Centrafrique : Messieurs les rédacteurs de la constitution ségrégationniste, non solum vous serez à jamais marqués de sceau du déshonneur, du malheur et d’indignité, sed etiam vous serez bannis à vie de la politique !, dixit Guy José Kossa

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LETTRE OUVERTE AUX RÉDACTEURS DE LA CONSTITUTION SÉGRÉGATIONNISTE
Mesdames, Messieurs,
Chers rédacteurs juridiques sans scrupules
Je n’ai pas hésité une seule seconde avant de vous adresser cette lettre ouverte, convaincu d’accomplir par cet acte, ce que je sais être mon devoir moral de modeste citoyen centrafricain, confronté que je suis comme tous mes compatriotes, à la plus exécrable des impostures. Je n’ignore pas non plus, votre entière et lourde responsabilité d’intellectuels zélés, quant à l’enfantement de cette épouvantable « autocratie constitutionnelle », dont l’incontestable et unique visée, est de consacrer et normaliser définitivement, l’arrogante et la monstrueuse dictature du Président TOUADERA.
À titre de simple mais indispensable rappel historique, souvenez-vous encore, que les systèmes politiques oppresseurs et despotiques, des dictateurs africains ivres de pouvoir que furent autrefois Francisco Macias NGUEMA, Mathieu KEREKOU, Gnassingbé EYADEMA, Moussa TRAORÉ, Jean Bedel BOKASSA, IDI AMIN DADA, MOBUTU SESSE SEKO, n’auraient sans doute pas survécu et prospéré, si ces derniers n’avaient su bénéficier et exploiter à leur guise et dans leur propre intérêt, la proximité néfaste de bon nombre de diplômés poltrons et d’intellectuels tarés, lesquels s’étaient mis au service des plus mauvaises causes, allant jusqu’à produire à profusion un socle de réflexion – pertinente à certains égards -, sur lequel s’étaient reposés et enracinés durablement, les régimes à pensée et à parti unique.
Mesdames, Messieurs,
En vous inscrivant dans la lignée de ces intellectuels sans scrupules d’un temps révolu, vous vous trompez d’époque, plus est, vous confirmez ainsi votre ignorance d’au moins trois vérités de l’histoire plus ou moins récente de notre cher continent :
1. Les conférences nationales qui, quoiqu’en pensent certains, ont insufflé le vent de la démocratie et des contestations, lequel vent continuera de souffler bon gré mal gré, avec plus ou moins d’intensité, plus ou moins de bonheur ici et là, mais toujours avec une détermination à toute épreuve des peuples opprimés ;
2. La vulgarisation des NTIC, l’utilisation répandue des réseaux sociaux, et surtout du téléphone portable dont se dotent aisément aujourd’hui, même les habitants des villages les plus reculés d’Afrique. Grâce à ces moyens de communication, il n’est plus de secret qui soit mieux gardé, ni d’hommes et de femmes de l’ombre comme vous, dont les noms ne soient connus de tous ;
3. La précarité des régimes qui imposent à leur peuple le changement de constitution et le maintien par la force d’un chef d’État souvent très décrié, a été mainte fois démontrée. Quelle que soit leur prétendue solidité, ces régimes finissent toujours par céder et disparaître.
Mesdames et Messieurs les Intellectuels de service,
Dans la plupart des débats et discussions qui ont lieu à l’heure actuelle sur les réseaux sociaux ou ailleurs, il apparaît que beaucoup d’interlocuteurs perçoivent à peine, ou pas encore clairement, le rôle pernicieux des concepteurs et rédacteurs que vous êtes, de cette constitution de la haine et de la division.
Or, en jouant les apprentis sorciers, les intellectuels serviles qui font commerce de leur matière grise, l’élite qui va à la soupe et dévalorise toute réflexion stratégique, dans l’unique but de fournir à TOUADERA les outils lui permettant de conforter ses choix autoritaires et réaliser son dessein funeste de modification de la constitution pour se maintenir au pouvoir, pourquoi seriez-vous moins responsables et moins comptables de la dérive dictatoriale actuelle et de toutes ses conséquences à venir ?
Dans un pays où l’on gratifie si généreusement et malheureusement, du statut d’intellectuel aussi bien tous les individus qui ne sont pas analphabètes, que toutes les personnes qui ont fait des études supérieures mais ne manifestent aucun goût prononcé pour les choses de l’esprit, l’on ne devrait plus se surprendre, que leur seule raison d’être soit la mangeoire à tout prix, et le sens de leur existence, graviter sans cesse dans la galaxie du pouvoir TOUADERA.
Mesdames, Messieurs,
Chers rédacteurs juridiques sans scrupules de la constitution de la honte, de la haine, de la division et du règne sans fin de la dictature en RCA,
Permettez que je vous le dise enfin : Les intellectuels asservis comme vous, ne sont et ne resteront que des lumières éteintes. Vous êtes désormais et à jamais, marqués au front, de l’insigne du déshonneur et du malheur de ce peuple qui vous connaît et vous regarde faire en silence, mais sait que son heure viendra. Alors seulement, il saura se souvenir et vous récompenser, chacun à sa juste valeur, de tous vos bons et loyaux services.
À bon entendeur…
GJK-Guy José KOSSA

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