Centrafrique : Pascal Bida Koyagbélé,  un expert en rétro – commissions à la présidence de la République

0
717

 

Non seulement le ministre délégué à la direction générale des grands travaux et des investissements stratégiques à la présidence de la République Pascal Bida Koyagbélé est connu de tout Bangui et dans les milieux diplomatiques comme un « Grand Escroc », c’est – à – dire une personne fondamentalement malhonnête, adepte de la tromperie et du vol par le biais de manœuvres fourbes, selon L’Internaute, mais surtout des sources proches des hommes d’affaires centrafricains reconnaissent volontiers que l’homme passe pour un véritable « Expert en Rétro – commissions », entendez par là, quelqu’un qui exerce une pratique manifestement illégale, consistant pour ce dernier à offrir plus de commission que nécessaire, pour ensuite récupérer à son profit de la part de l’intermédiaire une partie des sommes engagées par l’État.

Dans notre article intitulé « Centrafrique : le ministre délégué à la DGGTIS Pascal Bida Koyagbélé, un « Grand Escroc » à la présidence de la République » et paru le 30 décembre 2021, nous avons révélé quelques croustillantes histoires d’escroquerie dans lesquelles le nom de ce Monsieur est régulièrement cité, celles de 80 millions de Fcfa extraits entre les mains d’un investisseur burkinabé connu sous le sobriquet du Roi 12 – 12, au grand dam de certaines autorités nationales, de 100 millions de Fcfa soutirés à un homme d’affaires de nationalité gabonaise du nom de Boassa qui a été, par la suite, mis manu militari dans l’avion pour un retour dans son pays, du détournement des fonds destinés aux travaux de constructions de 5.000 fontaines dans la ville de Bangui, dont l’attribution du marché a été confié par le mode de gré à gré à un sujet de nationalité camerounaise en contrepartie des travaux de réhabilitation de la cellule stratégique de grands travaux abritant la délégation générale, et celle de l’évaporation d’une enveloppe de 15 millions de Fcfa des partenaires turcs, allouée à l’exécution du projet des hôpitaux ambulants.

Selon les dernières confidences mises à notre disposition par ces mêmes sources, en sus d’autres alléchantes odyssées d’actes d’indélicatesses et de compromissions dont la liste serait vraiment longue à dresser, à savoir l’utilisation son passeport diplomatique pour se livrer à des commerces de pierres précieuses, des trafics d’armes, de la drogue et à des pratiques de blanchiment d’argent, dans l’exercice de ses missions et lors de ses multiples missions d’Etat, le ministre délégué à la DGGTIS s’adonnerait très volontiers à des pratiques de rétro – commissions et d’extorsions frauduleuses des fonds entre les mains des investisseurs et hommes d’affaires étrangers. Ses cibles privilégiées seraient des rwandais. Mais, comment ce vendeur d’illusions, ce marchand de rêves, et surtout ce « minus habens » qui fait trop parler de lui en mal ces derniers temps et n’en finit pas avec des sombres affaires, a – t – il réussi à rentrer dans les bonnes grâces de Touadéra, c’est – à – dire au plus haut sommet de l’Etat, au point de se faire passer pour l’un des faucons du régime ?

En réponse à cette interrogation, des voix autorisées affirment et soutiennent que c’est grâce aux vieilles relations qu’il entretient avec la femme du feu Abel Goumba, d’origine rwandaise, que Bida a pu nouer des contacts avec les officiers du contingent rwandais venus dans le cadre de la MINUSCA. Comme tout bon faussaire digne de ce nom,  notre bonhomme qui se débrouille un peu en Anglais,  s’est vite lié d’amitié avec le commandant en chef du contingent rwandais de la MINUSCA qui a trouvé en lui un interlocuteur privilégié en Centrafrique, c’est – à – dire dans un pays où peu de gens parlent bien l’Anglais, même s’ils savent bien l’écrire. Avec cette relation,  ils ont mis en place un réseau pour permettre à certains hommes d’affaires rwandais de s’installer en Centrafrique et exercer différentes activités commerciales. C’est dans ce contexte que le mafieux Bida Koyagbélé a été présenté à Touadéra  par cet officier rwandais comme étant l’homme qui peut rapprocher le Centrafrique avec le Rwanda, à cause de ses relations avec certaines autorités rwandaises.

Dès que la porte du palais de la Renaissance lui a été grandement ouverte, Bida Koyagbélé s’est alors démené comme un beau diable pour se faire nommer ministre, après une première mission qu’il a réussi à conduire en compagnie de certains proches collaborateurs du président Touadéra au Rwanda. Une fois nommé à la tête de la cellule stratégique en charge des grands travaux, Bida Koyagbélé a alors mis en place un réseau mafieux avec la complicité du ministre de la défense Claude Rameaux Bireau, du conseiller du chef de l’Etat un certain Thierry Oronféi et du président de la délégation spéciale de la ville de Bangui Emile Gros Raymond Nakombo, consistant à soumettre à tout investisseur rwandais le droit d’exercer des activités commerciales en République centrafricaine, au versement de fortes rétro-commissions. Ainsi donc, tous les hommes d’affaires rwandais qui tiennent aujourd’hui le commerce général dans la ville de Bangui et qui sont dans les mines, le bois et l’immobilier, ont été obligés de satisfaire à cette conditionnalité, manifestement illégale. N’échappent pas à cette loi de la mafia, les fournisseurs de l’Etat et autres opérateurs économiques centrafricains, dont les entreprises sont à la recherche des marchés de gré à gré, souvent financés par des ressources extérieures.

Comme nous pouvons le constater aisément, dans un environnement socio – économique marqué particulièrement par des pratiques de malversations financières, de détournements des fonds publics et de corruption généralisée, le filou de Bida, le « Fils à Papa », le banquier Bida, l’un des barons du régime du général Kolingba et du RDC, le « faux panafricaniste » qui a séjourné un tant soit peu à Dakar sans pour autant parvenir à décrocher un diplôme à l’UCAD, le militant zélé du KNK et l’un des grands financiers occultes de la CPC, celui qui n’aurait jamais eu le BAC, selon ses plus proches confidents, et qui n’aurait en fait que le niveau d’un élève de la première, en a fait d’alléchantes opportunités pour expertiser ses prouesses en phraséologie, en démagogie et en manipulation : user de son rôle de mobilisateur de ressources financières pour s’en mettre plein la poche. Et cela lui réussit très bien, par le recours systématique à l’abus de pouvoir.

Que de chaînes, donc, interminables de discrédits jetés sur la première institution de la République ? Quelles boues puantes et ineffaçables déversées  au visage et à la joue de la République ? Que du déshonneur et de l’indignité ? Combien d’hommes d’affaires ont – ils déjà été ses victimes ? Et pour combien de manque à gagner pour les caisses de l’Etat ? Personne ne peut répondre à toutes ces pertinentes questions. Seules les conclusions d’une commission d’enquête et d’audit pourraient mettre à jour l’ampleur de ces dégâts et en situer les responsabilités à tous les niveaux.

Aux dernières nouvelles, l’homme s’activerait à obtenir l’abrogation du décret portant nomination de certains personnalités à la DGGTIS, après leur avoir interdit de mettre les pieds dans leurs services dont le siège se trouve actuellement au Centre – ville à Bangui dans l’une des propriétés de son feu Père Bida. Il leur reproche le fait d’avoir fait contre lui des fiches mensongères au président de la République qui l’aurait bien sermonné.

La rédaction

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here