Centrafrique. Pas de poursuites judiciaires contre les deux journalistes de l’AFP à Bangui

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Lors d’une manifestation de l’opposition, samedi 15 juin à Bangui, interdite par les autorités, deux journalistes français travaillant pour l’Agence France Presse (AFP) en Centrafrique avaient été brutalement interpellés et leur matériel confisqué ou détruit.

Aucune poursuite judiciaire n’est engagée contre les deux journalistes français de l’AFP travaillant en Centrafrique, a annoncé ce mardi 18 juin le porte-parole du gouvernement centrafricain. Les deux professionnels avaient été brutalement interpellés samedi 15 juin à Bangui au moment de la dispersion d’une manifestation interdite de l’opposition

« Il n’y a pas de poursuites judiciaires contre eux », a déclaré Maxime Ange Kazagui, contacté à Bangui depuis Libreville. Les deux journalistes avaient été menacés oralement de poursuites pour « couverture de manifestation interdite ». Le porte-parole a ajouté que le ministre de la Justice, Flavien Mbata, avait « donné pour instruction de retrouver » le « matériel et effets personnels » des deux journalistes dérobés ou détruits au moment de leur violente arrestation.

« Nous faisions juste notre travail »
« Nous sommes soulagés », a déclaré l’un de ces deux journalistes, Charles Bouessel (27 ans), tout en réclamant la restitution de son matériel. « C’est une bonne chose qu’il n’y ait pas de poursuites d’autant que nous faisions juste notre travail. Je travaille comme journaliste en Centrafrique par amour du pays depuis deux ans. J’espère que les autorités vont me restituer mes effets et prendre des sanctions contre les policiers qui nous ont agressés sans raison », a déclaré l’autre journaliste, Florent Vergnes (30 ans).

Les deux journalistes de l’Agence France-Presse n’ont toujours pas récupéré leur matériel ainsi que leurs biens personnels. Accrédités pour travailler dans ce pays, ils ont déclaré avoir été retenus plus de six heures et auditionnés trois fois, après avoir été arrêtés et battus à plusieurs reprises par des membres de l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB)

L’AFP, qui a vivement condamné « les violences policières injustifiables dont ont été victimes » ses deux journalistes, a officiellement protesté lundi 17 juin auprès des autorités centrafricaines.

Source : AFP

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