Centrafrique : quand le vrai Terroriste et l’assassin du bébé Amin et de tout un peuple accuse à tort le BRDC de complots de déstabilisation

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MESSAGE DE VŒUX A LA NATION

DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT
A L’OCCASION DU NOUVEL AN 2023
– Centrafricaines, Centrafricains ;
– Mes Chers Compatriotes ;
Au seuil du nouvel an 2023, je voudrais, en ma qualité de Père de la Nation, rendre grâce à Dieu Tout-Puissant qui, dans son amour, a guidé toutes nos actions, protégé notre pays, et surtout demander, dans une attitude de foi et d’humilité, sa miséricorde et sa bonté pour l’année qui s’ouvre.
C’est l’occasion pour moi de vous féliciter et de formuler, du fond du cœur, les vœux de santé, de prospérité, de bonheur et de paix à l’endroit de chacune et chacun d’entre vous, où que vous soyez, et pour notre pays.
J’associe à ces vœux tous les hôtes étrangers vivant parmi nous dans le cadre des missions diplomatiques, de partenariat ou simplement comme des résidents.
J’adresse également mes vœux de bonne année à toutes nos forces de défense et de sécurité, à la MINUSCA et aux forces alliées bilatérales russes et rwandaises qui passent le réveillon dans la solitude, loin de leurs proches.

Je leur témoigne toute mon estime et ma confiance et salue leur bravoure et leur sens de sacrifice dans l’accomplissement de leur noble mission de protection des populations et de défense de l’intégrité du territoire national.

Ce soir, ma première pensée, une pensée chaleureuse, va vers toutes celles et tous ceux d’entre vous qui sont victimes d’une maladie ou de la détresse.

J’ai une pensée particulière pour tous les Militaires, Policiers, Gendarmes, Casques bleus et soldats alliés, tombés au champ d’honneur pour la défense de la patrie ainsi que pour tous les êtres chers qui nous ont quittés.
Je renouvelle mes condoléances et ma compassion à toutes leurs familles.
Mes Chers Compatriotes ;

Le nouvel An n’est pas seulement une occasion de réjouissance ou de faire le bilan des actions de l’année écoulée, mais aussi et surtout d’établir des perspectives pour l’année nouvelle en indiquant les axes prioritaires pour y parvenir.

Ce soir, je ne vais pas m’appesantir sur la rétrospective, mais j’évoquerai quelques faits qui ont marqué l’année 2022, tant sur le plan international que national.

Sur le plan mondial, l’année 2022 a été particulièrement marquée par des chocs climatiques, des tensions géopolitiques et des défis financiers, énergétiques et alimentaires sans précédent.

La persistance du COVID-19 et le changement climatique ont provoqué un ralentissement généralisé de l’activité économique mondiale avec une inflation qui atteint des niveaux inégalés.

Les inondations provoquées par le changement climatique ont causé d’énormes pertes en vies humaines, des dommages matériels et économiques inestimables, des déplacements de populations avec des implications importantes pour la paix, la sécurité et le développement, particulièrement dans notre continent.

La guerre en Ukraine a provoqué le bouleversement de l’ordre mondial, la chute des économies fragiles comme la nôtre, la flambée des prix des produits de première nécessité, l’inflation, la pénurie des carburants, l’insécurité alimentaire.

Les efforts déployés, même à l’échelle mondiale, se sont révélés terriblement insignifiants, face à l’ampleur des défis.

Chaque pays a été obligé de revoir ses ambitions en baisse.
Au niveau national, outre ces défis mondiaux, complexes et difficiles, notre pays a particulièrement été la cible d’attaques diaboliques:
– lâches assassinats des éléments des forces de défense et de sécurité ainsi que des civils, par la prétendue « Coalition des Patriotes pour le Changement » (CPC);

– poses des mines anti-personnel et anti-char par la CPC ayant entraîné la mort de plusieurs personnes ;

– prises d’otage des experts nationaux et étrangers à Birao et Niem-Yéléwa par la CPC;

– complots de déstabilisation orchestrés par la CPC, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et le Conseil de Résistance pour la Transition (CRT);

– appels à la suspension des appuis budgétaires et de l’aide humanitaire par le BRDC et le CRT pour soutenir des luttes géopolitiques et géostratégiques de certains partenaires ;

– attentats terroristes par l’emploi d’explosifs et colis piégés, ayant visé la population civile à Bossangoa et la Maison de la Russie à Bangui.

