CENTRAFRIQUE : MALCHANCE ET TRES MAUVAISE NOUVELLE POUR TOUADÉRA: LES HOMMES DE VLADIMIR POUTINE TOMBENT 1 A 1 EN PLEIN EXERCICE DE LEUR MANDAT PRÉSIDENTIEL (SOUDAN, ABKHAZIE, ET BIENTÔT…)

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Après le Soudanais Omar Hassan El Béchir en février 2019 (quelques jours seulement après les négociations gouvernement-groupes armés centrafricains de Khartoum), c’est au tour du président de la République d’Abkhazie, Raul Khajimba, ami personnel du président Touadéra via le Premier ministre Ngrébada, de quitter le pouvoir en démissionnant, suite à la pression de la rue.
Selon RFI, c’est un peu « l’histoire de l’arroseur arrosé ». En effet, 5 ans après être devenu « président » de l’Abkhazie en adoptant la stratégie de manifestations violentes menées pour renverser son prédécesseur Alexander Ankvab, le président Raul Khajimba, l’ami du trio Poutine-Touadéra-Ngrébada a dû démissionner ce dimanche 12 janvier 2020 soir après quatre jours de crise caractérisée par des manifestations des opposants qui ont envahi le siège de la présidence de la république caucasienne.
Les opposants au régime de Raul Khajimba lui reprochent d’avoir été mal réélu en septembre 2019, dans un contexte où son principal adversaire n’a pas pu se présenter au suffrage des électeurs suite à un empoisonnement, rapporte RFI. Empoisonner ses adversaires politiques pour les écarter de la course démocratique à la présidence et se maintenir au pouvoir ne paie pas toujours.
Malgré son soutien à la république sécessionniste depuis 1993, et malgré qu’il ait envoyé ses émissaires dont le très influent conseiller Vladislav Surkov, le président Vladimir Poutine n’a pu éviter la chute de son protégé Raul Khajimba. Rien, absolument rien ne peut arrêter la détermination d’un peuple mûr et jaloux de sa dignité et sa souveraineté, face à chef d’Etat irresponsable.
La situation d’Abkhazie interpelle Bangui et doit inquiéter les gouvernants centrafricains actuels. Le président soudanais Omar Hassan El Béchir a quitté le pouvoir quelques jours seulement après qu’il ait reçu son ami Touadéra et l’a aidé à négocier avec 14 groupes armés de son pays pour parapher un Accord de paix. Celui d’Abkhazie quitte le pouvoir 3 mois seulement après que deux proches collaborateurs du Premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada, aient effectué une mission secrète qui a fini par mal tourner pour eux. Le ministre directeur de cabinet, Dominique Désiré Erénon, et le chef de cabinet particulier Sylvestre Vivien Goro, ont été limogés de leurs postes, le grand-frère russe n’ayant pas accepté qu’on lui fasse des virgules dans le dos.
On remarque que les deux derniers chefs d’Etat russo-poutino-compatibles qui ont quitté le pouvoir avant la fin de leur mandat, sont non seulement des protégés de VladimirPoutine, mais surtout c’est la rue qui a eu raison d’eux. Le coup d’Etat populaire est en passe de devenir un mode d’alternance politique pourtant non prévu dans une constitution du monde. Déduction: la Russie de Poutine n’est pas une assurance de stabilité politique, et le peuple a toujours le dernier mot par tous les moyens, y compris la rue.
Si jamais 2 sans 3 comme on le dit, après Béchir et Khajimba, à qui le prochain tour?
Wait and see.
Damoclès Diriwo
Source: MEDIAS+

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