Centrafrique : Propositions du parti ARECA pour le dialogue républicain

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Propositions du parti ARECA pour le forum du dialogue républicain proposé par le Chef de l’Etat dans son discours à la nation du 9 juin 2021.

 

Préambule.

Nous abordons dans ce document des questions de grandes importances pour notre pays sans enquête sur le terrain permettant la prise en compte des nouveaux textes qui régissent le fonctionnement des administrations du pays tant sur le plan politique qu’économique. Il se pourrait que nous ne cernions pas tous les aspects des problèmes comme il se devait, ce dont nous nous excusons. La difficulté de se documenter en Centrafrique même pour asseoir un ouvrage censé faire la promotion du pays n’est pas normale quand on sait que certaines administrations qui disposent des informations pour le travail préconisé refusent de les mettre à disposition quand on le leur demande. C’est vraiment dommage.

Ce travail à titre indicatif peut servir de levier à certains compatriotes qui ont montré leur intérêt à cette production d’apporter leurs contributions pour le parfaire dans la perspective du dialogue tant souhaité par tous pour trouver des mécanismes de sortie de notre pays des crises perpétuelles qu’il traverse et amorcer dans les meilleurs conditions les voies du son décollage économique

Le Chef de l’Etat le Professeur Faustin Archange TOUADERA lors de son discours à la nation le 9 juin 2021 a annoncé la tenue dans les prochains jours d’un forum appelé dialogue républicain appelé à chercher les meilleures solutions possibles pour l’avenir pour notre pays.

L’équipe de préparation de ce forum à l’analyse des consultations reçues exclut les groupes armés et les apports extérieurs à l’évènement sauf pour des questions techniques.

Le dialogue républicain doit faire un diagnostic des foras antérieures et des nombreuses réformes qui ont animé la vie politique du pays pour les réactualiser afin de les adapter à l’heure du temps marquée par la quasi conquête du territoire national face aux groupes armés et surtout en cette période où le monde entier traverse une grave pandémie du Corona virus dont les conséquences n’épargnent pas notre pays .

Ainsi, l’équipe technique de la préparation du forum a préconisé 9 thématiques pour ces assises qui sont :

  • Le développement socio-économique
  • La gouvernance politique, la démocratie, le renforcement de l’Etat de droit, la lutte contre la corruption
  • La diplomatie et la coopération internationale
  • La réforme de la justice et la lutte contre la corruption
  • Le système éducatif et …
  • La paix et la sécurité
  • La dimension sociale
  • La décentralisation et le développement économique local
  • Le suivi des recommandations du dialogue républicain.

 

10 Nous proposons à titre personnel un dixième volet à ces thématiques qui a trait à la communication. Son importance est capitale à travers un chronogramme doit informer le public tant national qu’extérieur sur l’évolution des recommandations en ce qui est des mises en œuvres réussies, les éventuelles difficultés rencontrées, la recherche des solutions pour les parfaire etc.

Cette thématique qui ne doit pas être diluée dans d’autres rubriques  concerne entre autre les outils de communication de par les nouvelles technologies d’information (Guide économique, site internet en plusieurs langues) présentant notre pays sous un antre angle que celui des crises à travers les opportunités dans tous les domaines possibles (sol, sous-sol, culture, arts, tourisme etc.) pour appeler les investisseurs.

Notre parti ARECA créé sur les acquis des vécus de la diaspora en s’alliant aux compatriotes vivant au pays se donne l’occasion d’apporter sa contribution en s’unissant avec d’autres compétences pour rechercher des solutions aux maux qui minent notre pays.

Vu le temps imparti pour apporter nos contributions, nous ne pouvons les approfondir, mais donnons néanmoins des pistes de réflexion et d’analyse pouvant orienter les commissions thématiques dans les débats à venir.

Ces précisions données, voici notre approche par rapport aux thématiques proposées par l’équipe technique de la préparation du forum républicain et ce dans l’ordre de leur présentation.

Nous pensons pour une bonne démarche qu’il y a lieu de classifier les thèmes objets de nos contributions suivant qu’ils s’adressent à l’équipe technique ou aux commissions thématiques à venir.

 

 

 

I Développement socio-économique

Cette partie sera l’une des commissions phares des thématiques. Elle aborde à la fois le problème de la sécurité à travers la paix retrouvée et les garanties à apporter pour éviter une survenance d’une nouvelle crise grâce au le développement socio-économique.

Au-delà de l’insertion des rebelles, le mécanisme de relance de l’économie doit profiter au secteur privé dans son ensemble. Les potentialités existent partout dans notre pays. L’implication de la diaspora centrafricaine est aussi un atout à ne pas négliger, car la plupart des pays en situation post conflit ont bénéficié des apports de leur diaspora dans tous les domaines possibles.

Ce sont des vecteurs d’échange entre leur pays d’origine et d’accueil qui peuvent utiliser les réseaux qu’ils ont créés à l’étranger. Aucune politique d’incitation dans ce sens n’est mise en place en Centrafrique où les compatriotes expatriés ne sont pas souvent les bienvenus du fait des manipulations politiques. Beaucoup de projets à leurs œuvres sont restés dans les tiroirs ou détournés tout simplement.

Le moment venu, nous proposerons une étude pour montrer l’intérêt des politiques pour la sortie de crise par la relance de l’économie. Il ne peut avoir d’autres solutions car partout ailleurs, les pays qui ont connu de crises (Angola, Cote d’Ivoire, Sera Leone, Rwanda, Afrique du sud etc.) ont eu de développement spectaculaire grâce à de bons programmes économiques. Le DDRR a échoué en Centrafrique.

D’ailleurs dans un rapport publié il y a quelques années, l’ONG international Crisis Group a sévèrement critiqué la stratégie des Nations unies en Centrafrique qui ne prend pas en compte les aspects économiques dans la reconstruction du pays.

Nous ne pouvons que remercier la communauté internationale pour sa contribution significative qui a  apporté la paix chez nous même s’il reste encore du chemin à faire.

Pour tirer les enseignements des précédents échecs des interventions multinationales, en Centrafrique, l’assainissement des finances publiques et leur  réorganisation doivent être les priorités de l’Etat.

Rien de solide ne peut être engagé sans relance de l’économie accompagné d’une meilleure gouvernance économique.

Malheureusement dans les résolutions concernant la Centrafrique, le volet économie a été occulté à chaque fois. Un fonds Marshal permettant les financements différents projets ne peut que créer les conditions d’une paix durable  à travers la création des entreprises pourvoyeuses d’emplois pour le grand nombre. Le DDRR s’il est bien mené créé les conditions pour une paix véritable.  Ceux qui par calcul restent en dehors des actions proposées subissent les rigueurs de la loi.

