Centrafrique : Messieurs Méckassoua, Tiangaye, Dologuélé, Ziguélé, Mboli – Goumba, Kamoun et Autres, levez – vous pour le dégager le 1er juillet 2022 !

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Centrafrique : Messieurs Méckassoua, Tiangaye, Dologuélé, Ziguélé, Mboli – Goumba, Kamoun et Autres, levez – vous pour le dégager le 1er juillet 2022 !

Non – respect des recommandations de la feuille de route de Luanda, refus d’observer la déclaration de cessez – le – feu du 15 octobre 2021, échec total du dialogue politique républicain, reprise des hostilités entre les groupes armés et les Faca, captation des ressources financières et naturelles par les mercenaires du Groupe Wagner, adoption de Bitcoin comme monnaie légale, nette et sévère inflation comme conséquence logique de la guerre en Ukraine, initiative de la modification de la constitution, restrictions des libertés individuelles et collectives, filatures policières et chasse aux opposants, isolement diplomatique du pays, suspension de toutes les aides budgétaires, fortes tensions de trésorerie, appels à la haine et la violence contre les opposants, la France, l’Onu, la Minusca et les partenaires techniques traditionnels, relations de protection et de partenariat avec des feymen camerounais à l’exemple du directeur général de la société Liyeplimal Emile Parfait Simb, suivies de campagne médiatique de dénigrements et d’humiliations du Feyman de Bangui par le journaliste de RFI, le camerounais Remy Ngono, achats et débauchages des députés de l’opposition, grands déballages sur la gouvernance  du pays par les liveurs et des journalistes à la solde du MCU, insécurité générale et généralisée, légalisation de l’injustice, institutionnalisation de l’impunité ou protection assurée à des criminels à l’exemple de l’exfiltration de Hassan Bouba, le peuple centrafricain pris en otage, indigné, humilié, piétiné et écrasé, la République couverte de honte dans le concert des nations civilisées…. Très sombre apparaît le tableau de la situation politique, institutionnelle, socio – économique et humanitaire du pays. Le ciel s’est dangereusement obscurcit et un véritable tsunami s’annonce à l’horizon.

Sans aucun doute, un tsunami à l’exemple du plus gros connu qui s’est produit le 9 juillet 1958. Un séisme d’une magnitude 8,3 le long de la faille Fairweather, à quelque 20 kilomètres de Lituya Bay, qui a provoqué un glissement de terrain de plus de 30 millions de mètres cube de roche tombés dans l’eau depuis une hauteur de 900 mètres. L’impact de l’éboulement aurait été similaire à celui d’une météorite sur Terre. Ces circonstances exceptionnelles ont déclenché le plus important « mega-tsunami » jamais enregistré au monde. Plus de 520 mètres de haut. La vague aurait pu submerger l’Empire State Building de New York. Plusieurs vagues secondaires ont dépassé 200 mètres de haut. Trois embarcations ont été secouées à l’entrée de la baie. L’une d’entre elles a disparu avec ses deux marins. Les autres pêcheurs ont miraculeusement survécu.

Face aux risques incalculables que cet événement pourrait engendrer pour la République ou ce qu’il en reste, tous les partis politiques dont la mission première est d’animer la vie politique, et l’objectif, la conquête et l’exercice du pouvoir, doivent impérativement taire leurs divergences et s’unir. Afin de rétablir la République dans le droit chemin et créer les conditions minima pour une Renaissance des champs de ruines et de mines dans lesquels elle se trouve plongée jusqu’au cou. In hoc casu, le rassemblement, tel que nous le proposons, n’est pas un choix de convenance mais plutôt une nécessité impérieuse. Cela est d’autant plus vrai que, profitant du vent de la démocratisation au début des années 90 qui a soufflé sur l’Afrique, l’union de toutes les forces vives de la nation a permis aux leaders des partis politiques de fédérer toutes leurs énergies pour balayer, au prix de durs et rudes sacrifices consentis, le régime du parti unique où toute possibilité de participation effective de la population à l’animation de la vie politique était quasiment absente. Le Général Président André KOLINGBA, pressé par les circonstances, notamment les exigences tant intérieures qu’extérieures, a fini par accepter le verdict des urnes le 22 août 1993 qui porta au pouvoir au second tour Monsieur Ange Félix PATASSE. Plusieurs années plus tôt, notamment le 20 septembre 1979, suite à un mouvement de vives et violentes protestations des élèves et étudiants, réprimées en janvier et avril 1979 dans le sang par les forces de défense et de sécurité intérieure et les abeilles de l’empereur Bokassa 1er, la rencontre des représentants de tous les partis politiques à Paris en France, en harmonie et de concert avec les syndicats des travailleurs et les associations des élèves et étudiants, a abouti à la chute de l’empire et la restauration de la République.