A ce stade de mon message, je voudrais réitérer ma ferme condamnation de ces lâches et ignobles attaques terroristes, indépendamment de leurs motifs et de leurs auteurs.
La Justice a ouvert une enquête aux fins de déterminer les origines de l’aéronef ayant servi à l’attaque de Bossangoa ainsi que du colis piégé, l’implication des intermédiaires et les auteurs, coauteurs et complices de ces actes terroristes et de prononcer les peines encourues.

Face à ces adversités, nous avons prouvé que nous sommes un peuple uni, résilient, respectable ; que notre sentiment d’appartenance à une seule Nation est vivace et que nous sommes capables de préserver notre souveraineté nationale.
Mes Chers Compatriotes;
En dépit de la conjoncture économique difficile, nous poursuivons, avec le concours de chacune et chacun de vous, le patient travail de reconstruction de notre pays.
Sur le plan sécuritaire, je tiens à vous rassurer que nos forces de défense et de sécurité sont déterminées à contrer toutes les velléités de déstabilisation des institutions démocratiques, comme elles l’ont d’ailleurs démontré en décembre 2020 et janvier 2021.

Elles sont efficacement appuyées par la MINUSCA dont je salue le changement de posture et les forces alliées bilatérales russes et rwandaises.

Aujourd’hui, plus rien ne sera comme avant. Je vous exhorte donc à ne pas avoir peur, à vaquer librement à vos occupations quotidiennes, à ne pas vous laisser effrayés par de folles rumeurs véhiculées par les ennemis de la paix pour créer la psychose et le doute au sein de la population.
Année après année, nous renforçons la capacité opérationnelle de notre outil de défense et de sécurité par d’importants recrutements et la formation des jeunes recrues dans l’Armée, la Police et la Gendarme afin de mettre définitivement fin à l’insécurité.

Nous continuerons d’augmenter le budget de la défense afin de nous permettre, à la faveur de la levée de l’embargo, de doter notre outil de défense et de sécurité de moyens adéquats pour assurer la défense de notre souveraineté nationale.

Sur le plan politique, en poursuivant la réalisation de notre vision commune d’un pays définitivement uni, sécurisé, pacifié et réconcilié, nous avons organisé, en mars 2022, un Dialogue républicain inclusif qui a connu un succès éclatant.
La poursuite de l’exécution des engagements pris dans l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019 a permis le désarmement et la démobilisation de 4.597 ex-combattants sur l’ensemble du territoire national.

Le Projet de Réintégration des Ex-Combattants (PREC), financé par la Banque Mondiale, a permis de former et réinsérer dans leur communauté 1.992 ex-combattants ; 995 autres sont en formation.

Le PREC a également permis la réalisation des infrastructures socio-économiques tels que les forages, marchés, écoles, maternités, aires de séchage, ponts, maisons des jeunes, magasins de stockage de semences et l’éclairage public solaire, à la grande satisfaction des communautés bénéficiaires.

La mise en œuvre de l’APPR a généré cette année d’importants acquis et dividendes, notamment le redéploiement des forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire ; l’intégration de 1.000 ex-combattants dans les forces de défense et de sécurité et la dissolution de 4 groupes armés signataires de l’APPR.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Feuille de Route Conjointe de Luanda, des opérations spéciales ont permis de désarmer et démobiliser 1.574 ex-combattants dissidents de la CPC qui seront pris en charge par un programme de réintégration.

Le Comité interministériel mis en place examine la problématique des combattants de la LRA, encore présents dans le Haut-Mbomou.

En 2023, le Gouvernement poursuivra les efforts de mobilisation des ressources nécessaires et l’élaboration d’une stratégie d’engagement des leaders des groupes armés membres de la CPC dans le processus de paix.

La vie politique nationale a également été rythmée par des manifestations grandioses tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, appelant à un référendum constitutionnel.
Sur décision de la Cour Constitutionnelle, le Gouvernement a élaboré le projet de loi relatif à la procédure référendaire qui vient d’être adopté par l’Assemblée Nationale.