Dans le volet diplomatie et coopération  internationale, nous mettrons un accent particulier sur ce que le pays peut attendre d’une véritable coopération au lieu de voir les grandes puissances ne se bousculer pour venir à notre «secours » qu’en période de crises au lieu de les prévenir en fournissant des moyens pour bâtir une économie prospère garant d’un bon développement profitable à toute les couches sociales.

Quand on fait le bilan de toutes les dépenses en armes et assistances diverses liées aux différentes crises, si on mettait un dixième de ces interventions dans les projets socio-économiques, la Centrafrique sortirait de l’auberge et serait dans le concert des grandes nations africaines sur le plan de l’économie vu ses énormes potentialités inexploitées. Comment comprendre cette situation, un pays nanti de richesses, mais paradoxalement l’un des plus pauvres au monde.

Lors du forum du secteur privé en 2015, nous avons fait des recommandations dont nous retraçons ici quelques lignes :

 

Thèmes du forum de 2015 sur l’économie

L’objectif du forum était de convenir des stratégies de promotion du secteur privé en général et de renforcer en particulier le partenariat public-privé dans la mise œuvre d’un nouveau modèle de développement économique inspiré du forum de Bangui.

Les débats et exposés étaient menés dans trois ateliers à fort potentiel de croissance que sont l’agriculture, la forêt, les mines auxquels s’ajoutait un atelier transversal sur l’amélioration du climat des affaires.

Nos analyses,  critiques et suggestions concernaient principalement l’atelier « climat des affaires » pour lequel nous pouvons faire des propositions pour compléter les recommandations intervenues et au-delà étudier la possibilité de faire la promotion dans la nouvelle édition du Guide des affaires en Centrafrique des opportunités de projets ou d’investissements dans les trois grappes de croissances choisis pour le forum.

Ce Guide a malheureusement pris du retard pour les raisons que nous avons expliquées ci-avant.

Organisation des débats dans les différents ateliers

N’ayant pas pris part aux exposés et débats dans les ateliers à fortes potentialités de croissance précités, nos commentaires ne concernaient que l’atelier transversal qui est celui du climat des affaires. Les thèmes retenus par les organisateurs dans cet atelier concernaient :

  • Fiscalité (élargissement de l’assiette et incitation à l’investissement)
  • Financement de l’économie ; mécanismes innovants de financement
  • Promotion de l’entrepreunariat féminin
  • Redynamisations des structures d’accompagnement du secteur privé (Centres de Gestion Agréés et autres structures)
  • Potentialités et opportunités d’affaires en RCA (film)
  • Renforcement des capacités adéquation formation emploi)
  • Contraintes à l’intégration dans l’économie régionale)

Nous passons en revue les propositions que nous avions envoyées au Comité d’organisation du forum dont certaines avaient été retenues dans les recommandations finales mais dont la mise en œuvre n’a jamais vu le jour.

Même si nous avions donné de points de vue sur les autres thèmes de cet atelier en général, nous avons mis l’accent surtout sur la Redynamisation des structures d’accompagnement du secteur privé (Centres de Gestion Agréés et autres structures) proposée dans les thématiques.

Nous avons accompagné notre démarche de proposition de création d’institutions proprement dites mais associées avec certaines politiques à mettre en œuvre pour soutenir le processus du développement du secteur privé en Centrafrique.

 

1° Création de Centre de Gestion Agréé

L’une des solutions à la résolution des problèmes de l’économie informelle passe par la mise en place des Centres de Gestions Agréés. Ce concept qui est en train de se développer partout ailleurs a pris de retard dans notre pays.

Les Centres de Gestion Agrées  sont des outils d’accompagnement global et pluridisciplinaire à la gestion de la petite entreprise. Ils ont auprès des PME/PMI une mission d’assistance en matière de gestion et de prévention fiscale. Ils concernent les entreprises industrielles, commerciales, artisanales, agricoles, exerçant en entreprise individuelle ou en société quel que soit le régime d’imposition et les professions libérales.

Notre démarche pour l’étude actuelle de création des CGA en Centrafrique vise à mettre un système différent des CGA classiques tels qu’on rencontre dans des économies des pays développés. Dans le secteur informel où la tenue de comptabilité est souvent vœux pieux, la reproduction in extenso des systèmes d’ailleurs pose des difficultés.

Dans l’exemple de Centrafrique où la cible évoluant dans l’informel est constituée environ de 80% des activités, la démarche consiste dans un premier temps à les ventiler en fonction de leurs secteurs respectifs pour une prise en charge dans le département désigné à cet effet au niveau du Centre de Gestion

(Voir modèle d’une étude faite au Gabon dans ce domaine)

Les partenaires pour ce projet à qui on peut envoyer des questionnaires pour le présenter et aussi solliciter leur participation future à sa mise en œuvre et fonctionnement peuvent être : l’Administration fiscale, les départements du commerce, l’Ordre des Experts comptables, l’Association des banques, les associations des secteurs d’activité pilote à suivre dans les CGA etc.

La mise en place des Centres de Gestion en tant qu’instrument de contrôle et de suivi des opérations après leur financement est susceptible de jouer la médiation et d’apporter la sécurité  et la confiance qui manque la plupart de temps entre opérateurs et systèmes bancaires.

Lors du forum de Conseil National du Crédit tenu à Bangui en juin dernier, l’un des obstacles à l’accès au crédit des PME PMI centrafricaines a été identifié comme l’absence de structures de conseil et d’accompagnement  des opérateurs comme le CGA et autre Fonds de garantie.

C’est justement tous ces mécanismes que nous avons préconisés en accompagnement de la création des Centres de Gestion dans le pays. Le processus pour arriver à un résultat définitif pour ce système sans antécédent antérieur exige une concertation avec les différents acteurs concernés pour asseoir définitivement l’organisation.

 

2° Création d’un Fonds d’investissement

Ce projet qui faisait déjà partie des recommandations du forum du Conseil National du Crédit avait été retenu lors du dernier forum. Cependant aucun mécanisme pratique de mise en place n’a été proposé. Nous reprenons ici les propositions qu’avait formulées notre diaspora lors du forum qui lui avait été consacré en 2009.

Dans un passé récent, la tendance était à l’organisation des forums des diasporas partout en Afrique. Chaque diaspora devait réfléchir à son apport au pays à travers des idées et contributions tirées de leur expérience et vécues à l’étranger. Les exemples malien et marocain sont abondamment cités comme référence.

La diaspora centrafricaine a mis en place dans l’optique d’un forum tenu à Bangui en juillet 2009 six commissions thématiques (santé, éducation, entreprise, culture et sport, commission sociale et commission organisation de la diaspora).

Les échanges au sein des commissions permettaient après synthèse de faire des propositions au Gouvernement sur les obstacles possibles à la participation de la diaspora à la construction du pays dans de domaine où leur apport pouvait être de mise.

