Centrafrique : Ngamana Evariste, un Anti – Balaka, un corrupteur patenté et un pro – wagnérien à la tête du parlement de la Cemac ?

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Dans un communiqué de presse en date du 14 mai 2023, le secrétaire général du parlement de la Cemac a informé tous les ressortissants de cette communauté qu’il sera procédé le 26 mai 2023 à l’élection du président du parlement de la Cemac, conformément aux dispositions transitoires de l’article 32 de la convention régissant le parlement communautaire, selon lesquelles  » la présidence du parlement est exercée par un député ressortissant de l’Etat qui assure la présidence de la conférence des chefs d’état ». Pour ce faire, le parlement de la République centrafricaine a retenu deux (2) candidatures : celle du 1er vice – président de l’assemblée nationale, M. Ngamana Evariste, député de Carnot 1, et celle de Mme Epaye Béatrice, présidente de la commission affaires étrangères et député de Markounda.

Depuis lors, nous assistons, sur les réseaux sociaux dans une campagne médiatique, à la publications des mots de soutiens à la candidature du 1er vice – président de l’assemblée nationale. Seulement, les auteurs de cette campagne oublient que ce ne sont pas les députés centrafricains, habitués à la corruption, aux achats de conscience et aux pots – de – vin qui seront appelés à voter, mais plutôt des députés qui siègent au parlement communautaire, très jaloux du respect scrupuleux des nobles principes de la bonne gouvernance et de transparence. Or, in hoc casu, non seulement cette candidature est sujette à caution, mais surtout porter leur choix sur la candidature d’un certain Evariste Ngamana serait tout simplement confié la gestion du parlement africain à un personnage vraiment trouble, à un Anti – Balaka, à un important soutien aux mercenaires du Groupe Wagner, et une personne qui est interdite de séjour dans les pays du Schengen, du fait de son implication directe dans les campagnes de désinformations, de dénigrements et de grossiers mensonges, menées contre la France, ses ressortissants, ses intérêts, l’Onu, la Minusca et ses personnels. Sont – ils si férus d’argent qu’ils accepteront que leurs pattes soient graissées au point de se laisser séduire par un tel pedegree ?

Un choix fort improbable, fort salissant et fort contagieux, selon l’article intitulé : « Monsieur Évariste Ngamana, ex-chef milicien Anti-Balaka nommé Président du comité chargé de rédaction  de la nouvelle constitution », publié par CNC, le 19 septembre 2022″ :

Chassé par l’église catholique centrafricaine pour moralité douteuse, Monsieur Évariste Ngamana, ancien chef milicien Anti-Balaka a été nommé par le Président de la République président du prétendu comité de rédaction du soi-disant projet de la nouvelle constitution. Mais lors de son interview à la radio Ndékèluka vendredi, l’homme a tenu des propos que les Centrafricains qualifient de ridicules et criminels. Mais qui est ce sulfureux Évariste Ngamana ?

Évariste Ngamana, premier vice-Président de l'assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka
Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka

 

Rédigé par Pacôme SINDI

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 19 septembre 2022

 

Nommé Président du comité chargé de rédaction  de la nouvelle constitution, Monsieur Évariste Ngamana a un parcours criminel et chaotique

 

Chassé par l’église catholique centrafricaine pour moralité douteuse, car ayant une dilection, une préférence pour le royaume de la chair en lieu et place du royaume de Dieu, l’abbé radié Évariste Ngamana était redevenu un païen pur et pratiquant. Il a été successivement chef milicien Anti-Balaka, puis haut-cadre (conseiller spécial du PCNT) du temps de la Séléka avant de devenir candidat malheureux aux législatives de 2015 avec des financements venant à la fois du RPR de Nguendet et du « Chemin de l’Espérance » de monsieur Abdoul Karim Meckassoua.

Marié à une des nièces du chef de l’État pour bien frayer son chemin, Monsieur Évariste Ngamana avait été nommé en 2016 par le Président de la République comme directeur de cabinet au ministère chargé du secrétariat du gouvernement, avant de devenir  en novembre 2018 rapporteur et porte-parole du parti État, les cœurs unis.

Promoteur de l’Accord de Khartoum, Monsieur Évariste Ngamana enchaîne aussitôt sur la promotion de la société de mercenariat russe Wagner dont il devient un homme de paille, tout en se déclarant démocrate.

Élu frauduleusement député de Carnot, dans la Mambéré, Évariste Ngamana a été choisi, avec le soutien du Président de la République, premier vice-président de l’Assemblée nationale afin de suivre de près, les faits et gestes du présidentdel’Assembléenationale, Simplice Mathieu Sarandji, l’ami de longuedate de son beau-pereTouadera.

À lire aussi : Touadera est réduit au statut d’individu 

 

Soutien indéfectible du ministre “saigneur” de guerre Hassan Bouba

 

Évariste Ngamana, en novembre 2021, avait financé des marches de protestation de quelques poignées des personnes devant la Cour pénale spéciale pour exiger de cette institution judiciaire hybride la libération du criminel ministre chef rebelle Hassan Bouba. L’homme ne se tardait pas à se réjouir et chanter victoire quand Hassan Bouba réussit à sortir manu militari de la prison militaire du Camp de roux grâce à une opération commanditée par la présidence de la République et exécutée de main de maître par la milice d’État dite des requins .

Nommé par le Président de la République comme Président du prétendu comité chargé de rédaction de soi-disant la nouvelle constitution, le chef rebelle devenu député, l’abbé radié Évariste Ngamana annonce sur la Radio Ndékèluka que son régime va pisser et chier sur les décisions à venir de la Cour Constitutionnelle si elle invalide les décrets mettant en place un Comité fou de réécriture d’une Constitution imaginaire qui permettrait la présidence à vie à son beau-père  Faustin Archange Touadera. »

Affaire à suivre……

La rédaction

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