En ce jour de l’An, je réaffirme ma volonté de respecter la Constitution et la volonté du peuple titulaire de la souveraineté nationale.
Sur le plan économique et social, nous poursuivons les efforts de reconstruction de notre pays par la réalisation des projets d’infrastructures indispensables à notre marche vers l’émergence, notamment dans les secteurs productifs.

L’opérationnalisation du Port Sec de PK 26 ainsi que la mise en système de tracking des marchandises à destination de notre pays, par géolocalisation et l’introduction des dispositifs d’inspection non intrusive par l’acquisition des scanners, sont autant de réalisations visant à renforcer le dispositif de captation des recettes au cordon douanier.

Ainsi, dans le domaine de l’énergie, le taux d’accès à l’électricité est passé de 23 mégawatts à plus de 68 mégawatts en 2022, avec la mise en service de la Centrale solaire photovoltaïque de 15 mégawatts de Sakaï.

L’électrification de la ville frontalière de Béloko est effective avec une centrale hybride solaire/diesel.

Les projets de construction du champ solaire de Danzi d’une puissance de 25 mégawatts et d’installation des centrales hybrides thermique/solaire à Bambari et Berberati d’une puissance totale de 2 mégawatts, permettront d’améliorer la distribution de l’électricité dans les prochains mois.

Par ailleurs, cinq (5) villes de provinces à savoir : Nola, Bangassou, Bouar, Birao et Bossembelé seront dotées de centrales hybrides thermique/solaire d’une puissance d’un (1) mégawatt chacune ainsi que l’électrification de 60. 000 ménages hors réseau et de 200 Centres de Santé et écoles par des kits solaires.
S’agissant du sous-secteur pétrolier aval, je dois rappeler que depuis le mois de juillet, notre pays, à l’instar des autres pays du monde, connaît une pénurie de carburant, due à la crise en Ukraine.
Une baisse significative des recettes douanières a été constatée à partir du mois de juillet avec une chute brutale des recettes liées à la fiscalité pétrolière qui est passée d’un (1) milliard 800 millions de FCFA par mois à 80 millions de FCFA par mois.
En dépit de cette situation catastrophique, j’ai instruit le Gouvernement de maintenir inchangés les prix des produits pétroliers à la pompe.
Mais il faut être réaliste. Cette situation n’est pas soutenable en cas d’enlisement de la crise énergétique. Il y a donc une réflexion à mener.
La pénurie du carburant dans les stations-services a favorisé la montée du commerce illicite des hydrocarbures.
Plusieurs points de vente illicite sont créés dans les quartiers, provoquant des incendies qui deviennent fréquents dans la capitale et mettent en danger la vie de la population.
J’ai instruit le Gouvernement d’analyser les défis et les enjeux liés à l’approvisionnement du pays en carburants et de trouver les solutions idoines pour juguler cette crise qui impacte négativement la croissance économique.

D’ores et déjà, le Gouvernement vient d’interdire le transport et le stockage des produits pétroliers dans les fûts et dans des quartiers.

Des efforts sont déployés par le Gouvernement pour approvisionner le pays en carburant et rétablir le circuit légal d’importation et de distribution des produits pétroliers.

Le taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement s’est aussi amélioré grâce à la réalisation de 342 nouveaux forages d’eau, 25 mini-systèmes d’alimentation en eau et 2.293 forages avec l’appui de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique, la Banque Mondiale, l’UNICEF, le PNUD et le CICR.
La construction de la nouvelle station de pompage d’eau brute et de la station d’exhaure flottante sur l’Oubangui pour la Ville de Bangui et ses environs sont en cours.
Les projets d’adduction d’eau potable des villes de Bambari, Berberati et de Bozoum démarreront dès le début de l’année 2023.

En ce qui concerne le secteur minier, la production de l’or a, pour la première fois, dépassé le seuil de la prévision fixée, soit une tonne et demie (1,5t) pour une valeur taxable de 23 milliards 469 millions 81 mille 876 FCFA par rapport à l’année 2016 où la production était de 28,283 kilogrammes pour une valeur taxable de 491.985.530 FCFA.

