Centrafrique : Ngon Baba et Damienne Nanaré chargés par l’Imposteur de Bangui de rédiger la nouvelle constitution ?

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Alors que dans sa réponse, par correspondance n°170/AN/P. du 10 août 2022 adressée au ministre chargé du secrétariat général du gouvernement et des relations avec les institutions de la République, à l’avis favorable du gouvernement sur la proposition de modification de la constitution initiée par le député de Mbaïki 1 Brice Kévin Kakpayen et président de la Commission Loi, le Bureau de l’assemblée nationale a annoncé en avoir pris acte, mais toutefois a exhorté à la mise en place d’une constituante inclusive englobant toutes les forces vives de la nation, jouant ainsi au Ponce Pilatisme, voilà que des sources policières et militaires proches de la présidence centrafricaine révèlent que l’Imposteur de Bangui, afin d’aller vite en besogne, a décidé de confier la responsabilité de la rédaction de la nouvelle constitution à El Hadji Moussa Laurent Ngon Baba, médiateur de la République, et Mme Damienne Nanaré Sessou, d’origine béninoise, Docteur en droit privé et Maître de Conférences, ancienne vice – présidente de la Cour constitutionnelle, et ci – devant recteur de l’Université de Bangui en 2011, sous le règne du président François Bozizé Yangouvonda et la gouvernance d’un certain Faustin Archange Touadéra, premier ministre et chef du gouvernement de 2008 à mars 2013.

Ainsi donc, l’Imposteur de Bangui a botté purement et simplement à la touche l’idée de la création d’une assemblée nationale constituante, à l’exemple de celle de 1848 en France qui fut convoquée par le gouvernement provisoire issu de la révolution de février. Élue au suffrage universel masculin, elle se réunit le 4 mai 1848 et compta, sur 880 représentants, une majorité de républicains modérés contre des minorités socialistes et monarchistes. De cette proposition, Touadéra n’en veut pas au risque que le temps ne joue pas en sa faveur. Pour ce faire, il préfère solliciter les services de l’ancien président de la Commission Loi à l’Assemblée nationale, El Hadji Moussa Laurent Ngon Baba.

Serviable, taiseux, opportuniste, trop intéressé, et initiateur de la modification de la constitution de 2004 en 2011 aux fins d’obtenir la prolongation du mandat du président François Bozizé Yangouvonda, alors qu’il assumait les fonctions du 1er vice – président à l’Assemblée nationale sous la présidence de Célestin Leroi Ngaombalet, assurément l’homme remplit tous les critères. Des renseignements de sources du cabinet de la Médiature confirment ces révélations dans les milieux judiciaires et institutionnels et prédisent que c’est un rôle extrêmement dangereux que le criminel et complice de la mort du Colonel Massi jouerait en tant que coordonnateur de la rédaction de la nouvelle constitution. A l’allure où vont les choses, il serait considéré par toutes les forces vives de la nation comme responsable de toutes les conséquences qui en découleraient pour la République.

Car, au regard des dispositions constitutionnelles, le médiateur de la République est une instance de recours non juridictionnelle qui contribue à la protection des droits et libertés des citoyens et à la régularité du fonctionnement des institutions et administrations publiques. Il est doté d’attributions de suivi et de surveillance générale qui lui permettent d’apprécier la qualité des rapports de l’administration avec les citoyens. Dans ce cadre, il est saisi par toute personne physique qui, ayant épuisé tous les recours, s’estime lésée par un dysfonctionnement équipé d’un service public. Malheureusement, en acceptant d’écrire une nouvelle constitution qui consacrera une présidence à vie à l’Imposteur de Bangui par le déverrouillage systématique des limites du mandat présidentiel, et en rencontrant, de facto, individuellement en toute discrétion depuis quelques jours les juges de la Cour constitutionnelle tels que MM. Ouagalet et Kongbeto, l’ancien bâtonnier du Barreau de Centrafrique suite à des appels téléphoniques, sans contacter et passer directement par la présidente de la CC Mme Danielle Darlan jugée être farouchement opposée à cette initiative, non seulement il se déjuge du devoir de ses charges constitutionnelles comme il l’a toujours fait, mais surtout court le risque de passer pour l’un des pires ennemis de la République et du peuple, et d’être traité comme un traître à la Patrie, à l’exemple de ce qui s’est passé en France au lendemain de la Révolution de 1789.

C’est dans ce contexte qu’il a suggéré à son mentor de faire appel à l’ancienne vice – présidente de la Cour constitutionnelle, à savoir Mme Damienne Nanaré. Fort de ses expériences en « tripatouillages et manipulations des chiffres et des résultats de vote » acquises lors de son passage à la tête de cette institution, entretenant d’excellentes relations trop personnelles et trop chaleureuses avec Touadéra, et du fait d’avoir noué de contacts avec certains professeurs de l’Université de Bangui dont elle fut le recteur peu avant sa nomination à la Cour constitutionnelle, Mme Nanaré a dans la foulée désigné Alexis Ndui Yabela comme coordonnateur des pseudo – juristes devant faire partie du collège des rédacteurs de la nouvelle constitution.

Du coup, c’est elle qui tire les ficelles dans l’ombre derrière le groupe d’universitaires connus pour leurs liens avec le pouvoir de Bangui qui s’est engagé à organiser une conférence débat sur la révision constitutionnelle le mercredi 24 aout 2022 à l’Université de Bangui. Rappelons pour finir que Mme Damienne Nanaré faisait partie de la Cour Constitutionnelle béninoise qui s’était illustrée comme une cellule juridique au service du président Patrice TALON.

La Rédaction

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