Centrafrique : Non aux élections à cons !

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Les centrafricains sont debout mais ces politiciens du monde ne voient pas le feu qui couve. Le peuple centrafricain ne veut plus vivre de cette vie, à présent même. Ce peuple a tant souffert et autant il a été écarté de la gestion publique. Rien a été conçu sur la base de ses besoins et attentes, tout lui est imposé par une petite classe de politique oligarchique qui profite de tout et qui ne réussit rien pour le pays.
Soixante(60) ans ça suffit, ce peuple est aussi capable, il n’est pas constitué que de crétins. Le peuple centrafricain n’a plus envie de subir le futur mais de le contrôler par lui-même. En 2015, il a placé sa confiance à un fils tout exalté et intellectuel et, le résultat fût la grande déception. L’amertume est sans limite. TOUADERA a créé une politique qui a abandonné la population, l’école, les intellectuels et le pays pour se réduire à une simple logique entre des gens illettrés appelés « groupes armés », des criminels venus d’ailleurs et le gouvernement. Un pouvoir d’argent. On pille et on vend tout.
De quel vote-utile peut-on s’attendre pour faire barrage à la bêtise quand on sait de manière lucide, que le scénario est connu d’avance. Aujourd’hui dans notre pays la bêtise est devenue la forme la plus achevée de la servitude volontaire, un esprit libre et cartésien comme le nôtre se fait cracher dessus par des griots acquis par le système qui y trouvent à gagner quelques grains. Mais une chose est bien là, le peuple conscient a compris et n’en veut plus. L’atmosphère dans le pays est très lourd et prescriptif, jamais connu qui pèse sur ces élections groupées. Il n’y a pas d’enthousiasme. Mais pourquoi reconduire un système vieux de 60 ans d’enrichissement personnel ? L’asservissement est à son paroxysme.
Si vous prenez les Partis politiques et par un simple décryptage sémantique des noms, vous vous rendez compte de la pauvreté du concept de base, si non une pensée vague, sans concept de fond et de forme. Un parti politique porte une idéologie forte, un courant de pensée économique et sociale dans le but de bâtir une société assez cohérente et équilibrée. Ces partis politiques, à 95%, sont des concepts vagues, le seuil de confiance à leur donner est très faible. Un concept est marqué par la volonté, la liberté, la créativité, l’engagement et l’éthique. Bref, il y a une vision du monde qui ne trompe pas. Les candidats à ces élections que nous rejetons, sont connus, des improductifs génétiquement programmés ; des anciens ministres qui portent la dette de la faillite de l’État.
Les candidats indépendants, s’il doit en avoir, c’est l’autre catégorie, ils sont dans une logique individualiste et non associative. Ils sont dans un esprit étriqué et avide d’intérêt personnel. Le cas TOUADERA indépendant en 2015 est édifiant. Les indépendants ne peuvent pas gérer un État. Ils brillent comme le soleil de 6heure du matin qui n’a pas prévu la pluie et à 8 heure il est couvert par de gros nuages sombres et l’orage se mit à s’abattre sur le village. Tous ces candidats qu’ils soient issus des partis ou indépendants seront munis des accessoires pour arpenter les rues des quartiers, organiser des matchs de football et des petits repas, des humanitaires d’un jour malgré eux. Au lieu de partager la pensée du destin en commun, ils partagent de la nourriture à la place de la pensée politique. Ils sont idéologiquement pauvres.
Ils vont tous oublier leur échec dans les gouvernements successifs auxquels ils ont participé, et qu’ils n’ont rien réussi, si non leur enrichissement personnel. Ils feront fi de tout et apparaître de nouveau. Mais les faits marquant leur échec couvert de honte et de malédiction sont là.
Les centrafricains veulent clarifier la situation politique et sociale de leur pays. Les centrafricains veulent savoir et comprendre pourquoi depuis 60 ans ils sont cloués au pilori. Les centrafricains veulent savoir d’où ils viennent, d’où ils vont et qui sont-ils? Pour répondre à ces questions, ce ne seront pas à ces gestionnaires à col blanc qui ont causé la faillite de l’État.
Les centrafricains sont à présent au créneau et veulent exprimer à vive voix leur ras-le-bol et planter les nouveaux jalons, les nouveaux décors de la vie politique de leur société.
Ces élections sont à un péril nu, donc un piège à cons. Nous n’en voulons pas. Nous exigeons la transition pour nettoyer au cracher toutes les immondices qui empêchent la circulation des bonnes idées et mettre la pendule à l’heure du progrès. Et en connaissance de quoi, les élections pourront se tenir.
Robert Enza.

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