Centrafrique : Mrs les 140 députés de la nation, destituez – le, sinon le peuple vous destituera !

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Elu président de la République centrafricaine, suite aux élections générales de 2015, comme  » l’homme de la rupture », avec l’impérieuse obligation de pacifier et sécuriser le pays, de restructurer les forces armées centrafricaines et de les redéployer sur toute l’étendue du territoire national, de favoriser le retour des milliers de personnes déplacées, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, dans leurs foyers et leurs villages par la restauration de l’autorité de l’Etat, et de travailler à la renaissance du pays, au retour de la paix, de la réconciliation nationale, de la justice sociale pour tous, du pardon et du vivre – ensemble, M. Faustin Archange Touadéra s’est malheureusement révélé, après plus trois années de gestion des affaires de la cité, être l’une des pires piètres personnalités politiques que l’Etat centrafricain ait jamais connue.

En effet, n’ayant en réalité aucun programme politique et aucun projet de société, cohérents et préalablement bien définis, matérialiste inouï et homme de peu de foi et de moins de caractère, naturellement timoré, maladivement indécis, foncièrement hypocrite, et somme toute dénué de toute vision politique pour son pays et son peuple, mais guidé uniquement par la recherche effrénée d’intérêts personnels, catégoriels et partisans, il n’a pas pu tenir ses engagements solennellement pris, devant la nation toute entière, l’histoire et toute la communauté internationale, lors de sa prestation de serment, le 30 mars 2016, au stade 20.000 places à Bangui.

Dès sa prise de pouvoirs, d’abord, pour s’être massivement entouré d’un groupuscule d’individus plus ou moins mal préparés que lui à maîtriser les règles élémentaires de gouvernance d’un Etat, à incarner et défendre les valeurs de la République, et comble de toute indignité, aimant passionnément les affaires du bas de la ceinture, ensuite, pour avoir fait ériger  le régionalisme, la corruption, le clanisme, l’exclusion, l’hypocrisie, la mal – gouvernance politique, administrative et financière, la médiocrité, l’apologie de la violence, les pillages des biens publics et privés, les détournements des deniers publics, la violation de la constitution, la constitution des milices privées, les affairismes, le bradage des ressources naturelles à des mercenaires étrangers contre d’importantes rétro – commissions, l’empoisonnement public  des cours d’eau, les tueries et les assassinats, la culture de la pensée unique, la haine systématique et le rejet de l’autre, l’interdiction des manifestations publiques, les restrictions des libertés fondamentales et  le bâillonnement de la presse libre et critique,  en modes de gouvernance, il a finalement commis le crime de la « Haute Trahison », en signant un pacte communément appelé « Accord de Paix de Khartoum »  avec des groupes armés qui occupent plus de 85% du territoire national, tuent tous les jours, pillent, volent, occupent des édifices publics et privés, érigent des barrières illégales, lèvent l’impôt, rackettent des populations civiles, incendient des villages et des greniers et contraignent des milliers de familles à de permanents déplacements, d’une part, et en nommant, summum de l’inacceptable et de l’abominable, leurs représentants  à des hautes fonctions de l’Etat, en flagrante violation des dispositions de l’article 28 de la constitution, d’autre part.

En agissant de la sorte, non seulement,  il a transformé tout l’espoir suscité au lendemain de son élection  dans les cœurs de ses compatriotes, en une montagne de désespoirs, d’anxiétés, de peurs du lendemain, de douleurs, de deuils et en un torrent quotidien de larmes, et a capitulé devant des mercenaires étrangers sans foi ni loi, mais surtout par sa politique de main tendue à tous les bandits de grands chemins et à des terroristes en mal du territoire, de filouterie, d’hypocrisie et de non – respect de la parole donnée, il a tué la vie dans nos villages, nos communes, nos sous – préfectures et nos préfectures, de l’est à l’ouest et du sud au nord.

Par conséquent, le président Touadéra qui se retrouve par les faits sus – évoqués, soigneusement documentés et connus de Tout Centrafricain digne de ce nom, dans les liens de la violation de son serment,  n’est plus digne de conduire à la destinée de la République Centrafricaine et doit être régulièrement et légalement destitué par les élus de la nation et traduit devant « la Haute Cour de Justice pour crime de Haute Trahison », dès la rentrée parlementaire d’octobre prochain, conformément aux dispositions des articles 124 et 125 de la constitution du 30 mars 2016 sur laquelle il a prêté serment.

Son départ immédiat et sans condition annoncera l’avènement d’une nouvelle République où personne ne sera mis de côté et où personne ne sera écrasé, avec la mise en place d’une nouvelle transition pour une durée de trois (3) ans et  gérée par une personnalité civile, neutre et jouissant des qualités de rassembleur, de bâtisseur et incarnant l’alternance générationnelle.

Pour la stabilité des institutions nationales et républicaines, le retour effectif de la paix, de la sécurité et de la sûreté nationale, au nom de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, les mesures suivantes seront prises : Dissolution du Gouvernement actuel ;Abrogation de la Constitution du 30 mars 2016 et de toutes les institutions républicaines ;Cessation immédiate de toutes les hostilités sur toute l’étendue du territoire national ;Mise en place d’un nouveau Gouvernement d’Union Nationale, restreint et composé de toutes les forces vives de la nation ; Mise en place d’un Parlement de Transition et des autres institutions de la République ; Retour de tous les anciens Chefs d’Etat et de tous les exilés sans exclusive ; Convocation d’une Conférence Nationale Souveraine à Bangui, avec la participation effective de toutes les forces vives de la nation, d’un côté, et de tous les groupes armés sans exclusive, de l’autre,  et dont les recommandations serviront de fondations à la construction de la Nouvelle République, avec l’appui multiple et multiforme de tous les partenaires traditionnels de la République Centrafricaine et de les Etats de la sous – région, inquiets et fatigués de la politique de filouterie diplomatique, de déstabilisation et d’ingérence dans leurs affaires intérieures, menée par le président Touadéra, tout au long de son triste règne.

Fait à Bangui, le 15 septembre 2019

(é)

Edouard YAMALET

Journaliste Indépendant,

Directeur de Publication de « La Voix des Sans – Voix »

et du « Letsunami.net »

https://jfaki.blog/wp-content/uploads/2019/07/ME%CC%81MORANDUM-SAUVER-LE-CENTRAFRIQUE-IL-Y-A-URGENCE-FINAL.pdf

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