Centrafrique : On ne bâtit jamais un pays avec des hors – statuts et des profito – situationnistes !

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Réflexion 555, Le vrai équilibre dans les postures politico-administratives pour que tout aille mieux « dans le meilleur du monde possible » des pays en parfaite déconfiture.
Ces nominations qui fâchent tout le monde et continueront de fâcher encore et encore. Est-il besoin d’être docteur es ceci es cela pour exceller en politique, en administration ou dans le domaine de la praxis sociale économique ou financier? Prenons des exemples simples. Le professeur en agroforesterie doit-il nécessairement être hissé ministre, chef d’un département des Eaux et forêts ou céder ce poste à un praticien du domaine qui a gravit des échelons en la matière ? Le professeur de droit doit-il occuper nécessairement le poste de président de la Cour suprême, Cour Constitutionnelle en un mot le haut sommet du troisième pouvoir, ou bien céder celui-ci à un juriste qui a fait sa longue carrière en tant que praticien du droit ? Le professeur de médecine, doit-il être nommé nécessairement ministre de la santé ou bien un médecin qui a de longues expériences professionnelle? Le professeur de sociologie doit-il occuper le poste de ministre des affaires sociales, ou bien un agent de développement communautaire et social qui a une longue carrière dans le domaine social ? Tenter de répondre à toutes ces questions gênantes, ambigües et curieuses permettrait de résoudre beaucoup d’ambiguïtés dans la gestion calamiteuse et désastreuse que connaissent les pays en voie de perdition. Ces derniers temps, des temps de la grande tempête, des professeurs es différentes qualités se sont hissés à tous les hauts strapontins du pays. Cela était considéré comme une bonne et même très bonne chose. Enfin des scientifiques, les vrais, la fine crème habitée non par les pratiques ténébreuses et occultes, ni par la frénésie prédatrice, sont aux affaires, la raison triomphera et la lumière éclairera la masse des idiots. Deux éminents détenteurs de parchemins et de grades et rangs sont à la commande au niveau de l’exécutif. Deux éminents emboîtent le pas au niveau du troisième pouvoir. Deux niveaux de la gestion difficile et délicate des affaires surtout à un moment où la crise était à son paroxysme. La raison voudra qu’on essaie d’accompagner ces messieurs habitués à mettre des verres correcteurs pour farfouiller dans les copies d’étudiants ou les recherches en laboratoires et bibliothèques, d’un professionnel de chaque domaine celui-là qui a gravi étape après étape les gradins politico juridictionnel et administratives. Mais que non, on est en politique pensent nos savants en mal de parchemins et d’élévation vers la stratosphère. Seuls comptent les amis politiques, les habitués aux jeux de cache-cache. Après tout on y va, on occupe les lieux, mais on continue de glaner des heures de vacations on ne sait jamais ! Les finances dans ce pays du petit FCFA ça ne dure que le temps de le toucher. Ce n’est pas comme en Afrique de l’ouest ! Et les crises naissent disparaissent renaissent s’amplifient toujours les mêmes crises que celles connues de mémoire de centrafricains depuis qu’un instituteur puis des godillots puis des démagogues ont occupé les différents strapontins. On pensait que des professeurs en rang et grade feraient la différence.

Voilà le résultat !!

Isaac Benguémalet

 

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