C’est dire combien cette union entre les hommes politiques de tous bords s’avère une fois de plus importante pour la survie de la nation et la revanche du peuple centrafricain sur le destin, dans le contexte actuel marqué singulièrement par une impasse totale, du fait du refus de l’Imposteur de Bangui de s’asseoir autour d’une table avec l’opposition démocratique et les groupes armés pour discuter sur les grandes questions de l’heure, et en considération d’une gouvernance politique, institutionnelle, sécuritaire, socio – économique et humanitaire des plus désastreuses de l’histoire de tous les régimes qui se sont succédé à la tête de ce pays. Devant la liste non – exhaustive et la flagrance des faits de manquements graves aux devoirs de ses charges constitutionnelles, ils n’auront pas trop de peine à constituer le dossier de sa destitution ; c’est ce que les paysans, les commerçants, les retraités, les fonctionnaires et agents de l’état, les élèves et les étudiants attendent impatiemment d’eux. Une fois cette conditionnalité satisfaite, il leur faudra faire un travail de pédagogie, convaincre leurs militants et l’ensemble du corps social de l’urgentissime et impérieuse nécessité de sortir la nation tout entière du gouffre et des eaux troubles et nauséabondes où elle est plongée par l’Imposteur de Bangui et de la précipiter courageusement dans la caravane humaine de la respectabilité, de la dignité et du progrès social. En exigeant son départ immédiat et sans condition. En se joignant à l’appel de la COSCIPAC relatif à la marche citoyenne du 1er juillet 2022 et à sa démission. Et en jetant dans la rue, comme l’opposant sénégalais Ousmane et ses compagnons de lutte de la coalition « Yewwi Askan wi et Wallu » l’ont fait, il y a quelques jours au Sénégal, toutes les forces vives de la nation.

Seulement l’opposition centrafricaine n’est pas unie, à la manière de l’opposition sénégalaise ; elle est déchirée par des questions de divergences personnelles et de lutte de positionnements.

Car, même si au lendemain de l’annonce de l’initiative de la majorité de la constitution, la toute première réaction enregistrée a été celle de l’opposition démocratique dite « élargie », composée des partis et associations membres de la plateforme dénommée COD-2020 (URCA d’Anicet Georges Dologuélé, CRPS de Me Nicolas Tiangaye, BTK de Mahamat Kamoun, RPR d’Alexandre Ferdinand N’Guendet, MDIPS de Raymond Adouma, et autres), et des partis non membres de la COD-2020 comme le PATRIE de Me Crépin Mboli-Goumba, le MLPC de Martin Ziguélé à l’époque, pour ne citer que ceux-ci, cette opposition passe pour timide, immobile et incapable de mobiliser ses troupes contre le pouvoir. En outre, selon une partie de l’opinion, elle a surtout peur des éléments de la garde présidentielle et des « Requins » qui sévissent dans la capitale, procèdent à des enlèvements et des arrestations, torturent et tuent sur instructions de Touadéra. Mais, cette fois – ci, avec un peu plus de ténacité et une meilleure organisation, et en sollicitant l’appui des forces onusiennes de la Minusca et des éléments de Boali pour encadrer la marche décisive du 1er juillet 2022, elle peut faire reculer Touadéra, sa garde prétorienne et ses mercenaires russes et rwandais, réaliser l’exploit de leurs prédécesseurs en 1979 et en 1993 et mettre fin à ce régime d’assassins et de prédateurs.

Alors, tant nous appelons courageusement Messieurs Méckassoua, Tiangaye, Dologuélé, Ziguélé, Mboli – Goumba, Kamoun et Autres, à se lever pour  dégager Touadéra le 1er juillet 2022 de ses fonctions d’Imposteur de Bangui, tant nous les invitons à méditer sur ces propos de Georges Werler, comédien français et metteur de théâtre, sur l’œuvre d’Eugène Ionesco « Le Roi se Meurt » : « Il y avait bien dans un pays imaginaire un vieux Roi solitaire qui sentait dans sa poitrine battre un cœur qu’il croyait immortel. Il y avait dans un pays imaginaire un vieux Roi solitaire qui croyait tenir dans son poing un pouvoir éternel. Puis un jour, alors qu’il était très vieux, alors qu’il était très jeune, tout bascula dans l’anarchie et dans l’horreur : le territoire se mit à rétrécir, à se rabougrir… Tout s’effondra. Ce fut la fin du monde et la fin d’un long règne ».

Jean – Paul Naïba

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