Centrafrique : Quand le Sénégal m’inspire, selon Ernest LAKOUÉTÉNÉ-YALET

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QUAND LE SENEGAL M’INSPIRE !!!

HUIT LEÇONS DE POLITIQUE QUE NOUS APPREND L’ECLATANTE VICTOIRE DE DIOMAYE FAYE.

1*/ LE PIRE SYSTEME…

Le 1er trimestre 2024 est indiscutablement le trimestre du Sénégal. Je devrais dire de la démocratie sénégalaise.
Comme a dit un jour l’homme d’Etat britannique Winston Churchill, dans une boutade restée célèbre, 《La démocratie est le pire des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres.》
C’est dire que quand elle est réelle et solidement ancrée dans une société, la démocratie résiste toujours; elle peut subir des secousses, des soubresauts, des entraves, des contrariétés, elle finit généralement par y faire face, et par triompher, et s’imposer. C’est ce qui vient de se passer sous nos yeux chez le vaillant peuple du Sénégal.

2*/ LA TRAQUE ET LA PERSECUTION CONTRE LES OPPOSANTS, …

Il y a 2 mois à peine, de sordides surprenantes et basses manœuvres du président sortant Macky Sall ont inquiété les Démocrates du Sénégal et du monde. Après avoir fait jeter Ousmane Sonko et Bassirou Djomaye Faye en prison, tout a été entrepris pour ternir l’éclat de la démocratie en manipulant le calendrier électoral.
Dieu merci, ces manœuvres ont échoué, la vérité démocratique a eu raison des velléités liquidatrices et s’est imposée.

3*/ CE QUIL NOUS FAUT : DES INSTITUTIONS FORTES…

L’exemple sénégalais vient ainsi illustrer cette phrase prononcée à Accra par Barak Obama : 《L’ Afrique a besoin d’institutions fortes, et non d’hommes forts.》
La cour constitutionnelle sénégalaise a admirablement résisté aux assauts tyranniques du président Sall, en fin de mandat, en lui rappelant les règles :
-Son mandat DOIT s’achever le 02 avril; il ne peut pas rester un jour de plus au pouvoir. Et, conséquemment, l’élection présidentielle DOIT se tenir AVANT cette date.
Et c’est ce qui s’est fait le 24 mars.
Pour y arriver, il a fallu que la cour constitutionnelle (contrairement à beaucoup d’autres sur le continent qui se couchent, se taisent et laissent faire, puis cautionnent) prenne toutes ses responsabilités.

4*/ DE LA PRISON A LA PRESIDENCE…

Diomaye Faye, l’élu plébiscité par le peuple sénégalais est tout un symbole. Il porte en lui, avec son ami et compagnon de lutte Ousmane Sonko, des valeurs morales, humaines et politiques : l’Audace, le Courage, la Détermination, l’esprit du Sacrifice, la Foi en un Idéal..
Il y a 10 ans, ces deux inspecteurs des Impôts ont été licenciés par leur D.G.( qui n’est autre que le nommé Ahmadou Bâ, premier ministre de Macky Sall, le candidat qui vient d’être battu à plate couture).
Il y a 10 jours, il sort de prison et a à peine le temps de battre campagne… Le résultat, on le connaît.

5*/ LE POUVOIR DU PEUPLE, PAR LE PEUPLE

Bien sûr, le dernier mot, en démocratie, revient toujours au peuple. Celui du Sénégal s’est montré admirable et cohérent dans ses choix. De la même manière qu’il a vomi le régime au pouvoir depuis 12 ans, il a massivement adhéré au projet du PASTEF porté par Faye et Sonko. L’ampleur inédite du raz-de-marée en faveur du candidat Diomaye Faye est éloquente et édifiante. Les Sénégalais savent qui ils veulent, et qui ils ne veulent pas, ou plus !

Quand un peuple qui croit en la démocratie jouit de sa pleine liberté de choix, il en fait un bon usage. Il fait le choix conforme à se intérêts.

Rappelons que, depuis des générations, ce peuple discipliné – qui a tant à nous apprendre – dans ce pays qui s’honore de n’avoir jamais connu le moindre coup dEtat en 64 ans d’indépendance; ce peuple dis-je a successivement et démocratiquement « congédié » Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et, aujourd’hui Macky Sall.

6*/ LE MESSAGE DU SENEGAL À L’AFRIQUE…

Le combat du PASTEF qui se conclut par le triomphe de Diomaye Faye est un message réconfortant qui vient à point nommé pour interpeller l’Afrique, l’autre Afrique, celle des dinosaures politiques.
En effet, les Sénégalais nous disent, par leur choix lucide et responsable, que la page des Paul Biya, Théodore Obiang Nguema, Denis Sassou Nguesso, Paul Kagamé, Alessane Ouattarra, Alpha Condé, Faustin Touadéra, Gnassingbe Eyadéma et consorts, relève d’une
autre ère. Cette espèce qui refuse de disparaître est devenue une plaie, une gangrène pour nos démocraties, une véritable anomalie à la tête de nos pays… Voilà toute l’explication de l’enfoncement de l’Afrique dans les profondeurs d’un sous-développement qui s’éternise et se normalise…
Si Diomaye Faye incarne l’avenir du continent, cette autre espèce de présidents-là en incarne l’échec et le retard.

7*/ LES PUTSCHISTES SONT BIEN PIRES…

Le changement démocratique sénégalais parle ou devrait parler encore plus fortement au petit club des petits galonnés qui s’emparent du pouvoir à coups de mensonges et de démagogie. Au Mali, au Burkina Faso, en Guinée, au Niger, chacun voit bien que ces soldats galonnés et armés s’emparent du pouvoir sans trop savoir quoi en faire, et montrent très vite leurs limites face au règlement des problèmes du pays. Une seule chose les caractérise : une fois tous les leviers du pouvoir confisqués par la force, tous sont habiles à précipiter, à livrer leur pays et leurs peuples terrorisés et réduits au silence, aux mains de Poutine et des mercenaires de Wagner. Chacun regarde mais ne voit poindre aucun début de commencement de solution…
Normal : la solution ne viendra jamais de ce côté-là.
Le Sénégal vient d’indiquer la voie vers les solutions: la démocratie, encore et toujours la démocratie !!!

8*/ NOS DOCTEURS ET BEAUX PARLEURS PEUVENT ALLER SE RHABILLER…

Sacré Diomaye Faye ! Ce jeune homme de 44 ans séduit par sa simplicité et son humilité. Il rassure.
Voilà un politique modeste issu du peuple, qui ne se balade pas en brandissant, inutilement, de grands discours appuyés sur d’impressionnants titres universitaires qui n’intéressent d’ailleurs personne.
Il se contente de répondre qu’il a fait l’école Nationale d’Administration et en est sorti Inspecteur des Impôts, comme son ami Sonko.

Or ailleurs pullulent ces amateurs de la frime, spécialisés dans de beaux contes et légendes sur leurs parcours universitaires et leurs grades de « docteurs, professeurs, agrégés, universitaires », que sais-je encore? Ils ne comprennent ni ne comprendront jamais que les balivernes qu’ils déversent n’ont rien à voir avec le combat politique efficace, qui porte et qui apporte les victoires.
Puissent-ils ouvrir l’esprit et les yeux pour regarder Faye et comprendre pourquoi, comment il s’est battu, pourquoi tout un peuple lui a apporté ses suffrages.
Merci Diomaye Faye.
Merci Ousmane Sonko
Merci peuple frère du Sénégal.

27 mars 2024
Ernest LAKOUÉTÉNÉ-YALET

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