Centrafrique : Mlle Jennifer Saraiva – Yanzere ou l’incarnation d’une république souillée, puante et indigne

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Elle s’appelle Vincente Maria Lionelle Jennifer Saraiva-Yanzere. Elle est ministre en charge des arts, de la culture et du tourisme. Lors d’une interview qui lui a été accordée par un confrère de la presse écrite, au lendemain de sa nomination, elle s’est présentée ainsi qu’il suit :

« Je suis née en 1979 d’un père Centrafricain d’origine portugaise et d’une mère centrafricaine.  J’ai plusieurs parcours mais je cible quelques-uns. Je suis agent commercial, j’ai fait le négoce pour la société MAG-Force, qui est une grande société française. J’étais spécialiste de la zone Afrique centrale. C’est là où j’ai appris à travailler avec plusieurs partenaires au Congo, en RDC, au Gabon, au Tchad… Après, j’ai créé une grande association panafricaine qui s’appelle Reine Bantou, une association qui fait la promotion de la culture bantou, installée dans plusieurs pays de l’Afrique centrale (Gabon, Centrafrique, Cameroun, Congo, RDC…). En 2015 j’ai fait la première édition de Gala, en 2018 la deuxième édition dénommée « le Gala de la Royauté Africaine » où il y’a au l’élection d’une Reine bantou. A Bangui, j’ai fait une édition où nous avons organisé un grand gala avec les femmes déplacées, avec les femmes à l’Assemblée nationale. Je travaille beaucoup plus avec les femmes, les femmes vulnérables. Je suis repartie en France pour travailler dans une grande société qui appuie les personnes de 3eme âge. Après c’est la création de l’Association de Soutien à Touadera (AST) où j’ai travaillé avec beaucoup de personnes. Aujourd’hui nous avons 2 millions d’adhérents à travers le pays. AST c’est pour soutenir les actions et la vision du chef de l’Etat. »

Pour tous ceux qui disposent de solides expériences dans le domaine de la gouvernance d’un Etat, et en matière de l’organisation et du fonctionnement de toute administration digne de ce nom, ce pedigree tel que présenté ci – dessus est très loin de remplir les conditions élémentaires d’éligibilité à un quelconque poste d’un ministre de la République. Car, ce n’est rien qu’un fétu de paille et non un condensé d’un savoir – faire unique en son genre dont le pays a besoin par la présence de son détenteur en tant que membre d’un gouvernement. Mais, selon des informations connues de toute la ville de Bangui, contre toute attente, c’est plutôt du fait de ses prouesses morphologiques et de ses rondeurs légendaires, et suite à des gymnastiques matelassées, que sa candidature à cet important poste de responsabilité a été finalement retenue. Seulement, elle ne sait pas du tout qu’un ministre est un agent du pouvoir gouvernemental qui se trouve à la tête d’un ministère ou d’un département ministériel et qu’à ce titre, il dirige les organes placés sous l’autorité de ce ministère, incarne l’Etat, en ce qui concerne le département dont il a la charge et représente son administration. Des règles de son organisation et de son fonctionnement, elle n’en sait aussi absolument rien. Et ne lui parlez pas de la culture démocratique qui passe impérativement par le respect des nobles principes de la bonne gouvernance et de transparence dans la gestion publique !

Cependant, elle sait que l’Etat possède une caisse où sont logées toutes les ressources nationales. Aussi, elle est au fait de ce qu’il faut faire pour y avoir accès et se servir à satiété. Alors, en la méconnaissance totale des dispositions légales de la comptabilité publique faisant d’elle l’ordonnateur des crédits alloués à son département, elle va prendre un arrêté pour s’auto – affecter les fonctions d’administrateur de crédits en lieu et place de ses collaborateurs ayant rang et statut de directeur, et désigner comme gestionnaire de lignes budgétaires dotées de gros montants de crédits, l’un de ses chargés de missions, un certain Toukiya. Le décor étant planté, il ne lui reste plus qu’à mettre en œuvre, à des fins autres que celles initialement prévues par la loi de finances, le processus de consommation de toutes les lignes de crédits ainsi ciblées.

C’est ainsi que, selon le célèbre liveur centrafricain Rodrique Joseph Prudence Mayté, elle s’est soigneusement et méthodiquement appliquée à détourner les crédits d’un montant de 21 millions de Francs CFA destinés à la participation des artistes centrafricains dénommés « Les Perroquets » au Festival Mondial du Théâtre à Venise aux Etats – Unis du 17 au 22 juin 2021. En effet, alors qu’en conseil des ministres, l’accord lui a été donné pour la prise en charge de dix (10) personnes, Mme la ministre, à la grande surprise des artistes, a demandé au ministre en charge du secrétariat général du gouvernement qui pareillement s’en est étonné, d’établir l’ordre de mission au nom de sept (07) personnes. En outre, au lieu de se rendre au Cameroun en avion pour effectuer les formalités nécessaires à l’obtention de visas d’entrée aux États-Unis, les (05) membres de la mission, et non pas sept (07) initialement mentionnées dans l’ordre de mission, ont été obligés d’emprunter la voie terrestre et de se faire remettre, avant leur départ, la modique somme de 50.000 Francs CFA par personne, comme frais de transport et frais de séjour. Les visas obtenus et après avoir séjourné dans un motel des laissés – pour – comptes, ils obtiendront chacun de la part de Mme la ministre, la somme de quatre cent mille (400.000) Francs CFA, comme leurs frais de mission et leurs frais de séjour aux États-Unis.