En dépit du maintien injustifié de l’embargo du Processus de Kimberley sur 16 grandes zones de production sur les 24, la production du diamant a atteint cette année 115.000 carats pour une valeur taxable de 8 milliards 317 millions 14 mille 540 FCFA, contrairement à l’année 2016 où elle était de 11.487 carats pour une valeur taxable d’un milliard cent soixante-dix millions huit cent soixante-huit mille trois cent vingt-trois (1.170.868.323) FCFA.
Au regard de ces statistiques encourageantes, j’ai instruit le Gouvernement d’adapter notre cadre juridique de calcul de taxes et impôts à l’environnement économique mondial. Une nouvelle mercuriale pour l’exportation de l’or a ainsi été définie au mois d’août 2022. Celle du diamant suivra incessamment aux fins de permettre à l’Etat de tirer profit de ses richesses pour le bénéfice de sa population.
Le Gouvernement est instruit de finaliser, à court terme, les documents de Politique Minière, de la Stratégie Nationale pour la mise en valeur de l’or et de stratégie de lutte contre la fraude et la contrebande.

Je me réjouis de l’annonce de la reprise des activités d’exploration dans les Préfectures de la Vakaga et du Bangoran, par les sociétés pétrolières PTIAL et PTIAS, ce qui augure des perspectives intéressantes pour le secteur pétrolier centrafricain.

Dans le domaine du Commerce, le Gouvernement a appuyé la commercialisation et l’exportation des produits agricoles et fourni des moyens roulants et de production par la construction d’une usine semi-industrielle de production de 200 à 300 tonnes d’huile de palme par jour.
La redynamisation du Guichet Unique de Formalités des Entreprises a permis la création en 2022 de 1.923 entreprises pour 3.436 emplois prévus.
Face à la dégradation avancée de nos routes, nous avons entrepris les travaux de bitumage de 50 Km de route à Bangui et de 500Km de pistes rurales dans les Préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Pendé.
Je me réjouis du lancement des études du pont sur l’Oubangui ainsi que celles des routes Sibut-Grimari-Bambari, Sibut-Dekoa-Kaga-Bandoro ; Baoro-Carnot-Gamboula ; Bossembelé-Baoro et Mbaïki-Boda-Yaloké.
Le Gouvernement a publié le Dossier d’Appel d’Offres de deux lots du corridor 13 déjà acheté par 26 entreprises.
Nous avons, en perspective, le remplacement du bac de Bouca-Batangafo par un pont et la réhabilitation des routes de Damara-Bouca-Batangafo ; Sibut-Bambari-Alindao-Kongbo, Bambari-Ippy-Bria ; Sibut-Kaga-Bandoro et la poursuite de la réhabilitation de la route Ndelé-Ouadda-Birao-Amdafock.
Dans le domaine de l’économie numérique, la création de l’Unité Spéciale de Contrôle des Communications Electroniques a permis la transparence dans l’élaboration des factures téléphoniques, ce qui a instauré un climat de confiance entre les opérateurs de téléphonie mobile et le Gouvernement et amélioré les recettes publiques.
Les travaux du projet d’installation des infrastructures fibres optiques financés par l’Union Européenne et la BAD sont arrivés à terme.
Les essais de signalisation sont en cours pour la mise en service dès le début de l’année 2023.
Cet outil révolutionnaire transformera le mode de fonctionnement de l’Etat par la dématérialisation de l’administration, le renforcement du système d’éducation, d’enseignement, la numérisation des secteurs économique et financier, la régulation et la taxation des transactions financières en support au mécanisme de contrôle et de traçabilité pour le relèvement du niveau des recettes publiques.
La création de la Société Centrafricaine de la Poste permet d’étendre plus rapidement ses activités dans nos villes de provinces en tant que service de proximité et d’inclusion financière.
Face aux obstacles qui ont maintenu notre pays depuis l’indépendance dans la pauvreté, les cryptomonnaies nous ont apparu comme une opportunité inouïe de développement de notre pays.

Malheureusement, cette tentative de libération du pays a été perturbée par une décision de la Cour Constitutionnelle.

Le Gouvernement travaille avec les partenaires techniques et financiers pour l’harmonisation de la Loi régissant la cryptomonnaie avec les textes communautaires, notamment sur les incompatibilités relevées.

