Centrafrique : on s’enlise et vraiment on s’enlise !

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ON S’ENLISE ET VRAIMENT ON S’ENLISE
L’armée nationale doit prendre ses responsabilités et mettre les protagonistes locaux d’accord, s’il en faut.
La RCA est-elle devenue la nouvelle découverte des Amériques ?
Est ce que la RCA va-t-elle sortir en un seul morceau après cette situation trouble qu’elle vit sur son propre corps ?
En effet, toutes les entités en confrontation ou en activité quelconque sur notre sol dans cette situation précise, qu’elles soient locales ou étrangères, ont chacune un agenda et un intérêt ; elles utilisent la situation qui prévaut. Si non dites-nous pourquoi elles sont là ?
Un évènement d’un autre genre, des panafricanistes, loin des panafricains, ont fait de la RCA, leur terrain de combat. Le panafricanisme #éveil# contre le colonialisme de la France, exclusivement. Ils fabriquent tous les jours de la mayonnaise grise pour alimenter les divergences de points de vue sur la crise.
Et dans tout ça, notre armée nationale, la colonne vertébrale de notre pays, l’expression physique de la force de protection du peuple centrafricain, les FACA ne trouvent plus de place, affaiblies sur leur propre terrain, en sont réduites au silence et noyées dans les stratégies des autres armées sur le territoire.
Les autres armées utilisent la situation pour affiner la précision technologique de leurs nouveaux outils de combat et communication militaires, par exemple l’utilisation des drones qui foudroient à distance avec précision. Le survol du territoire à basse altitude terrorisant. Une expérience de guerre en zone tropicale. Pendant ce temps le peuple terré dans la brousse ne trouve pas à manger et meurt de maladie.
Nos FACA n’ont pas de décision militaire, les FACA ne sont que des ressources, les FACA subissent et suivent. Les FACA sont utilisées comme des cache-sexes.
Tout porte à croire que les centrafricains perdus espèrent sur l’appui des forces étrangères. Mais cette foison de forces étrangères, est à vrai dire des forces d’intérêts et d’où qu’elles viennent.
Si la RCA existe, c’est parce qu’il y a des hommes et des femmes, les centrafricains, nous. Cela ne nous donne aucune joie de vivre dans cette situation d’indignation, ni une résignation ni une adhérence. On ne peut pas se complaire dans cette situation d’exploitation sans vergogne et le sang du peuple qui coule tous les jours sans cause.
Faisons appel à nos compétences et à nos intelligences. Entrons dans un seul moule pour donner une orientation nouvelle à cette crise dans l’objectif d’un arrêt total, c’est possible.
Nous n’avons pas les commandes de cette crise entre les mains, la fin ne sera pas pour demain matin. On s’enfonce de plus en plus. Cette crise, hier, était religieuse, aujourd’hui, elle a quel nom, pour lui déclarer la guerre !
Il n’y a plus de gauche et ni de droite, il n’y a plus de gagnant et ni de perdant, il n’y a plus de guerre, il y a qu’un seul peuple, le centrafricain, nous. Remobiliser et redynamiser notre société pour sauver le pays. Passons du statut de population-caution au statut de population-propriétaire.
Agissons maintenant.
AVEC LES FACA, NOTRE ARMURE.
Robert Enza

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