Centrafrique : peut – on s’attribuer le titre d’un Etat de droit et collaborer avec un fugitif de la CPS et des mercenaires du Groupe Wagner et rwandais reconnus par l’Onu coupables de crimes odieux sur sa population ?

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54EME SESSION DU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME : MINISTRE D’ETAT CHARGE DE LA JUSTICE, ARNAUD DJOUBAYE ABAZENE PLAIDE POUR UN SOUTIEN MULTIFORME DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE CONSISTANT A FAIRE DE LA RCA UN ETAT OU LES DROITS DE L’HOMME SONT RESPECTES

Le ministre d’Etat chargé de la Justice, Dr Arnaud Djoubaye Abazène vient de prendre part à la 54ème session du Conseil des droits de l’homme qui s’est tenu à Genève, le 10 Octobre 2023. Lors de ces assises, le patron de la Justice a fait l’état des efforts du gouvernement consistant à améliorer la situation des Droits de l’Homme dans le pays. L’occasion a permis à ce dernier de lancer à l’endroit de la communauté internationale un appel au soutien multiforme au vaste projet du gouvernement centrafricain de ‘‘faire de la République centrafricaine un Etat où les Droits de l’Homme sont connus et respectés’’. Le ministre d’Etat n’a pas manqué de rappeler devant cette instance internationale consacrée aux questions des Droits de l’Homme que, le peuple centrafricain s’est doté par voie de referendum d’une nouvelle constitution qui été promulguée le 30 août 2023. Et celle-ci qui consolide l’Etat de droit, réaffirme les engagements internationaux de la République centrafricaine, reconnait et proclame les principes fondamentaux des Droits de l’Homme et projette une refondation en profondeur de la société centrafricaine dans toute sa diversité.
Ci-dessous l’intégralité du discours du ministre d’Etat chargé de la Justice, Dr Arnaud Djoubaye Abazène, pour mémoire et afin que nul n’en ignore !
Discours
Madame la Vice-Présidente ;
Distingués Délégués ;
Mesdames et Messieurs ;
La République centrafricaine par ma voix salue l’intérêt constant de votre auguste assemblé à suivre la situation des Droits de l’Homme sur son territoire.
Aussi, met-elle un point d’honneur à répondre toujours présente aux invitations du Conseil et à faire état des efforts du Gouvernement à améliorer la situation des Droits de l’Homme dans le pays, situation mise à rude épreuve, il faut le reconnaître, par les effets pervers de la crise qu’elle a traversée et dont elle se relève progressivement.
Sans nécessairement revenir sur les avancées notables en matière de restauration de l’autorité de l’Etat, de justice transitionnelle, de lutte contre l’impunité, de promotion et de protection des Droits de l’Homme que l’Expert Indépendant a relevé dans sa mise à jour, je reconnais néanmoins que de nombreux défis demeurent.
En effet, les Groupes armés regroupés dans la nébuleuse Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), malgré l’affaiblissement de leur capacité de nuisance par l’action concertée des Forces de défense et de sécurité intérieures et les alliés bilatéraux russes et rwandais de la République centrafricaine, appuyé par la Minusca, continuent de perpétrer des actions nuisibles contre certaines positions des Forces armées centrafricaines (FACA) ainsi que sur la population civile.
Face à ces agressions, le Gouvernement demeure convaincu que seuls les mécanismes de l’APPR-RCA et la Feuille de Route de LUANDA, soutenus par la Communauté Internationale permettront le retour à la paix durable.
Toutefois, les juridictions criminelles nationales ainsi que la Cour Pénale Spéciale poursuivent inexorablement leur travail pour la répression des crimes liés aux conflits et des violations graves des droits de l’Homme.
La Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR) de son côté, bien qu’ayant accusé du retard dans la mise œuvre de son plan d’action dû à l’insuffisance des ressources financières, démarrera dans les prochains jours, ses auditions en vue de constituer les dossiers de réparation pour panser les plaies, apaiser la douleur des victimes et amorcer ainsi la réconciliation nationale.