Dans le domaine de l’agriculture, la filière coton a connu un regain d’activités grâce à l’appui budgétaire du Gouvernement ayant permis la fourniture d’intrants aux cotonculteurs et de relancer la culture du coton dans les préfectures jadis sinistrées (Kemo, Nana-Gribizi, l’Ouham-Péndé, l’Ouham-Fafa et la Ouaka).

Aussi, le Gouvernement, à travers l’Office National du Coton, a payé les arriérés des cotonculteurs à hauteur de 493 millions de FCFA correspondant à 2 275 tonnes de coton graine enlevés.

L’amorce de la mécanisation agricole et de promotion de la transformation des produits agricoles a commencé à porter ses fruits avec l’acquisition de 20 tracteurs, 2 unités complètes de transformation du manioc et du maïs, grâce à l’appui de nos Partenaires techniques et financiers.
Nos paysans verront leur pouvoir d’achat augmenté grâce à la vente des surplus de leur production généré à la faveur de la mécanisation des travaux agricoles.

En 2023, les réformes institutionnelles seront poursuivies pour garantir l’efficacité et la proximité des services agricoles désormais appelés à travailler à la professionnalisation des agriculteurs sous le leadership de la Chambre d’Agriculture et du Tourisme en pleine mutation.

Mes Chers Compatriotes ;
Nous ne pouvons gagner le combat de développement sans un service de santé de qualité et un capital humain bien formé.

C’est pourquoi, nous avons doté le pays d’un Plan National de Développement Sanitaire de troisième génération qui couvre la période de 2022-2026, dont le coût de mise en œuvre est estimé à 1.634 milliards 677 millions 491 mille 167 FCFA.
La couverture en personnel qualifié s’est améliorée avec le recrutement de 655 nouveaux cadres de Santé dont 85 médecins, 440 paramédicaux et 130 gestionnaires.
Aussi, 42 structures sanitaires ont été construites ou réhabilitées dont un nouveau bâtiment central du Ministère de la Santé et de la Population, un hôpital de prise en charge des endémo-épidémies d’une capacité d’accueil de 350 lits, les pavillons de gynécologie-obstétrique et de médecine de l’Hôpital Communautaire et 18 Maternités.
Dans le cadre de la gratuité ciblée des femmes enceintes, femmes allaitantes et des enfants de moins de 5 ans, 20 localités ont été dotées d’ambulances médicalisées.
Les principales formations sanitaires du pays ont également été dotées d’équipements modernes, de consommables et de médicaments pour une valeur de 4 milliards 500 millions de FCFA.
Plus de 45 000 femmes enceintes et 2.061 victimes de Violences Basées sur le Genre ont bénéficié de soins gratuits.
Suite à la mise en service du Centre d’imagerie médicale et du Centre d’hémodialyse, 1.640 personnes ont bénéficié de scanner, 416 séances d’hémodialyse ont été pratiquées, ce qui a permis de sauver 28 personnes.
Nous poursuivons la lutte contre le Covid-19. Aujourd’hui, près de 2. 500.000 personnes ont été complètement vaccinées, ce qui correspond à plus de 60% des populations éligibles et 43% de la population générale.
La République Centrafricaine détient ainsi l’un des meilleurs taux de couverture vaccinale en Afrique, ce qui augure la réalisation de la cible de l’Union Africaine qui est de 70% de populations générales vaccinées en juin 2023.

Cette performance extraordinaire nous a valu le satisfecit du Comité de haut niveau sur la vaccination contre le Covid-19. Notre titre de « Champion de la Vaccination » a non seulement été maintenu, mais élargi.
Le paludisme a été mieux suivi et pris en charge, avec un total de 2 .285. 632 cas traités et 1 .350.000 moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée distribuées.
En matière de sécurité sanitaire internationale, notre pays a organisé avec succès en tant que pays pilote, l’Examen de préparation et de réponse aux urgences, devenant ainsi la référence mondiale en la matière.
En perspective, nous poursuivrons la mise en œuvre du Plan National de Développement Sanitaire par une politique nationale d’approvisionnement en médicaments et autres produits de santé.
Mes Chers Compatriotes ;
Depuis que vous m’avez accordé et renouvelé votre précieuse confiance, je n’ai ménagé aucune énergie pour asseoir solidement les valeurs d’intégrité morale, de probité, d’équité, de transparence, du goût de l’effort et surtout de la lutte contre l’impunité et la corruption.
Nous ne pouvons pas atteindre nos nobles objectifs de développement si nous ne nous levons pas tous pour combattre les mentalités de rente et la corruption qui ont rongé, pendant des décennies, les capacités de l’Etat à répondre aux besoins élémentaires de la population.
Une Cellule de Veille contre la corruption, les détournements de deniers publics, la concussion, les extorsions de fonds, les fraudes fiscales et douanières, les infractions assimilées et les mauvaises manières de servir, est mise en place, avec un numéro vert, afin de permettre à chaque citoyen de dénoncer les auteurs de ces actes.

