Centrafrique : M. Simplice Mathieu Sarandji, que dit le bureau de l’assemblée nationale des agissements de Kévin Fanamby ? 

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Le vendredi 4 juin 2021, dans une déclaration publique, le président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour déplorer et condamner les manifestations astucieusement pensées, planifiées, organisées, financées et menées contre la Minusca et les menaces de mort proférées à l’endroit de M. Mankeur Ndiaye, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Centrafrique. L’intégralité de sa déclaration était la suivante :

« Il nous a été donné de constater que, lors de diverses manifestations organisées depuis quelques temps devant le siège de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), certains propos malveillants ont été prononcés contre la Mission et des menaces de mort proférées à l’endroit de ses différents responsables, en particulier de Monsieur Mankeur NDIAYE, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA. Si le plein exercice des libertés, dont la liberté d’expression, est formellement garantie dans la Constitution du 30 mars 2016, Loi suprême de l’Etat et unanimement adoptée par le peuple centrafricain, les injonctions de menaces diverses, particulièrement de mort, n’y figurent nulle part. Aussi, c’est avec une grande consternation que l’Assemblée Nationale, socle de la démocratie donc, surveillante de l’application des libertés et des droits fondamentaux, on a noté ces dérives verbales qui prennent de plus en plus d’ampleur et risquent, si l’on n’y prend garde, de compromettre dangereusement les bonnes relations entre la République Centrafricaine et les Nations Unies, à travers son d’action qu’est la MINUSCA.

Il est important de rappeler que la MINUSCA est en République Centrafricaine à la demande des Autorités de notre pays avec l’accord du Conseil de Sécurité, face à l’aggravation de la situation sécuritaire désastreuse que le Peuple Centrafricain a connue et connait encore aujourd’hui, à un degré divers. Il est aussi important de rappeler que la MINUSCA s’est pleinement investie dans les recherches de solutions à la crise centrafricaine, principalement dans la défense des populations civiles et, surtout, dans la protection du processus électoral. Le succès, indéniable de cette coopération, réside entre autres, dans l’organisation sans heurts de l’élection présidentielle, brillamment remportée par Son Excellence, le Professeur Faustin Archange TOUADERA pour un deuxième mandat de cinq (5) ans, mais aussi les élections législatives grâce auxquelles la septième Législature a été mise en place. Par conséquent, l’Assemblée Nationale lance un vibrant appel aux organisateurs des marches et manifestations devant le siège de la MINUSCA, à ne pas s’engager dans des voies qui seraient contre productives pour la paix en République Centrafricaine, dont les Partenaires sous régionaux, continentaux et internationaux s’y attèlent quotidiennement, parfois au risque de la vie de certains éléments. Par la même occasion et eu égard aux malheureux événements survenus à la frontière centrafricano-tchadienne, la Représentation Nationale appelle les deux parties au calme et à la retenue et entend, le moment venu, se rapprocher du Conseil National de Transition afin de jouer à l’apaisement dans l’intérêt des deux peuples ».

La veille, au sortir d’une rencontre avec la mission conjointe de l’Onu, l’Ue, l’Ua et de la Ceeac, l’Imposteur de Bangui a également rassuré ses hôtes sur les actions que mènera le gouvernement en poursuivant en justice les personnes qui ont proféré des menaces contre les agents onusiens. « Ils m’ont fait part de certains nombre de menaces dont certains de leurs agents ont fait l’objet. Je leur ai dit que les auteurs de ces menaces seront poursuivis afin qu’ils puissent répondre de leurs actes devant la justice parce que nous sommes dans un Etat de droit et devons créer un cadre propice pour permettre à nos partenaires de travailler sereinement », a-t-il lâché.

Seulement plus d’un mois plus tard, aucune mesure coercitive n’a été prise par l’Imposteur de Bangui et son très cher aîné qui se trouve maintenant à la tête de la représentation nationale, après des élections considérablement marquées par de graves et flagrantes irrégularités. A en croire que tout serait actucieusement mis en œuvre pour que ces engagements ne débouchassent pas sur des arrestations des auteurs et complices de ces manifestations, des jugements et voire des condamnations. Et cela est d’autant plus vrai que, selon des renseignements en notre possession de sources policières et militaires, les responsables, les idéologues, les financiers, les planificateurs et les organisations de ces campagnes de désinformations, de manipulations de l’opinion, de marches et des attaques verbales contre la Minusca, son personnel, la France et ses intérêts en Centrafrique, ont pour noms Touadéra, Sarandji, Ngrébada et Dondra, pris en otage par les mercenaires du Groupe Wagner. De ce fait et par ce fait, engager des procédures judiciaires contre Kossimatchi et Autres qui n’ont joué dans toutes ces entreprises machiavéliques que le rôle d’exécutants, c’est courir le risque que leurs responsabilités ne soient connues de tous. Aussi, ont – ils tout l’intérêt de jouer à la roublardise : « le dire, mais ne jamais faire » !

En effet, atomisé par la suspension de l’aide budgétaire de la France et de sa coopération militaire, acculé par les nombreuses allégations de graves violations des droits de l’homme et de droit international humanitaire commises par les Faca et leurs alliés russes, et en panne de légitimité politique, Touadéra et Sarandji ont choisi de mentir afin de calmer le jeu et laisser passer la tempête. Et c’est ce qu’ils ont effectivement fait ! En réalité, ils continuent de manipuler ces jeunes gens qui leur rendent visite le soir venu et leur demandent, en les soudoyant, de continuer leurs basses besognes. C’est ainsi que Kossimatchi a eu l’audace d’organiser une conférence de presse dans la capitale centrafricaine, il y a quelques jours, dans laquelle il a promis une nouvelle fois d’envahir l’ambassade de France, le 14 juillet 2021 et de lancer des concerts de casseroles dans la ville de Bangui afin d’obtenir  le départ de la France. Cette thèse est renforcée par le silence du parquet de Bangui, en ce qui concerne la plainte déposée contre lui par l’ambassade de France du 22 juin 2021, qui semble avoir déjà été purement et simplement classée. C’est ainsi aussi qu’un certain Kévin Fanamby, pourtant fonctionnaire parlementaire et tenu par l’obligation de réserve, mais numéro 2 de Didacien Blaise Kossimatchi, est devenu plus virulent, ces derniers temps, dans des publications sur sa page Facebook contre la COD – 2020, la France et la Minusca, dans un contexte où  officiellement le nouveau premier ministre Henri Marie Dondra prône l’apaisement.

Alors, qu’en disent Simplice Mathieu Sarandji et le bureau de l’assemblée nationale ? Où en sommes – nous avec les promesses de poursuites judiciaires à engager contre les auteurs de ces manifestations ? Jusques à quand le parquet de Bangui devra – t – il garder le silence sur cette affaire d’une extrême gravité ?

La rédaction

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