussi à maintenir le Président NDOTODJA au Pouvoir ;
  • Le TDR (TOUADERA Doit Rester), la MINUSCA et les Russes réussiront-ils à faire l’exception en maintenant le Président TOUADERA au Pouvoir ? That is the question.

En somme et, pour tout dire, il faut reconnaître et admettre que le peuple Centrafricain a beaucoup souffert et continue de souffrir par la faute et la complicité naïve des Centrafricains mêmes. Et, avouons-le, que la persistance des crises en Centrafrique relève de la manipulation politique avec ses méthodes raffinées axées sur la désinformation qui procède par l’intoxication sous toutes ses formes (la blanche, la grise et la noire).

Ce sont là les méthodes utilisées par les manipulateurs et leurs agents autrement appelés, Lucifers et les Lucifériens qui, se passant pour les vrais et les meilleurs défenseurs d’un régime, dans le seul but de soutirer du dirigeant, de l’argent nécessaire, et, au besoin, obtenir le Pouvoir pour d’autres bailleurs cachés. Presque tous les dirigeants Centrafricains en ont vécu à leurs dépens.

En effet, agissant comme des pique-bœufs qui ne restent jamais à côté d’un bœuf couché ou mort, les manipulateurs politiques, par les ruses et subtilités structurées et biens élaborées, réunissent à déboussoler et à désorienter des dirigeants, à écraser des cadres compétents et loyaux ou, à les forcer à l’exil, à condamner le peuple à la misère et à la souffrance puis, ils oublient tout d’un régime qu’ils viennent de faire tomber, puis, se mettent à ronger le nouveau régime en marche sous d’autres coutumes.

C’est pourquoi, les Centrafricaines, et Centrafricains devraient, prendre conscience de ce grand fléau à destruction massive qu’est la manipulation, plus dangereuse que le Corona virus, pour se mobiliser contre elle car, elle est injuste, elle est nocive, elle est criminelle, elle détruit tous les mécanismes de gouvernance d’un pays, et condamne le pays au sous-développement.

Quelle que soit l’intensité des atrocités et barbaries imposées au peuple Centrafricain des décennies durant, la race Centrafricaine ne disparaîtra jamais, tant qu’il existera le jour et la nuit, le ciel et la terre. De ce point de vue, le peuple Centrafricain mérite considération, respect et reconnaissance de la part de ses élus.

Que les manipulateurs et ceux qui les embauchent, écoutent la fin du discours du Roi Salomon dans le livre d’Ecclésiaste 12 : 15-16 qui dit : « Crains Dieu et observe ses commandements. C’est ce que doit faire tout homme. Car Dieu amène toute chose en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal ». Les pleurs et le sang des Centrafricains montent toujours vers Dieu à qui reviennent la vengeance et la rétribution.

Que l’Eternel Dieu, le Créateur, le Maître du Pouvoir et le Chef Suprême des Armées, écoute l’appel au secours du peuple Centrafricain éploré et en détresse, et, qu’il se souvienne de ce même peuple comme il l’a fait aux enfants d’Israël en Egypte.

BANGUI, LE 20 AVRIL 2020

Elie OUEIFIO

 

Coordonnateur National CEJACC

[1] Charles DE-GAULLE : Discours et Message, T1 pendant la guerre de 1900-1946 plon, Paris, 1970 pp 371-372.

Harry TRUMAN, Président des USA, Discours au Congrès et à la Nation le 11 Mars 1947.

 

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