Les difficultés d’accès au crédit bancaire ont fait l’objet d’âpres débats dans la commission entreprise. Comme l’une des solutions pour pallier cette situation, la diaspora centrafricaine a préconisé la création d’un Fonds d’investissement et de promotion des PME du pays. Ce fonds destiné à compenser la frilosité du secteur bancaire est une des mesures phares des propositions à l’issue des concertations d’avant le forum.

Sa mise en place résulte d’une volonté politique afin de doter la PME/PMI centrafricaine dans son ensemble et la diaspora en particulier des moyens de financement de leurs projets d’entreprise. Des discussions avec les partenaires prenant part au forum devaient permettre d’envisager le contour de la mise en place de ce fonds. Même si l’Etat ne participe pas directement à la constitution de son capital, il peut l’encourager à travers certains mécanismes.

Evitant une quelconque envie de faire lever des impôts supplémentaires, la démarche de la diaspora était de s’inspirer des modèles ailleurs dans la sous-région notamment où les grandes entreprises participent aux projets de développement de pans entiers des secteurs d’activité de l’économie des pays.

On notera par exemple le cas d’AREVA au Niger, ELF/TOTAL au Congo et au Gabon pour ne citer que ces cas. La participation dans des projets sociaux économiques des grandes sociétés installées dans le pays comme Orange, AREVA, URAMIN, les diverses sociétés de téléphonie ou forestières de la place leur donnera à ne pas douter, un positionnement appréciable en terme d’image, sur la scène internationale face aux critiques non sans raison des ONG et autres qui fustigent souvent le comportement de ces multinationales qui se préoccupent plutôt de rentabilité accrue de leurs investissements en Afrique que de participer à un réel projet de développement à travers des constructions des routes, des Centres de santé ou des écoles par exemple.

Certains diront qu’ils payent déjà des impôts, pourquoi se substituer à l’Etat dans ses prérogatives. Ce à quoi la diaspora répond que la démarche ne consiste pas à lever des impôts supplémentaires, mais d’étudier ensemble les critères de participation à un Fonds d’investissement qui dynamisera les créations d’entreprises et par conséquent aura un impact en termes de marché pour ces multinationales.  La participation au capital du Fonds d’investissement peut se faire sous forme de prêt remboursable, de subventions déductibles fiscalement etc.

De par les contacts que nous avons pris depuis, nous avons la possibilité aujourd’hui de créer un Fonds d’investissement avec l’appui de certains pays amis et aussi des Institutions de Fonds d’investissement établi ailleurs qui peuvent nous apporter leurs concours pour la mise œuvre de notre projet que présenterons le moment venu.

 

3° Mise en place d’un code des PME-PMI

Le mouvement de reconstruction du pays ne peut se faire qu’avec des textes adaptés à la circonstance. Aucun texte ne régit le fonctionnement des petites entreprises actuellement en Centrafrique. Les interventions du secteur bancaire pour soutenir l’économie tout comme l’organisation du tissu des PME dans son ensemble ne peuvent efficaces que sur la base d’une classification des entreprises.

Nous pouvons partir sur une proposition que nous avions faite il y a quelques années pour voir l’adaptation à la situation actuelle en l’améliorant.

En dehors de la chartre des investissements qui régit le fonctionnement des grandes entreprises, rien n’existe actuellement pour les PME.

Ainsi le  nouveau code des PME doit être caractéristique de ce qui peut être fait pour l’expansion des PME et entraîner une réduction de l’économie informelle. Il doit être la résultante d’une vision à moyen terme du secteur privé en général et celui des PME en particulier se traduisant par des priorités sectorielles.

Il doit ainsi susciter l’esprit d’entreprise de la part des centrafricains par la mise en œuvre d’une politique de promotion et de facilitation d’un régime particulier de PME et PMI instituant des mesures incitatives à travers des critères statistiques de définition des catégories des PME (TPE, Micro entreprise, PME et Grande entreprise) et la mise en place d’une politique spécifique à chacune des catégories sauf pour les grandes entreprises en terme :

– d’obligation comptable (adhésion au Centre de Gestion Agréé entrainant une réduction d’IS),

– d’obligation en matière d’embauche (mesures incitatives et exonération des charges patronales à partir d’un niveau d’effectif salarié : minimum 5)

– d’accès au marché public (bonification de points sous certaines conditions)

– d’accès au financement public (à travers la mise en place d’un fonds d’investissement)

– de bénéfice de conditions plus avantageuses sur le plan fiscal et social si installation dans de pôle de développement

– d’accès à une bourse de sous-traitance et de partenariat à mettre en place pour faciliter les échanges et rencontres entre les différents opérateurs du secteur privé

-d’aide à la reconversion ou à la création d’entreprise pour une catégorie de promoteurs qui peuvent être des déflatés, des diplômés sans emploi etc.

-d’accès au centre d’arbitrage et de règlement des conflits de la PME

Afin d’apporter de politique ciblée en fonction du secteur d’activité, il importe pour des raisons statistiques de subdiviser les PME suivant les critères d’investissement et de total de CA réalisé au cours d’une année donnée. On peut s’informer de ce que prévoit l’OHADA dans ce domaine, mais à titre d’exemple les textes à promulguer doivent s’appliquer aux PME-PMI de droit centrafricain.  (Voir projet de code PME proposé au Ministère des PME il y a quelques années mais non mis en application)

 

Création d’un bureau de liaison de la Diaspora en Centrafrique (projet retenu dans les recommandations du forum)

Les contributions de la diaspora au développement du pays à travers les transferts d’argent et réalisations des projets bien que relevant des actions individuelles et non valorisées dans aucune statistique comme cela se fait ailleurs auraient permis de corriger l’image souvent fausse véhiculée de la diaspora.

Sans être un acteur de second rang, la diaspora à travers ses acquis et expériences à l’étranger peut contribuer dans tous les domaines possibles de la vie socio-économique de notre pays pour sa relance. La mise en place d’un bureau de liaison de la diaspora au pays pour servir de relais entre notre communauté expatriée et les pouvoirs publics au pays dans bien de domaines qui peuvent relever de notre expertise.

Pour éviter une diaspora trop politisée comme on le reproche au pays, on peut  mettre en place un bureau purement technique où les apports de la diaspora relèveront des acquis et l’expertise de chacun  sur le plan de l’économie, la santé, l’éducation etc.

Pour ce qui est des projets individuels, il faudrait étudier avec les pouvoirs publics les incitations fiscalo-douanières à mettre en place à travers les Centres de Gestion Agréés pour les favoriser sans créer de distorsion de concurrence avec les entités locales qui pourvoient aux moyens de l’Etat par la fiscalité pour assurer son rôle régalien.

