Centrafrique : « meeting du BRDC » : à quel jeu joue RFI ?

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Centrafrique : « meeting du BRDC » : à quel jeu joue RFI ?

Dans son journal du 28 août 2022 publié sur son site à 4 h 17, Radio France Internationale connue de tous sous l’appellation de RFI a consacré une minute de la tranche d’antenne au meeting organisé sur le terrain de l’Ex – Ucatex, le samedi 27 août 2022, par des partis politiques de l’opposition démocratique centrafricaine, regroupés au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution « BRDC ».

Si la Rédaction du Journal www.letsunami.net, le plus critique du régime de l’Imposteur de Bangui, depuis mars 2016 à ce jour, ne peut qu’accueillir favorablement la diffusion de cette très importante manifestation sur ses antennes et son site, afin d’informer le grand public, les grandes puissances et le monde entier sur ce qui se passe dans ce pays, abandonné par tous et livré à la merci des égorgeurs et charcutiers du Groupe Wagner et rwandais, elle ne saurait accepter que non seulement ce qui est considéré comme un « Grand Rendez – Vous », un « Pari Risqué », le « Le Match de la Dernière Chance » pour tous les Combattants de la Liberté et tous les Démocrates sans appartenance politique et sans distinction de nationalité et de race face aux injures, aux menaces, et aux agressions physiques et verbales des Tontons Macoutes de Touadéra, soit traité avec autant de légèreté, de mépris et sans un strict minimum de sérieux exigé par la déontologie en la matière, et toute la responsabilité dévolue à une presse de son rang et de sa notoriété, mais surtout se doit d’élever la plus vive protestation contre la falsification des faits, la manipulation de l’ambiance vécue, en ce qui concerne notamment le nombre des participants.

En effet, « en Centrafrique, environ 300 personnes se sont rassemblées samedi après-midi dans la capitale Bangui leur opposition à une nouvelle Constitution. Les manifestants dénoncent une manipulation qui visent à permettre au chef de l’État, Faustin Archange Touadéra, de rester au pouvoir. « Non à la manipulation », « Non à la dictature », ont scandé les manifestants, qui se sont réunis à l’appel du Bloc républicain, une coalition d’une vingtaine de partis politiques de l’opposition et de membres de la société civil », a mentionné le journaliste de RFI dans son article.

Une information qui est loin de refléter la vérité et qui est même appréciée aujourd’hui par la majorité des Centrafricains, fidèles parmi les plus fidèles auditeurs de cette radio du monde, comme une vraie contre – vérité, comme si le journaliste, l’auteur de cet article, n’avait pas bravé la pluie, la boue et les menaces des « Requins » pour se rendre effectivement sur le terrain de l’Ex – Ucatex ou tout simplement comme s’il avait été payé rubis sur l’ongle par les communicants du pouvoir de Bangui à la solde des mercenaires du Groupe Wagner pour divertir  ainsi l’opinion tant nationale qu’internationale, la désinformer et la manipuler sur ce qui s’est réellement passé ce samedi, avec la présence effective des leaders des partis politiques de l’opposition et les représentants de la société et un terrain bondé de militants, de sympathisants, de patriotes et de badauds, venus de tous les 8 arrondissements de la ville de Bangui et des communes de Bimbo et Bégoua, dont l’effectif dépasserait largement 3.000 personnes, id est son chiffre multiplié par 10. Et ce, après une pluie diluvienne, dans la boue et en dépit du déploiement des milices stipendiées par les pontes du régime de Bangui, comme l’illustrent très bien les images qui sont actuellement en circulation sur les réseaux, telles que publiées ci – dessus.

Fort de ce qui précède, la Rédaction du Journal « www.letsunami.net« , à l’avant – garde de la lutte contre l’Imposture en République Centrafricaine depuis que le candidat Touadéra a été déclaré élu par l’ANE par seulement 17% du corps électoral, à l’issue des scrutins groupés du 27 décembre 2020 marqués singulièrement par des actes de graves et manifestes irrégularités dont l’incontestabilité des faits a fini par leur ôter tout critère de légalité, de crédibilité, de sincérité, de transparence, d’inclusivité, de liberté, d’acceptabilité des résultats et de légitimité, et desquels plus de 300.000 Centrafricains avaient été délibérément exclus, se fait l’humble devoir de demander à la Rédaction de RFI de bien vouloir revenir sur cet article aux fins de rétablir la vérité, celle des faits tels que vécus et crédibles. Il en ira de son honneur, de son image et de sa notoriété internationale, à un moment où le peuple centrafricain est abandonné à lui – même par la France, « gênée par la présence des mercenaires russes du Groupe Wagner » et rwandais avec le départ prochain de 130 soldats de Mislog.

En ces moments difficiles où les grandes caméras du monde sont orientées vers l’Ukraine, où dans nos préfectures, nos sous – préfectures, nos communes et nos villages, la vie a disparu du fait de graves exactions et des crimes perpétrés tous les jours par ces mercenaires venus d’ailleurs, et en considération de la volonté de Touadéra de régner en maître ad aeternam vitam comme un certain Empereur Jean – Bedel Bokassa 1er, le faire c’est prouver aux uns et aux autres que RFI n’est pas un moyen de propagande ou n’a pas vocation à être la voix de la France ou des propagandistes du Groupe Wagner, c’est plutôt continuer d’être le porte – voix de ceux qui souffrent dans ce pays, qui meurent sous les balles des groupes armés, qui sont contraints à de permanents déplacements, parfois en brousse pour se protéger, et qui dénoncent ce martyre, cette dictature rampante et cette prise en otages de tout un peuple sur sa propres terre, au moyen de l’insécurité « institutionnalisée, légalisée et savamment entretenue », c’est poursuivre sa principale mission qui est celle de bâtir des ponts et les entretenir entre tous les peuples sans distinction de continent, de race, de nationalité, et de pays.

Comme elle l’avait fait, sous le règne dictatorial du général d’armée André Kolingba, de 90 à 93, en soutenant farouchement la lutte de tous les Centrafricains, épris de paix, de justice, de concorde nationale, d’unité, de liberté, de respect des droits de l’homme et de l’état de droit, pour l’avènement du pluralisme démocratique dans leur pays, après la chute du mur de Berlin et le Discours de La Baule.

La Rédaction

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