Centrafrique : Maître Henri Pouzère in memoriam

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MAITRE HENRI POUZÈRE
IN MEMORIAM
25 février 2018-25 février 2023,
DEJA 5 ANS!!
Tu es parti. Tu nous as quittés. Mais tu es toujours là, dans ma tête, dans mon coeur, dans mon esprit, dans mes réflexions, dans mes écrits.
Car ce que tu fus, chacun le sait où s’en souvient : tu étais un Homme de Réflexion et d’Action. Un LEADER! Un GUIDE!
Tu resteras pour moi la meilleure rencontre de ces trois à quatre dernières décennies…
Déjà 5 ans!!
Je te dois cet hommage, celui du cadet à son aîné.
Je ne résiste pas à la forte envie de relater notre toute 1ère, et notre toute dernière rencontres.
Aaaah, cette 1ère rencontre! Ce fut en 1987. Je ne t’avais jamais vu, je te connaissais de réputation, comme ancien leader du mouvement étudiant centrafricain en France (l’UNECA). Tu avais vaguement entendu parler de moi. Jeune professeur dans le Sud de Gabon, je me trouvais en vacances à Bangui cette année-là. Toi aussi, toi l’avocat au barreau du Gabon et professeur de droit à Libreville.
Un soir, nous avons, chacun de son côté été invités à dîner par notre Camarade commun, feu Étienne DJIMAREM, chez lui, à Benz-vi. Il ne nous présenta pas, persuadé que nous nous connaissions forcément.
Pendant qu’Etienne s’affairait à la cuisine, il fut frappé par notre silence; il nous lança « Comment! Vous ne causez pas? Vous venez tous les deux du Gabon, et vous n’avez rien à vous raconter? » Chacun de nous ignorait qui était face à lui. Et Étienne nous présenta enfin. Ainsi nous fîmes connaissance. Notre relation ne prit fin qu’avec ton départ de cette terre…
Notre ultime rencontre. Arrivé à Bangui en juillet 2015 pour des vacances, tandis que Mme Pouzère et toi y étiez installés après votre retraite au Gabon, je me suis précipité dès le lendemain de mon arrivée à votre domicile de Sica II. Il était environ 9 heures. Tu étais, dit-on, cloué au lit par une sévère grippe. Mais quand tu sus que j’étais là, tu fis l’effort de me rejoindre dehors; à trois, Tantine Rosalie, toi et moi nous avions tant à nous nous raconter, comme au bon vieux temps à Libreville.
Nous avons passé des heures à échanger, à parler du pays, de la politique, des difficultés, des luttes qui s’y menaient…
Nous avons été rejoints en fin d’après-midi et en début de soirée par Jean KOUTELE, puis Crépin MBOLI-GOUMBA.
Venu à 9 heures, je ne puis m’en aller que vers 22 heures… Nous avions en une journée recréé nos ambiances bien connues de Libreville.
Entre ces deux moments inoubliables, que de choses! Que de souvenirs! Que d’aventures! Que de rencontres, de réunions, de débats, d’expériences, de voyages entre le Gabon et la RCA, de textes conçus, écrits et diffusés, d’organisations créées, du Comité de Soutien du Gabon au CCCCN (1989) et à la CFD, à l’association LÖNDÖ fondée à Bangui au Centre Protestant pour la Jeunesse en 1996… J’en oublie…
J’ai tant appris et vécu tant d’évènements à tes côtés !
Dire que tu as marqué ma vie est un doux euphémisme.
Parlerais-je de nos voyages à travers la RCA lors de ta campagne électorale en 1999 comme candidat N°6 à l’élection présidentielle : à Sibut, Grimari, Bambari, Ippy, Bria, Ngakobo, Alindao, Mobaye, etc?
C’est à tout cela que je repense tous les ans quand approche le 25 février.
Oui, Maître, Oui, cher Aîné, lorsque j’y ajoute la somme considérable de tes écrits, je te dis encore MERCI, pour tout ce que tu as fait, pour tout ce que tu as donné, pour ce pays que tu aimais tant, et qui te doit tant, pour ton courage, pour ta bravoure, pour ta clairvoyance, pour la justesse de tes analyses!
Dans l’hommage que tu rendis en son temps à Alphonse BLAGUÉ, cette autre Icône, tu avais conclu par ces mots :
« il est mort, Alphonse BLAGUÉ. Mais il est toujours vivant par ses idées, incarnées dans ses émules de plus en plus nombreux (anciens Étudiants, Étudiants, Hommes politiques, Syndicalistes, etc.
Décidément… TOUS LES MORTS NE PÈSENT PAS DU MÊME POIDS! »)
Comme ces paroles prémonitoires, et préfiguraient ta propre mort!
Dans la suite de cet hommage, je m’en vais publier une sélection d’une dizaine de déclarations, réflexions et phrases fortes qui me semblent bien caractériser et refléter la vision de l’homme que tu fus, mais que peu de gens ont connu et gagneraient à connaître.
Libreville, ce 25 février 2023
Ernest LAKOUETENE-YALET.

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