Là où la diaspora est beaucoup plus attendue c’est dans ses apports aux grands projets de l’Etat. Le manque de volonté politique ou le manque de moyens en dépit des richesses dont il regorge font que notre pays subit des crises à répétition dont nous souhaitons les prémisses d’une sortie définitive avec l’application des recommandations issues du forum de Bangui.

Chaque projet proposé doit être accompagné de sa source de financement qui doit respecter les normes compatibles avec les intérêts de notre pays.

Pour des projets procurant des revenus, une retenue de 10% du marché peut être versée dans les caisses du bureau de liaison afin d’assurer son autonomie de fonctionnement en termes financiers.

L’Etat doit garantir les liens organiques l’unissant avec la représentation de la diaspora au pays de sorte que les projets ne doivent faire l’objet d’aucun détournement par une structure quelle qu’elle soit. La création d’une bourgeoisie nationale doit être une des priorités de nos gouvernants à travers l’encouragement de la diaspora à s’implanter au pays que cela se fasse par des projets individuels ou à travers des projets collectifs.

Nous reviendrons sur les mécanismes à mettre en place dans le volet diplomatie et coopération en ciblant certains pays hôte où il y a de forte diaspora centrafricaine à qui nous proposerons la création des pôles de contact pour un suivi à travers des antennes de Fonds d’investissement (France, Russie, Belgique, Chine, Etats Unis, Guinée Equatoriale, Maroc) pour ne citer que ces exemples que nous développerons plus tard.

 

5° Le Centre d’affaires et pépinières des entreprises :

A l’instar de ce qui ce qui existe en Europe et qu’on rencontre de plus en plus dans les pays africains aujourd’hui, la création d’un Centre d’affaires répond aux besoins d’une économie en pleine croissance.

Combien des Centrafricains de la diaspora et même des investisseurs étrangers arrivant fraîchement dans le pays se trouvent en bute à des difficultés pour trouver de bureau pour entreprendre des créations d’entreprises ou toutes autres démarches.

Le Centre des affaires, outre qu’il offre la possibilité d’une installation facile à ceux qui démarrent leurs projets et qui n’ont pas de grands moyens pour s’offrir de grands bureaux, permettra également la réunion sur un même site des acteurs de différents métiers ce qui facilitera les échanges entre eux déjà, mais drainera aussi rapidement une clientèle potentielle.

La participation de l’Etat peut être demandée sous forme d’apport en nature (vieux bâtiment à restaurer ou terrain à un endroit très fréquenté de la ville).L’objectif visé à moyen terme est de doter Bangui d’un Centre d’affaires où l’on trouvera des bureaux locatifs, des salles de réunion et séminaires, un Centre de Gestion Agréé si les pouvoirs publics veulent bien s’intéresser à ce  projet, un service internet et de restauration sur place etc.

 

6°Accompagnement des politiques du DDRR à travers les Centres de Gestion

Le forum dans son ensemble a été déclaré comme réussi, même si déplore un diplomate à Bangui, rien n’a été préconisé comme mesure pour les ex combattants.

Dans une réunion que nous avons organisée en juillet dernier à Bangui à laquelle prenait par des représentants de l’armée, ils ont qu’il existe un projet de l’Union européenne permettant de financer des projets d’entreprises des militaires qui arrivent à la retraite leur permettant d’avoir une seconde vie à travers des projets d’entreprises. Faute de projets présentés, les fonds mis à disposition pour cet objectif risquent de retourner chez le donateur. Ces membres des forces armées venus à la réunion d’information sur la création des Centres de Gestion ont ardemment soutenu l’initiative et demandaient à impliquer leurs autorités de tutelle dans l’organisation à mettre en place.  Cette démarche de prise en charge des retraités de l’armée vaut aussi pour le DDRR.

Le D.D.R. doit être complété par des projets de création d’entreprises à forte intensité de mains d’œuvre notamment dans les mines, l’agriculture, l’artisanat, le commerce de détail etc.

Une formation de créateurs d’entreprises peut être envisagée sur divers thèmes, suivant le profil des ex-combattants en tenant compte des besoins de l’économie du pays et l’existence d’un marché potentiel.

On ne peut produire que pour vendre. L’enclavement du pays,  loin d’être un handicap, peut permettre en temps de paix  de prospecter des marchés potentiels chez nos voisins pour l’écoulement de divers produits tels que  le café, le riz, la banane et autres produits agricoles ainsi que d’autres besoins disponibles auprès des pouvoirs publics.

Pour ceux qui réussissent leurs passeports de créateurs d’entreprises après les stages, une aide substantielle sous forme de prêt ou subvention remboursable peut  leur  être accordée surtout  pour  des projets générateurs de beaucoup.

Le Ministère du plan qui dispose de la cartographie suivant les monographies des régions peut aider à l’orientation des projets afin d’éviter des saturations.

La récupération des armes dans certains cas,  devrait être accompagnée d’un projet d’entreprise pour ceux qui le  peuvent à défaut pour certains d’exercer comme salariés dans des entreprises où  des compétences sont exigées.

7° Publication ou réactualisation du Guide des affaires et opportunités d’investissements en Centrafrique

La réactualisation et la mise à jour du premier Guide des investissements en Centrafrique que nous avons initié il y a quelques années s’avère d’un grand intérêt pour accompagner le mouvement de la reconstruction du pays. Il présentera notre pays sous d’autres auspices et contribuera à l’amélioration du climat des affaires en mettant en exergue les textes régissant le fonctionnement de l’économie tout en faisant la promotion des investissements dans tous les secteurs possibles.

Les recommandations du forum économique seront présentées dans cet ouvrage qui contiendra outre les textes sur le climat des affaires, mais surtout les opportunités issues des trois secteurs à fortes potentialités de  croissance que sont l’agriculture, la forêt et les mines.

Nous étudions actuellement l’éventualité de faire la promotion de ce guide dans les 36 600  communes que compte la France de sorte que celles disposant de bibliothèques municipales achètent un certain notre pour leurs lecteurs.

Nos ambassades et consulats ainsi que les chambres de commerce et librairies en France sont des endroits indiqués pour la promotion de l’image de la Centrafrique à travers cet ouvrage qui sera accompagné d’un site internet et même d’une version en anglais.

Ce travail qui nécessité des moyens conséquents pour une rapide publication a besoin d’un soutien. Nos possibilités seules ne peuvent le permettre. Nous demandons donc à l’Etat de nous soutenir pour l’édition par un préfinancement ou toute autre institution ou organisme privé qui  souhaiterait bien participer à ce grand projet.

 

II La gouvernance politique, la démocratie, le renforcement de l’Etat de droit, la lutte contre la corruption

Dans nos analyses antérieures de la situation socio-économique du pays, nous préconisions dans le contexte de notre pays à la lumière des nombreuses crises qu’il a vécues une réduction drastique du nombre des partis politiques.

