Centrafrique : Pas en mon nom !

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PAS EN MON NOM !

Le président de la république en mal d’inspiration pour impulser une dynamique vertueuse de sortie définitive de la crise, appuyé par un premier ministre, lui aussi et pire encore, se comportant tel un gangster sans pistolet et munitions, a déclaré une guerre illégale et illégitime, avec déjà des conséquences incalculables sur la population centrafricaine qui n’attende qu’une seule denrée rare: LA PAIX. Mais cette guerre est-elle déclarée contre qui et pour le compte de qui? Pas en mon nom en tout cas…

Devant la faillite d’un gouvernement, en effet, qui aura montré en cinq ans son incapacité à conduire une politique cohérente, crédible et responsable et face à l’échec total d’une diplomatie internationale qui se borne à financer d’une main ce qu’elle reprend immédiatement de l’autre, le peuple centrafricain souffre et continuera de souffrir, tant que cette bande de jouisseurs tout aussi que celle de leurs partenaires indéfectibles pour le malheur et pour le pire restera au contrôle du navire centrafricain qui coule inexorablement sous nos yeux. Le bilan du désordre national, installé depuis le 30 mars 2016 avec la prise de pouvoir du « mathématicien de Boy Rabe » – le qualifier ainsi montre qu’il n’y a rien de bon qui puisse sortir de ce quartier de la capitale jadis le lieu de résidence des domestiques des Arabes – se résume par ce qu’on appelle désormais la CPC (Coalition des Patriotes pour le Changement).

Ce changement doit maintenant advenir pour qu’ici et maintenant commencent la refondation et la reconstruction d’un Etat centrafricain que Touadéra et sa bande de prédateurs, étrangers pour la plupart, auront fait détruire et liquider sur l’autel des intérêts contraires à ceux auxquels aspire une population qui malheureusement observe et continue de tirer le diable par la queue. Ni Touadéra, encore moins son premier ministre, pas plus que cette communauté internationale « de Bangui » qui les soutient dans un aveuglement total, ne viendront pas à bout de cette nébuleuse qui a fini par occuper plus de 95% du territoire national et gangrener la quiétude des centrafricains quel que soit l’endroit où ils se trouvent.

Alors, centrafricain et fier de l’être, je veux juste vous dire, chers président, premier ministre et représentant spécial des nations unies: cette guerre n’est pas la mienne et ne se fera pas en mon nom.

La rédaction

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