Centrafrique : M. Simplice Matthieu Sarandji, vous avez débauché les députés et des piètres individus au nom de l’UNDP !

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Dans  une interview accordée au bourlingueur Jean – Fernand Koena de la Radio Ndélé Luka, dont la bande sonore circule actuellement sur les réseaux sociaux, M. Simplice Matthieu Sarandji, ci – devant premier ministre et présentement secrétaire général du parti – Etat dénommé « MCU », a non tantum balayé d’un revers de la main les graves accusations de pratiques éhontées de débauchage, de cooptation et de «  Koudoufarisme », avec les moyens de l’Etat, portées contre le régime de Touadéra par le président de l’URCA, M. Anicet Georges Dologuélé, sed etiam n’est pas allé avec le dos de la cuillère  pour qualifier ses propos de piètres sorties médiatiques pour un homme d’Etat qui a eu à gérer la République.

Si pour celui qui passe, dans l’opinion et la conscience collective des rares élites nationales dont les vibrations intuitives ne sont pas encore littéralement contaminées par l’épidémie de la dépravation des mœurs et de la déliquescence de l’éthique et de la morale publique qui caractérise la gouvernance de la République, depuis le 30 mars 2016, pour l’éminence grise du pouvoir de Bangui, les mots qui sont sortis de sa bouche, constituent à n’en point douter une vérité absolue, pour une large majorité des centrafricains, par contre, ceux – ci ne sont ni plus ni moins qu’un tissu de mensonge d’Etat, astucieusement conçu. En est la preuve matérielle la plus irréfragable qui soit le cas de l’UNDP du président Michel Amine.

En effet, au lendemain de la publication de la composition de son premier gouvernement, ce parti politique dénommé Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, créé en juillet 2014 mais fort étonnement première force politique nationale, avec quatorze (14) députés issus de l’est, de l’ouest, du sud et du nord, suite aux dernières élections de 2015, grâce à d’importants moyens matériels, financiers et humains mis en œuvre par son président Michel Amine et la coordination nationale des experts, avait demandé et obtenu une audience avec le premier ministre Sarandji. L’ordre du jour portait essentiellement sur les critères ayant conduit à la nomination d’un certain Guy – Francky Leffa dans ce gouvernement comme ministre de l’habitat et du logement.

Conduite par M. Edouard Yamalet, en sa qualité de 3ème vice – président de l’UNDP en charge de la communication, au moment des faits, et composée de M. Samuel Bissafi, M. Michel Bisséfi et de M. Enock – Franck Ngodi, respectivement directeur national de campagne, coordonnateur général des experts et secrétaire général du parti, cette délégation était mandatée pour venir exprimer au chef du gouvernement toute la désapprobation du président Michel Amine et celle de  tous les militants du choix porté sur ce piètre personnage dont le nom n’a jamais figuré dans le panel des experts dudit parti et qui de ce fait ne pouvait pas tout naturellement  être proposé à cette haute fonction de l’Etat. Il n’y avait ce jour – là de mot aussi approprié pour qualifier la méthode utilisée par M. Simplice Matthieu Sarandji pour désigner cet individu, en lieu et place des cadres du parti régulièrement proposés, que le débauchage, la cooptation et plus exactement le « Koudoufarisme ».  Dès le prononcé de ces mots par M. Edouard Yamalet, d’une part, et par M. Samuel Bissafi, d’autre part, le premier ministre avait d’abord piqué une colère rouge, du fait que son acte a été qualifié de pratiques dignes du Koudoufarisme, utilisées par le MLPC dans les années 99, au lendemain des élections législatives dont les résultats n’étaient pas en sa faveur pour débaucher un député du PSD, membre de l’opposition démocratique, et  s’était, ensuite, revenu à de bonnes humeurs de façade.

La suite de cet épisode sera connue de tous : le débauchage des députés de l’UNDP, par l’entremise d’un Accord Politique signé entre un certain Stève Koba et un certain Augustin Yangana – Yahoté, la nomination de Mlle Mackounzi au poste de chargée de missions en genre à la primature, sans l’avis préalable du parti, la mise à l’écart de toutes les propositions à lui régulièrement faites par les instances légales de l’UNDP, la cooptation de Mlle Ginette Amara et de M. Augustin Yangana – Yahoté, la cabale administrative et la traque policière lancées contre le 3ème vice – président de l’UNDP, en charge de la communication, sur instructions des plus hautes autorités de la République, à cause de ses articles jugés trop gênants, trop critiques et trop « offensants » et sur injonctions personnelles de certains caciques du régime au ministre des finances et du budget, M. Henri Marie Dondra.

Cette basse méthode communément appelée « débauchage, cooptation et Koudoufarisme » dont l’UNDP a été le premier cobaye d’expériences sera étendue quelques mois plus tard à d’autres partis politiques, siégeant à la représentation nationale, que sont la CRPS de Maître Nicolas Tiangaye, le Patrie de Maître Mboli – Goumba et le RPR de Alexandre Ferdinand Nguendet. Avec des moyens de l’Etat et après avoir fait insidieusement modifié le règlement intérieur de l’assemblée nationale par un avis de la cour constitutionnelle, leurs députés ont été achetés et débauchés aux fins de défendre la cause du régime de Touadéra. C’est cette même laide méthode anti – démocratique et anti – républicaine qui vient d’être mise en œuvre contre l’URCA du président Anicet Georges Dologuélé pour obtenir le départ précipité de trois (3) de ces cadres, tout dernièrement.

Alors, M. Simplice Matthieu Sarandji, si vous n’aviez jamais recouru à l’usage des formules des manœuvres de débauchage pour bénéficier du ralliement des députés de l’UNDP et nommer certains piètres indivudus pour le compte de ce parti à des hautes fonctions dirigeantes, comme vous l’avez si bien dit, s’agissant du cas de l’URCA, veuillez publier  l’Accord Politique liant l’UNDP au président Touadéra, à la majorité présidentielle et au MCU dont vous êtes le secrétaire général  !

Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba

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