Le nombre pléthorique des partis politiques sans véritable dessein national est la source des maux du pays. La limitation du nombre de partis politiques suivant les critères analysés dans notre publication d’alors pouvaient constituer un début de réponse à la résolution de l’organisation politique du pays à travers les partis.

La nouvelle constitution a écarté la réduction du nombre de partis pour préconiser ainsi la vitalité entre les acteurs politiques devant se faire admettre par la quintessence de leurs projets pour convaincre les électeurs.

Cependant, les partis n’ayant pas les mêmes moyens, se pose alors le financement des partis politiques prévu dans la constitution mais jamais appliqué.

A minima, pour arriver à une véritable démocratie, il y a lieu de préconiser une décentralisation des pouvoirs politiques permettant à chacune de 6 régions d’avoir au minimum un représentant dans les hautes sphères de l’Etat.

Cela évitera la concentration des pouvoirs politiques dans une même région ou des proximités ce qui en cas de divergences entre les acteurs politiques des régions concernées a souvent conduit notre pays dans de conflits entrainant des populations à des déchirements fratricides.

Les exemples sont nombreux pour ne pas les citer. Au Cameroun par exemple pour maintenir l’unité du pays les partages des pouvoirs se sont faits entre nordistes et sudistes, anglophones et francophones même si tout ne peut être parfait, mais ce partage par groupe linguistique ou régionale a longtemps préservé la paix au Cameroun.

Les grandes Institutions de la République chez nous sont :

  • La présidence de la République
  • L’assemblée nationale,
  • La Primature
  • La Cours constitutionnelle
  • Le Conseil d’Etat
  • Le Conseil économique et social etc.

Faisons en sorte qu’il y ait une représentativité de nos 6 régions dans ces grandes institutions.

A titre d’exemple si un parti politique retient pour l’élection présidentielle un ressortissant d’une des 6 régions, il mènera campagne à l’échelon national dans les autres régions pour garantir au parti la représentation politique dans les autres régions si c’est son candidat qui a les faveurs du suffrage universel et élu Président de la République.

Il œuvra pour assoir la représentation du parti dans toutes les 6 régions à travers les responsabilités politiques au sommet de l’Etat. On évitera ainsi les groupements et affinités ethniques ou régionaux qui ont souvent causé du tort à notre pays quand les acteurs des mêmes régions s’entredéchirent pour la conquête du pouvoir suprême.

Les Ministres et certains hauts cadres peuvent être choisis dans les partis ou en dehors. Ils sont souvent des technocrates qui de par leurs expertises apportent leurs savoir-faire au bon fonctionnement de l’Etat.

Définir des critères géopolitiques pour les choix des hautes personnalités de l’Etat de façon à éviter de les confiner dans la même région comme on l’a vu dans certains cas au temps des précédents régimes serait une bonne avancée démocratique. Les grandes institutions de l’Etat devant avoir des personnalités de régions différentes selon nous sont:

– la présidence de la République

– la présidence de l’assemblée

– la primature

– la présidence du conseil économique et social

–  La présidence de la Cour Constitutionnelle

– la présidence de la cour suprême

– la présidence du Conseil d’Etat

Les critères sont peut-être à rechercher, mais pour les 3 premières institutions citées, les dirigeants ne doivent être de la même région, ce qui amènera à une recomposition des partis politiques pour que chaque parti cherche à avoir une assise véritablement nationale et ainsi faire appel à des bons cadres dans toutes les régions pour son fonctionnement.

Pour ce qui est du recrutement dans l’armée, la gendarmerie la police etc.il est très difficile de faire de quota par régions ou préfectures compte tenu du déséquilibre dès le départ en population. Mais s’il y a une bonne gouvernance du pays, le facteur géopolitique s’instaura de lui-même car il n’y aura plus de clientélisme ou népotisme à la base des nominations ou recrutements.

L’économie et finances font appel à une analyse macro-économique ce qui pose à la fois les problèmes de finances publiques et d’organisation du secteur privé.

La diaspora de par l’expertise et l’expérience acquises par ses membres peut apporter beaucoup de solutions aux maux du pays si les pouvoirs en place ne font pas du clientélisme leur mode favori de gestion ne privilégiant que leurs cercles d’amis.

A titre d’exemple le Président de l’ARECA a proposé  ou réalisé par le passé plusieurs projets qui n’ont retenu l’attention d’aucunes autorités d’alors. La mise en application de certains projets ajoutée à certains mécanismes aurait durablement résolu les crises que le pays a connues. Il s’agit de :

  • L’audit de la TVA et exemptions et privilèges diplomatiques
  • L’étude sur le dialogue secteur privé secteur public
  • L’étude sur le développement du secteur privé en Centrafrique
  • L’édition d’un guide des affaires et opportunités d’investissement en Centrafrique (5000 exp. en fonds propres)
  • Les recommandations du forum de la diaspora de 2010
  • L’étude sur le code des PME en Centrafrique
  • L’étude sur la création des Centres de Gestion Agréés etc.

 

A travers cet exemple, on peut supposer que beaucoup de compétences de la diaspora n’ont jamais été valorisées. D’où un accent particulier à mettre sur les mécanismes d’investissements de la diaspora à travers des nouveaux textes et surtout la mise en place d’un bureau au pays pour pallier à ces situations.

III La diplomatie et la coopération internationale.

La diplomatie moderne a besoin d’un nouveau leadership facilitateur. Un leadership capable de réinventer l’ère post- Coronavirus, par le développement d’un nouveau paradigme fondé sur la solidarité planétaire dans le processus de la consolidation de l’économie des biens communs et du bien- être collectif.

Dans un monde de plus en plus complexe, incertain, affecté par la crise sanitaire et par un grave défi de leadership international, la consolidation des compétences des diplomates dans tous les pays du monde se pose avec acuité.

En France, la diplomatie économique comporte désormais trois principaux objectifs : le développement des investissements directs étrangers (IDE) et de l’attractivité de la France (mission dévolue à Business France), la promotion du tourisme et enfin le soutien à l’export.

A la fin des années 90, la France avait mis en place une politique d’incitation de co-développement permettant aux diasporas africaines d’investir dans leurs pays d’origine à travers des aides sans perdre leurs statuts en France.

Dans le cas de la Centrafrique, rien de palpable ne s’est concrétisé. Même au pays, les projets privés bénéficiant du soutien du financement de la France se comptent sur les doigts.

Quel que soit le partenariat qui peut unir la Centrafrique à un autre pays, jamais il ne pourra effacer les liens séculaires qui la lient à la France. Malheureusement ces liens sont à la fois forts et fragiles.