Comme il fallait tout naturellement s’y attendre, toutes ces graves irrégularités qui ont caractérisé de manière honteuse et criminelle les procédures et les différents critères du choix des participants, d’établissement de l’ordre de mission, d’engagement de la dépense et de la gestion des fonds alloués pour cette mission, entièrement supportés par les frais du contribuable centrafricain, ont choqué plus d’un artiste et ont été fidèlement rapportées au liveur centrafricain Rodrique Joseph Prudence Mayté. Conformément à sa ligne éditoriale, il a décidé d’en parler dans plusieurs de ses lives. C’est ce qui a été fait ces derniers temps. Seulement avec des mots et non pas par des insultes et des propos grossièrement obscènes comme veut le faire croire aujourd’hui la mise en cause, il a dénoncé ces grands maux. En toute honnêteté, il s’est appesanti sur les raisons ayant justifié l’exclusion de certains artistes de la liste des participants, leur substitution par Mme la ministre elle – même, son chargé de missions Toukiya et l’une de ses sœurs, la distribution de la somme de cinquante mille (50.000) Francs CFA comme frais de mission et de séjour au Cameroun et celle celle de quatre cent mille (400.000) Francs CFA, comme frais de mission de mission et de séjour aux Etats – Unis.

Au nom des nobles principes de la bonne gouvernance et de transparence dans la gestion publique qui fondent et orientent toute société qui se dit et se veut démocratique comme la nôtre, tout comme l’exigent les articles 14 et 15 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le liveur a directement interpellé la ministre des arts, de la culture et du tourisme, en sa qualité d’ordonnateur des crédits affectés à ce département en conformité avec les règles de la comptabilité publique sur la séparation des pouvoirs entre les ordonnateurs et les comptables, afin de rendre tout simplement compte de sa gestion, et plus singulièrement de l’usage qui a été effectivement fait de l’enveloppe de 21 millions de Francs CFA allouée à la participation de la troupe de théâtre « Les Perroquets » au Festival Mondial du Théâtre à Venise aux États-Unis du 17 au 22 juin 2021, ligne de dépense par ligne de dépense.

Fort malheureusement, à défaut de se soumettre au respect scrupuleux du principe de la reddition des comptes qui est un acte consistant en la présentation des comptes de gestion par son administrateur, de faire usage élégamment de son droit de réponse et de convoquer la presse afin de faire toute la lumière sur cette affaire pleine d’invraisemblables, à l’exemple du décaissement des 21 millions de Francs CFA avant tout engagement de la dépense – ce qui est impossible – Mme la ministre a préféré tout bonnement, et par des personnes interposées payées à cet effet,  se verser dans une campagne de lutte d’homme à homme, de grossières insultes et de diffamations ordurières contre le liveur. Des propos injurieux et de si basses calomnies à travers des bandes sonores activement en circulation sur les réseaux sociaux qui témoignent finalement que cette femme ne méritait pas d’être à ce niveau de responsabilité et n’est rien qu’une tache ineffaçable, puante et indigne sur la joue de la République, comme l’aurait dit un Emile Zola de son vivant. Aux dernières nouvelles, elle aurait demandé, comme la maîtresse de Hérode, à l’Imposteur de Bangui de lui offrir la tête de Rodrique Joseph Prudence Mayté, comme celle de Jean Baptiste, dans une belle assiette, pour la couvrir de tout le déshonneur dont il l’a comblée  dans ses sorties médiatiques. Des instructions auraient même été données au ministre d’état à la justice Arnaud Djoubaye Abazène pour que l’Interpol pût s’occuper de son extradition.

Pis, à cet acte d’irresponsabilité dont celle – ci a fait montre dans ce dossier, une réplique sans appel lui a été réservée par des internautes de tout bord. Des témoignages émanant de toutes parts, telles des caméras braquées sur sa vie, ont révélé que Mme la ministre qui est l’une des nombreuses maîtresses de l’Imposteur de Bangui et l’un de ses agents de renseignements généraux avec plus de deux cents éléments à charge, est une femme de mauvaises mœurs et d’une légèreté à vous couper le souffle. Une vraie nymphomane à telle enseigne que même des clochards dégageant l’odeur de la mort et pleins de punaises peuvent y passer, histoire de tenter d’atténuer les ardeurs d’adrénaline qui bouillonnent constamment en elle. Une femme non vertueuse qui a quelqu’un dans sa vie, mais qui le trompe et le cocufie tous les jours au point qu’il a fait nommer un des amants au sein du ministère des arts, de la culture et du tourisme et qu’elle effectue régulièrement des missions avec ce dernier sur financement de l’Etat. Un grand scandale !

De ce fait, loin d’être intègre, honnête, fidèle, vertueuse, respectueuse et respectable comme toute femme africaine et comme l’exigent ses fonctions de ministre de la République, Mlle Jennifer Saraiva Yanzere se révèle en réalité une vraie tache de boue sur la joue de la République, une terrible souillure et l’incarnation d’une République souillée, puante et répugnante à jamais. A l’image de tous ceux qui la gouvernent depuis le 30 mars 2016 à ce jour !

Jean – Paul Naïba

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