J’ai instruit le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de saisir les organes de contrôle de l’Etat des faits dénoncés et de veiller à la collaboration étroite entre la Cellule et la justice.

Dans cette veine, une opération de contrôle physique des fonctionnaires et agents de l’Etat et du fichier général de la solde est organisée pour une meilleure maîtrise de l’effectif et rendre notre service public plus efficace et plus performant.

La lutte contre l’impunité s’est poursuivie cette année avec de nombreuses sessions criminelles et audiences correctionnelles organisées.

La condamnation à des peines de réclusion criminelle des auteurs de crimes de guerre commis le 21 mai 2019, à LEMOUNA et KONDILI, dans la Préfecture de l’Ouham-Pendé, est l’illustration parfaite de cette lutte contre l’impunité ainsi que de la promotion des droits des victimes qui seront accentuées en 2023.

C’est dans cette perspective que le mandat de la Cour Pénale Spéciale a été renouvelé.

Sur le plan intérieur, le Gouvernement continue de mobiliser les ressources pour la tenue des élections municipales et régionales prévues pour le mois de juillet 2023.

Ces consultations tant attendues, nous les voulons transparentes, démocratiques afin de consolider la démocratie à la base.

Sur le plan diplomatique, l’année 2022 a été d’une intense activité diplomatique marquée notamment par nos participations aux différents fora internationaux afin de susciter l’attention de la communauté internationale sur la situation politique, économique et sécuritaire de notre pays.

La signature d’un Accord-cadre de coopération avec les BRICS, avec un programme et des projets stratégiques ainsi que le choix de Bangui comme Siège de l’Alliance internationale des BRICS en Afrique centrale, offrent une meilleure perspective de développement de notre pays.

Vous le savez, les BRICS représentent aujourd’hui environ 42% de la population mondiale, 23% du PIB mondial, 30% du territoire mondial et 18% du commerce mondial.

En 2023, nous continuerons à développer et resserrer les relations d’amitié et de coopération tissées entre la République Centrafricaine et les autres pays et organisations, dans le respect de la Charte de l’ONU et de la Convention sur les Relations diplomatiques et consulaires.

Mes Chers Compatriotes;
Nous devons continuer à mobiliser nos énergies pour maintenir notre pays sur le chemin de la paix et du développement.
J’ai parfois l’impression amère que l’action de certains Compatriotes vise de plus en plus à rendre le pays ingouvernable, à verser le sang de leurs concitoyens, à maintenir le pays dans la dépendance et la pauvreté.
Les propos violents, sur fond de haine et de méchanceté véhiculés sur les réseaux sociaux, non seulement n’honorent pas leurs auteurs et leurs proches, mais surtout ne sont pas dignes de la nouvelle République que nous nous sommes tous engagés à construire.

Nous ne sortirons pas de la pauvreté, du sous-développement
et de l’insécurité en nous méfiant les uns les autres et en étant profondément inquiets et divisés.

Au seuil de cette nouvelle année 2023, j’implore le Dieu Tout-puissant de renouveler notre intelligence afin que nous nous engagions tous à la paix, sans laquelle aucun développement n’est envisageable.

Je vous invite à entrer dans la nouvelle année avec un cœur nouveau, plein d’amour pour notre Patrie, de confiance réciproque et d’espoir.

Je souhaite que notre engagement commun pour la reconstruction de notre pays soit plus fort en 2023.

Bonne et heureuse année 2023 !
Que Dieu protège et bénisse la République Centrafricaine !
Je vous remercie.

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