Forts car la plupart des centrafricains qui résident en France sont des binationaux et de même que la plupart des élites qui ont fait leurs études en France. La quasi-totalité des enfants de la deuxième génération des parents ayant vécus en France sont nés français et rien ne peut le leur enlever.

Fragiles dans la mesure où certains milieux français ne prennent pas conscience de l’évolution du monde depuis les indépendances où chaque pays cherche des relations gagnant-gagnant mettant son peuple à l’abri des misères sources des crises politiques.

A l’analyse des relations entre la Centrafrique et la France, on se rend compte que les entreprises française n’interviennent quasiment pas dans le secteur minier qui est la première source de revenus en Centrafrique.

Comment comprendre que la France veuille bloquer le développement de ce secteur quand le pays cherche des débouchés ailleurs pour résoudre ses problèmes insolubles de sous-développement qui le classe en queue de pelletons des nations malgré ses richesses.

L’exemple d’AREVA qui s’est terminé dans des nébuleuses judiciaires sans lendemain nous interpelle tous.

La RCA dispose d’énormes richesses de son sous-sol. On peut comprendre que nos partenaires dont la France peuvent s’inquiéter ou encourager une gestion transparente des ressources minières à travers des audits véritablement indépendants, mais de là à empêcher le pays de traiter avec tel ou tel pays sans vouloir participer elle-même à l’exploitation des richesses du sous-sol centrafricain, on ne peut partager une telle conception dans les relations bilatérales.

Londres est la première place financière en Europe grâce à l’apport de ses colonies. On aurait aimé que la France joue le même rôle et encourage le développement de ses anciennes colonies à travers des partenariats pour qu’elles ne soient pas des fardeaux.

Par l’intervention de la Russie et du Rwanda contre les groupes armés, s’amorce un début de solution à la résurrection des crises politico-militaires qu’on espère durable sinon définitive.

Il y a lieu de se consacrer à une autre bataille cette fois ci par l’économie pour endiguer la pauvreté source des conflits.

Plusieurs mécanismes existent à cet effet, surtout pour un pays en situation post-conflit. La diaspora constitue un levier d’échange entre les pays d’accueil et les pays d’origine, pourquoi ne pas créer de Fonds d’investissement dans les pays où il y a de forte diaspora centrafricaine pour étudier et analyser leurs projets d’investissement sans que cela ne constitue un don mais un prêt remboursable à travers des garanties à mettre en place.

Ces grandes puissances qui dépensent des fortes sommes dans des interventions militaires peuvent s’ils le souhaitent créer un fonds d’investissement sur leur sol propre afin d’encourager la diaspora centrafricaine à investir dans divers projets à envisager avec l’appui et la garantie du gouvernement au pays. Ce serait un début de solution aux différents problèmes rencontrés.

Les capitales qu’on peut solliciter pour cette démarche seront Paris, Bruxelles pour l’Union Européenne, Moscou, Pékin, Washington et pour l’Afrique Malabo et Rabat qui ont déjà montrer leur intérêt à ce projet via leurs ambassades respectives à Bangui.

Une étude de faisabilité pour la mise en œuvre du système peut être proposée en cas de besoin.

Au titre de la coopération décentralisée, nous avons eu des contacts assez riches avec des partenaires brésiliens qui sont prêts à venir investir en Centrafrique dans les domaines possibles.

Leurs interventions couvrent les secteurs comme la formation professionnelle, l’agriculture mécanisée, la création des petites industries agro pastorales, la constructions aéro navale, les routes et bâtiments etc).

Nous pouvons organiser le moment venu à Bangui une semaine centrafricano-bresilienne  où divers projets seront présentés de part et d’autres et susciter des partenariats.

IV La réforme de la justice et la lutte contre la corruption

A développer ultérieurement ou par ceux qui le peuvent

 

V Le système éducatif et…

A développer ultérieurement ou par ceux qui le peuvent

 

 

VI La paix et sécurité

 

Cette thématique est la principale priorité des contributions lors du forum car rien n’est possible sans la paix dans notre pays. Toutes les tentatives qui ont été jusqu’alors n’ont pas abouti par le passé.

L’intervention de la Russie avec le Rwanda a produit des résultats indéniables. La quasi-totalité du territoire national a été recouvrée même s’il reste encore quelque poche de résistance.

Ceux qui ont d’idées dans ce domaine peuvent faire des propositions qui ne seraient pas de trop pour compléter ce que font la communauté internationale et le Gouvernement. Pourquoi les fils du pays toutes tendances confondues ne peuvent-ils pas faire des propositions sans attendre toujours que les solutions viennent d’ailleurs ? Nous leur donnons l’occasion ici à travers la contribution à apporter pour cette thématique.

Les professionnels de l’armée donneront leurs points de vue. Mais pour nous autres profanes, le DDRR prévoyant de rapatrier les étrangers dans leurs pays d’origine, pourquoi ne pas les confiner à des grands travaux de construction route loin de leur base pour ceux qui ont moins de crimes dans leurs parcours afin de désengorger les prisons et ne pas les nourrir inutilement jusqu’à la fin de leur peine avant de les expulser.

A compléter pour ceux qui le peuvent

 

VII  La dimensions sociale

Cette thématique regroupe, la santé, l’éducation, la culture et sport ainsi que les activités sociales proprement dites.

2- santé

 

Dans le contexte actuel de la crise au pays, cette commission devrait principalement réactualiser les actions suivantes :

-Contrôle des filières d’approvisionnement des médicaments

–         Proposition de jumelage avec les hôpitaux occidentaux

–         Développement de la télémédecine

–         Promotion des assurances santé permettant des évacuations sanitaires à l’étranger.

–         Aide à apporter par les médecins de la diaspora sous diverses formes à notre système de santé actuel.

 

3-  Education

 

Cette sous thématique les objectifs suivants :

–         Renforcement et développement des établissements publics et privés de formation professionnelle,

–         Mobilisation des cadres qualifiés de la diaspora pour pallier le problème d’effectif dans l’enseignement

– création des Lycées d’enseignent techniques avec des spécialisations dans les 6 capitales régionales du pays et éviter de concentration à Bangui pour ainsi développer les régions. 

     

  • Commission sociale et jeunesse

 

–         Proposition des mesures devant faciliter les procédures d’agréments des associations,

–         Proposition de création d’une maison des associations.

–         Financement des projets solidaires.

+ Proposition des mesures en faveur des handicapés des conflits. Des spécialistes nous donneront des exemples concrets de ce qui est fait ailleurs dans ce domaine.

 

 

 

 

  • Commission culture et sport

 

 

–         Instauration d’une semaine culturelle et sportive à l’initiative de la diaspora. Doter de prix et de coupes les différents sports,

–         Identification et sélection des talents dans la diaspora à travers les conseils régionaux,

–         Recensement des sportifs de hauts niveaux dans les différentes disciplines sportives pour alimenter nos équipes nationales,

–         Relations avec les différentes fédérations sportives nationales.