Madame la Vice-Présidente,
Distingués délégués,
Nous avons toujours fait état devant cet auguste Conseil de la rareté des ressources de l’Etat pour faire face à ses obligations, mais également à apporter la réponse nécessaire à la fragilité du tissu économique et social qu’a engendré cette crise imposée à la République centrafricaine.
Nous avions également à plusieurs reprises, lancé un appel à l’accroissement de l’appui de la Communauté humanitaire et financière internationale en faveur de la République centrafricaine. Cet appel demeure d’actualité et se justifie davantage par un défi majeur qui s’est ajouté à ceux que nous avons relevé plus haut. Il s’agit de l’afflux des réfugiés et demandeurs d’asile suite au conflit soudanais et au retour massif des centrafricains qui s’étaient réfugiés au Soudan et dans une partie du territoire tchadien affecté par ledit conflit.
Monsieur le Président ;
Mesdames et Messieurs ;
La République centrafricaine passera le 4ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU), lors des sessions de l’année 2024. Mon pays a préparé et va soumettre dans un bref délai, le rapport étatique à travers le mécanisme national de suivi des recommandations et de production des rapports périodiques, dénommé ‘‘Comité National de Rédaction des Rapports en vertu des Instruments Internationaux en matière de Droits de l’Homme’’.
Au même moment, des rapports, qu’ils soient initiaux ou périodiques en vertu des instruments internationaux en matière des Droits de l’Homme, sont en cours d’élaboration. Certains, déjà achevés, ont été transmis aux Organes des Traités. La RCA entend ainsi respecter ses engagements en la matière. Les appuis multiformes en vue de renforcer ses capacités dans ce domaine sont les bienvenus.
L’une des recommandations du cycle précédent de l’EPU, acceptée par la République centrafricaine, étant l’élaboration d’une Politique Nationale en matière de Droits de l’Homme, c’est désormais chose faite. Ce document offre un cadre cohérent et harmonisé de toutes les interventions en matière de promotion et de protection des Droits Humains. Il fait l’objet de large diffusion en ce moment même.
Des efforts de mobilisation des ressources internes en vue de sa mise en œuvre sont en cours, et je lance à l’endroit de la Communauté Internationale un appel au soutien multiforme à ce vaste projet dont la finalité est de ‘‘faire de la République centrafricaine un Etat où les Droits de l’Homme sont connus et respectés’’.
Madame la Vice-Présidente ;
Distingués délégués ;
Mesdames et Messieurs ;
Le peuple centrafricain s’est doté par voie de referendum d’une nouvelle constitution qui été promulguée le 30 août 2023. Cette Loi fondamentale qui consolide l’Etat de droit, réaffirme les engagements internationaux de la République centrafricaine, reconnait et proclame les principes fondamentaux des Droits de l’Homme et projette une refondation en profondeur de la société centrafricaine dans toute sa diversité. La société centrafricaine aspire à tourner définitivement le dos aux crises et à œuvrer résolument pour son développement. L’avènement de la 7ème République ainsi née, expression de la souveraineté du peuple centrafricain, appelle à un accompagnement de la communauté internationale.
Monsieur la Vice-Présidente ;
Distingués délégués ;
Mesdames et Messieurs ;
Je ne saurais terminer mon propos sans porter à la connaissance du Conseil, que la République centrafricaine mon pays soumettra très prochainement sa candidature au Conseil des Droits de l’Homme. Cette candidature, participe modestement des efforts des autorités et du peuple centrafricains à occuper pleinement leur place dans le concert des Nations et surtout, à demeurer mobilisés au respect de leurs engements internationaux en matière de Droits de l’Homme.
C’est sur cette note d’espoir, Madame la Vice-Présidente, Mesdames, Messieurs, que je souhaite plein succès aux travaux de cette 54ème Session.
Je vous remercie

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