Nous allons débuter nos activités dans cette commission par l’organisation d’un tournoi de Football et Basket-ball pendant le congrès de notre parti.  Tous les arrondissements de Bangui y comprises les communes de Bimbo et Begoua y prendront part.

Les compétitions de football s’adressent aux jeunes garçons âgés de 15 à 18 ou 19 ans non-inscrits dans les clubs actuellement afin de préparer des talents pour les équipes de la ligue de Bangui.

Les compétitions de basket-ball s’adressent par contre aux jeunes filles suivant les mêmes critères ci-dessus.

Les finales devraient se tenir le 23 novembre 2019 soit une semaine avant la fête nationale. Des Trophées seront attribués aux quatre premiers proportionnellement à leurs rangs.

Pour la fête de l’indépendance le 13 Aout les mêmes compétitions vont se dérouler mais en sens inverse avec un tournoi de Football féminin et basketball masculin pour ainsi donner satisfaction à tout le monde suivant leur goût suivant qu’on adepte du foot ou du basket.

Notre parti et la diaspora se doivent fournir les équipements pour ces évènements qui contribuent à ne pas douter à raffermir la cohésion sociale.

Ces mêmes compétitions se dérouleront ultérieurement au niveau des régions quand les conditions de paix et de circulation le permettront.

Des anciennes stars du football français dont les internationaux voudront se produire à Bangui le moment venu dès qu’elles auront reçu une invitation.

 

 

VIII La décentralisation et le développement économique local

La Centrafrique travaille depuis 1995 sur un projet censé renouer avec la politique de décentralisation du pays. Malheureusement, malgré moultes initiatives, la loi sur la décentralisation n’a toujours pas vu le jour.

D’une population de 5 745 135 habitants en 2018 (source Data.net) la Centrafrique est divisée en 7 régions dont la 7ème est celle autonome de Bangui. Les régions les plus peuplées sont celles du  sud-ouest.

Toutes les régions de Centrafrique souffrent de l’absence de l’Etat dans leurs organisations. Les régions éloignées de la capitale encore beaucoup plus du fait du mauvais état des infrastructures routières en dépit des potentialités qu’elles peuvent regorger. Mais cela ne peut justifier la prise de pouvoir par la violence dont on subit les conséquences jusqu’à ce jour.

L’intérêt aujourd’hui est de réfléchir sur les enjeux du mode de gouvernance moderne que nous offre la Décentralisation. Un accent  dans la démarche est mis sur la problématique du partage des ressources de l’Etat  et des dynamiques de rapprochement de la décision  entre la tutelle et  la base.

Notre parti aura des représentants dans les capitales régionales qui auront des points focaux dans le siège du parti à Bangui pour s’enquérir régulièrement des problèmes des régions afin d’y chercher des solutions avec le Gouvernement, la communauté internationale et pourquoi pas la diaspora à travers ses propres réseaux dans le cadre de la coopération décentralisée.

 

Sous thématique infrastructure et transports

On ne peut parler de la décentralisation en occultant le volet transport et tourisme. C’est pourquoi nous avons volontairement ajouté ses sous thématique pour une réflexion à mener.

Cet atelier se penchera surtout le problème de désenclavement du pays par les voies terrestres, ferroviaires, aériennes et fluviales.

Un projet de chemin de fer Douala Bangui en gestation depuis des décennies tarde à voir le jour alors que la ville Nyala à seulement 300 km de Birao est relié au Port Soudan à 2200 km par chemin de fer.

Avec le développement des projets pétroliers dans la zone de Birao pourquoi ne pas ne pas envisager cette possibilité de transport pour ouvrir le pays vers les Etats du Golfe et continuer per la route vers Bangui ?

Amélioration de la navigation par le fleuve

 

Dans les années 60 à 70 la navigation sur le fleuve Oubangui jusqu’à Brazzaville la deuxième voie de sortie du pays se faisait 7 mois sur 12 grâce à l’entretien des voies par le dragage des sables par des bateaux équipés appelés sablières. Aujourd’hui la situation s’est inversée, la navigation sur cette voie se fait à peine sur 5 mois.  L’objectif que se fixeront nos élus sur cette voie est de porter ce projet de désenclavement et contribuer à la recherche de financement des nouvelles sablières et pourquoi conjointement avec les Etats de la RDC et du Congo concernés aussi par ce désenclavement.

Le même problème se pose pour l’est du pays où on peut rendre la voie navigable jusqu’à Bangassou par le développement des techniques aujourd’hui pour faire des écluses de dérivation ou jadis se posaient des problèmes au niveau des rapides en amont de la ville de Ouango.

Quelle bonheur pour les populations de ces régions d’écouler le bois dont leur forêt regorge sur Bangui. La RDC peut aussi être mise à contribution pour les recherches de financement car ses régions nord souffrent aussi de l’enclavement.

Désenclavement du pays par la voie aérienne.

Projets liés aux créations des hôtels à Bangui (Développement du tourisme à l’intérieur du pays).

–         Création d’une compagnie aérienne avec l’achat de 2 à 3 avions au démarrage.

Le pays étant vaste  622 000 Km2 ; la création des nouveaux aérodromes et l’aménagement des anciens dans des zones sécurisées permet de développer divers projets et réduire ainsi de manière sensible la pauvreté dans les régions à l’origine des crises que le pays a connues en offrant du travail à toutes les couches sociales. Des projets à fortes intensités de mains d’œuvre dans les secteurs de l’agriculture, l’élevage, la forêt, la pêche, et surtout le secteur minier artisanal (or, diamant) dont le pays regorge seront privilégiés. La cartographie du potentiel minier (voir site Google) et touristique du pays sera mise à la disposition des touristes et des Agences de voyages à l’étranger proposant des circuits sur la RCA.

 

Dans chaque ville ou localité choisies avec les pouvoirs publics pour le développement du tourisme intérieur seront construits des auberges et petits hôtels en fonction de la taille de la ville et de la potentialité de clientèle.

La ville sera dotée d’un service internet, d’électricité, de transfert d’argent, de location de véhicules (2 tout terrain 4×4) permettant de petite promenade, d’un service d’emploi et de création d’entreprise etc.

–         Il sera fourni des moyens pour le renforcement de la sécurité aux forces de défense  et sécurité  du pays.

A l’étranger il sera proposé aux agences de voyages et tourisme la promotion du tourisme en en RCA.

Les avions  envisagés pour le tourisme intérieur sont ceux de 15 à 21 places actuellement utilisés en Angola, au Gabon, en Côte d’Ivoire et au Sénégal (Ambraer EMB 110) pour ce qui concerne l’Afrique. Leurs coûts semblent  abordables et seront pilotés par les Brésiliens au départ en attendant la formation des pilotes nationaux. Cette partie du projet sera louée ou vendue à une société distincte des autres.

En plus de l’avion pour les déplacements à l’intérieur du pays, nous devons aussi privilégier les localités proches de Bangui comme DAMARA, BOALI, MBAIKI etc. où nous devons développer les voyages dans des cars modernes climatisés avec télé à l’intérieur.  Cela permettra aux touristes et potentiels hommes d’affaires de découvrir ces lieux où la proximité avec Bangui peut permettre de lever des projets rapidement notamment dans le secteur agro-pastoral avec dans certains cas la création des petites industries  près de Bangui.  Le Brésil fabrique des cars qui sont utilisés dans beaucoup de pays africains.

Le tourisme à l’intérieur du pays que ce soit par avions ou par cars est proposé à tous les clients des hôtels de Bangui et aussi à tous voyageurs désirant prendre l’avion pour éviter les longs déplacements par la route avec des problèmes d’insécurité sur certains axes.

Le partenariat avec l’investisseur peut comporter outre le financement des projets, mais aussi lui permettre de prendre des participations dans le capital des différentes structures pour mieux garantir ses intérêts. Les projets peuvent aussi être financés par des investisseurs différents.

 

Projets liés au tourisme à l’intérieur du pays.

 

1)       Volet  création d’une compagnie aérienne

La flotte sera dotée de deux à trois avions d’au moins 30 places chacun pour couvrir la totalité du pays (622 000 km2). En prenant pour exemple l’avion brésilien Ambraer 120 de 30 places. Son coût unitaire à l’achat est autour de 10 millions de dollars soit environ 8,5 millions euros. Sa durée de vie est de 40 ans au minimum. Mais pour l’exploitation commerciale nous prenons comme hypothèse 30 ans

La compagnie aérienne peut bénéficier des subventions des hôtels pour des passagers qui y résident et souhaitant voyager à l’intérieur du pays. Cela concerne surtout les touristes et la diaspora venant de l’étranger. L’encouragement au tourisme intérieur est facteur de création des projets d’entreprises

 

2)       Volet tourisme fluvial

Cette partie concerne les randonnées sur le fleuve en journée dont les horaires seront arrêtés de commun accord avec les autorités pour des raisons de sécurité. Plusieurs manifestations sont prévues, les ballades avec diner, l’organisation des sorties pour fêter des évènements tels séminaires, mariages etc.

Il existe un fort besoin ici pour les promenades sur le fleuve surtout les weekend end. La rentabilité de ce secteur sera très élevée surtout qu’il y aura un agrément musical et des films qui seront projetés sur pour présenter les différents sites à visiter à l’intérieur du pays. Des annonces publicitaires sur les différentes activités de la place seront mises sur écran. La durée des trajets et les coûts seront étudiés ultérieurement.

 

3)       En dehors des sites autour de Bangui, il sera créé des auberges et petits hôtels pour ceux à l’intérieur du pays. Des véhicules 4×4 seront mis à disposition pour les déplacements. Les tarifs seront étudiés ultérieurement.

 

 Volet des grands travaux et projets

 

 

 

 

Les spécialistes de cette thématique en préciseront le fonctionnement et les projets qui la sous-tendent.

On peut donner quelques exemples qui concernent la création du Fonds d’investissement, des Centres de Gestion Agréés, la promotion de l’économie à travers le Guide des investissements et la construction du bâtiment devant abriter les grandes Institutions du secteur privé.

Certains de ces projets peuvent être éligibles au partenariat public privé si  l’assemblée soutient leur promotion.

Au titre des grands travaux, il y a la reconstruction des grandes villes du pays dont surtout Bangui qui n’a rien d’une capitale moderne à l’exemple de toutes les autres partout ailleurs.

Pour rattraper le retard, il faudrait une véritable politique d’incitation auprès des promoteurs immobiliers à qui on accordera des incitations fiscales, douanières et même sur le plan social de façon à rendre les couts de construction les plus bas possibles en réaménageant les bâtiments publics dans un premier temps pour construire des logements sociaux et des bureaux dans le Centre-ville même à la portée des petits budgets pour les retraités divers au lieu de les laisser à l’abandon au crépuscule de leur vie. Voilà quelques idées à exploiter.

 

IX Le suivi du dialogue Républicain

 

A compléter.

 

X Mise en place d’un volet de communication et d’information sur le dialogue 

Nous avons fait dans un tableau un recueil des recommandations du forum de Bangui de 2015. Le Guide qui devait faire sa publication n’étant pas édité, ce travail est resté dans les tiroirs.

C’est pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise que nous avons préconisé qu’il y ait un atelier spécifique du forum réservé à la communication et information permettant à la communauté tant nationale qu’internationale de suivre les recommandations du forum dans le temps.

Tous les foras passés sont perdus dans les archives.

Le volet communication à travers la réactualisation et la mise à jour du premier Guide des investissements en Centrafrique  que nous avons initié il y a quelques années s’avère d’un grand intérêt pour accompagner le mouvement de la reconstruction du pays. Il présentera notre pays sous d’autres auspices et contribuera à l’amélioration du climat des affaires en mettant en exergue les textes régissant le fonctionnement de l’économie tout en faisant la promotion des investissements dans tous les secteurs possibles.

Les recommandations du forum du dialogue républicain seront présentées dans cet ouvrage qui contiendra outre les textes sur le climat des affaires, mais surtout les opportunités issues des trois secteurs à fortes potentialités de  croissance que sont l’agriculture, la forêt et les mines.

Nous étudierons l’éventualité de faire la promotion de ce guide dans les 36 600  communes que compte la France de sorte que celles disposant de bibliothèques municipales achètent un certain notre pour leurs lecteurs.

Nos ambassades et consulats ainsi que les chambres de commerce et librairies en France sont des endroits indiqués pour la promotion de l’image de la Centrafrique à travers cet ouvrage qui sera accompagné d’un site internet et même d’une version en anglais et en russe également.

Ce travail qui nécessité des moyens conséquents pour une rapide publication a besoin d’un soutien. Nos possibilités seules ne peuvent le permettre. Nous demandons donc à l’Etat de nous soutenir pour l’édition par un préfinancement ou toute autre institution ou organisme privé qui  souhaiterait bien participer à ce grand projet.

Pièces. Jointes.

  • Projet de Code de PME à actualiser ultérieurement
  • Etude sur la création des Centres de Gestion Agréés au Gabon menée par le Président de l’ARECA devant servir de modèle pour le pays
  • Propositions d’actions en faveur des victimes de guerre

 

Merci d’amender ou compléter les parties qui vous semblent nécessaires.

Cordialement Bertrand KEMBA

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